Félix fils de Pauline par Frédérique Hébrard

Classé dans : Bibliothèque | 3

Jean est tailleur au pied du Mont Aigoual au coeur des Cévennes, sa femme Pauline travaille à la magnanerie, elle file la soie, les mains brulées par l’eau bouillante dans laquelle elle plonge les cocons. Leur fils Félix va pouvoir apprendre, étudier, grâce à Monsieur l’instituteur, messager de la République, il va devenir lui aussi un Monsieur.

Félix est le grand père de Frédérique Hébrard, ce livre est la rencontre d’une petite fille et de son grand père qu’elle n’a jamais connu, elle s’adresse à lui à travers la brêche du temps, mettant à nue les racines d’une époque révolue,  des Cévennes à la Camargue, de Saint Hyppolite du Fort à Vauvert, de Nimes en Arles, nous vivons avec Félix et Frédérique la fin d’un siècle. Nous découvrons l’histoire d’une famille meurtrie par la Grande Guerre, illuminée par l’espoir du progrès. La petite Histoire certes, mais celle de chacun d’entre nous, où chaque objet ayant traversé les ans, saute à  la mémoire et  recèle l’empreinte de nos ancêtres. Un esprit de famille, un amour intemporel qui traverse les siècles au travers des mots et j’y retrouve aujourd’hui un peu de mon histoire telle que je n’ai pas su la raconter.

Auteur(s):
Hébrard, Frédérique
Date de parution
15/05/1992
Editeur
Flammarion
EAN : 9782080667038

Extrait :

« Vauvert. Camargue, pays de vigne et de bouvine. C’est là que tu vas débuter.

J’ai trouvé une classe bien indisciplinée mais j’ai pu m’en rendre maitre et avec de la force d’âme j’espère bien en faire quelque chose.

Tu es entré dans l’école, tu as découvert l’estrade avec ton bureau, le tableau et ses craies, le panneau des poids et mesures, la grande carte de France, la carte en deuil de l’Alsace et la Lorraine de noir vêtues.

Et, debout devant leurs pupitres, les bras croisés, l’oeil féroce, tes élèves. Fils de gardians, de cavaliers, épris de vent, d’espace et de liberté, les petits sauvages te guettent, nez en l’air, qui va l’emporter ? Eux ? Toi ? « 

Aïoli du 25 décembre …

Classé dans : Bibliothèque, Cuisine provençale | 3

Le 25 décembre, j’ai fait un aïoli,  pourquoi me direz vous, l’aïoli se mange traditionnellement, le mercredi des Cendres, en signe de pénitence, en plein mois de février, pourquoi le faire le jour de Noël ? Que nenni, la tradition le permet aussi le jour de Noël, surtout si ce dernier est un vendredi, mais bon ce n’est pas tous les ans et il devient le Grand Aïoli. En ce moment, La Bastidane est bien loin de chez elle, de sa Provence, de son Luberon, des chevaux, et de l’odeur de sa terre en hiver, l’aïoli c’était sa façon d’ être auprès des siens, en perpétuant les traditions séculaires.

Pour l’aïoli, chaque famille a sa recette, son truc, son tour de main, qui utilise le mortier et le pilon de son arrière grand mère, qui ajoute une petite cuillère d’eau tiede, qui ajoute un filet de citron ou un tout petit peu de moutarde, un seul secret, tous les ingrédients à température ambiante. La base est simple, un oeuf, de l’huile d’olive, de l’ail. Une tonne d’aulx pour que la Provence soit à vos pieds, et des bras bien musclés, au pilon il doit se faire l’aïoli . Je ne vous donnerais pas la recette, il y en a des centaines sur internet, j’utilise depuis toujours, deux livres de cuisine, la cuisinière provençale de JB Reboul, dont Frédéric Mistral en son temps, a demandé une édition en Provencal « La Cousiniero Provençalo dèu pas renego sa lengo » et celui de Marius Morard, le manuel complet de la cuisinière provençale, celà suffit à ma cuisine qui n’est pas toujours des plus somptueuses.

La garniture, de la morue dessalée et bouillie, des haricots verts, du chou fleur, des pommes de terres, des carottes, des artichauts quelquefois, bouillis tout simplement. On y ajoute des escargots, des favouilles, des poulpes … ce que l’on trouve ce que l’on a, ce qui est de saison et des oeufs durs.

 

Dieu que la Provence est belle en hiver.

 

Je vous souhaite

Classé dans : Augusta | 13

Je vous souhaite une année de voeux,
car chaque heure, chaque jour,  chaque semaine, chaque mois, vaut la peine d’être vécu.

 

Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l’an que vèn!

 

Verse-nous les espérances
Et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l’an qui vient

Frédéric Mistral

 

 

Thé rose d’Abyssinie ou Karkadé

Classé dans : Le jardin d'Augusta | 6

Les matins d’hiver sont froids et enrhumés, une tasse de thé rose pour que tous les soleils d’Afrique et d’Orient entrent dans votre maison. Un goùt acidulé, une couleur éclatante à  sucrer avec un peu de miel ou du sucre roux, et toutes les petites misères de l’hiver s’envoleront.

 

 

Le Bissap ou Karkadé ou thé rose d’Abyssinie est très riche en vitamine C, et a donc des vertus anti-fatigues en infusion chaude, il facilite la digestion, est dépuratif, diurétique et provoque une baisse de la pression sanguine. Il est anti-inflammatoire et depuis la nuit des temps, il est utilisé en médecine traditionnelle égyptienne pour guérir les angines et la toux. En boisson froide, dans les pays du Moyen Orient, quelques feuilles de menthe sont rajoutées à l’infusion. Il est un puissant colorant alimentaire qui est de plus en plus utilisé en remplacement des colorants chimiques, je n’ai pas encore essayé en teinture pour tissu, à expérimenter. 

Ne dépouillez pas l’hibiscus de votre voisin, même si se sont des fleurs d’Hibiscus séchées qui forment la composition du thé rose d’Abyssinie, l’Oseille de Guinée ou roselle (Hibiscus sabdariffa) est un arbuste qui fait partie de la famille des Malvacées, ce ne sont pas nos Hibiscus des jardins.

Les fruits des Hibiscus, s’appellent les gombos et ça c’est une autre histoire.

En savoir plus ICI

Vous trouverez facilement du Thé d’Abyssinie dans les boutiques bio, sous le nom tout simple de tisane de fleurs d’Hibiscus.