Je n’ai pas les moyens.

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La vie est difficile en ce moment, c’est la crise économique à son comble, lorsque je regarde les informations à la télévision je suis effrayée. Même si  c’est un plaisir d’économiser pendant quelques temps, pour s’offrir le stage dont on rêve, la vie est difficile,  je devais faire un stage avec Pascal Jaouen qui a été annulé par manque de participants, 180 euros à la rentrée des classes c’est une sacrée somme.  Je… le ferais un jour, c’est ce qui fait partie des rêves « probables », en revanche faire un stage une fois par mois voire un fois par trimestre, financièrement c’est impossible et je suis sûre que je ne suis pas la seule, à réagir comme ça. Mais faire celui dont on a vraiment envie !!!! parce que c’est notre passion, notre moment d’éternité, dans une bulle de quelques heures et sortir en ayant l’impression d’avoir appris, d’avoir créé, d’être entrée tout doucement pour une fois dans le monde des artistes, des créatrices et revenir la tête pleine de rêves.

Je suis animatrice et présidente d’une association de patchwork, couture et broderie, c’est pour celà que je suis absolument contre d’imposer dans les clubs des stages payants, les dames n’ont pas toutes les mêmes moyens  Qu’elles soient jeunes ou plus âgées, elles ont des charges qui ne leur permettent pas toujours de vivre leur passion. Ma deuxième casquette est celle de créatrice et j’ai une toute petite boutique, où pour l’instant je ne vends rien ….

Malgré ces deux casquettes, vais je réussir à concilier les deux ? Vais je trouver le juste milieu.  Ce qui est important aujourd’hui c’est  le partage. Je ne supporte pas qu’une dame me dise, je ne fais pas de patchwork, je ne fais pas de broderie, je ne fais pas d’art textile parce que ça coûte cher …. je ne veux plus entendre celà, c’est si difficile.  On a tous le droit de créer. Alors pour moi, le patchwork doit être et est encore, symbole de récupération et d’échange. J’essaye au maximum dans mes créations d’utiliser du matériel de récupération, afin que ceux qui n’ont pas les moyens pour se les offrir en kit, puissent quand même les créer avec la fiche.

L’esprit du patch doit rester l’esprit du patch, quoiqu’il arrive ….. faire du beau avec du  moche, faire du neuf avec du vieux. Faire de l’utilitaire et de l’éphémère pour que la vie soit plus belle.

 Je ne veux plus jamais entendre, parce que ça me fait mal aux tripes, ca me fait mal au coeur,  je n’en ai pas les moyens ……… c’est pour celà que je veux prouver qu’il est possible de faire de jolies choses avec ce que l’on a. Que la récup n’est pas synomyme du tricot d’Anénome ou de couvertures pour chiens.

C’était mon humeur ce matin, aujourd’hui  11 novembre, et pour finir, je vous offre une photo d’un quilt confectionné avec des vieux uniformes, parce que la guerre de 14 était « la der des der », joli symbole de récupération, de beauté et de paix.

 

Bonne journée à tous, avec toute mon amitié.

  « Si vous voulez vraiment rêver, réveillez vous …. » Daniel Pennac – Au bonheur des ogres.

Bienvenue

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 C’est toujours intimidant d’ouvrir la premiere page d’un journal et de regarder cette page blanche sans trop savoir qu’écrire, bienvenue à vous chez la Bastidane.  La Bastidane en Provence est l’habitante d’une bastide, c’est mon arrière grand mère Augusta qui vous accueille, car c’est un peu grâce à elle si je suis ici. Augusta n’habitait pas dans le Luberon, elle vivait à Quissac au bord du Vidourle, un jour je vous en parlerais.  Elle a épousé Louis et a eu deux filles, ma grand mère et ma grand tante, qui m’ont donné le goût des travaux d’aiguilles.

  

Ne vous attendez pas à trouver au fil des jours,  de la broderie académique, du patchwork très traditionnel, il y en aura, mais peu, car pour moi, avoir une aiguille entre les mains c’est dépasser ses  limites, créer un monde extraordinaire, un monde caché derrière les portes de la bastide. Entrez sans frapper elles sont ouvertes et en regardant bien, vous pourrez peut être y découvrir un livre poussiereux, une ombrelle oubliée du temps, une vieille poupée aimée, les objets et les songes d’un temps où les ouvrages de dames étaient un art de vivre, des instantanés de  vie tout simplement,

A bientôt,

Nathalie