Le dernier marché avant la ruée touristique

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Dimanche prochain, ils seront là, il sera quasiment impossible de se garer, ni de marcher dans l’allée centrale,  et comme eux, ils seront en vacances, nous leur céderons les droits sur leur espace estival. Alors nous les autochtones, les endémiques nous nous ferons furtifs et discrets, leur laissant la place sans discuter. De ce mal nécessaire à l’économie de la région, nous en accepterons les contraintes, pour que les marchands puissent en retirer quelques subsides, pour que les villages vivent, nous leur laisseront la place, mais ….

Dimanche dernier, en précurseuse, l’une des premières touristes s’émerveillait du chant des cigales et de l’odeur des simples, moi j’ai aperçu bien plus que celà.  Dans un mirage étrange, j’ai vu, mon père, les gens que j’ai aimé, j’ai entendu sa canne crisser sur les graviers, sa voix forte percer les temps,   je l’ai vu discuter avec ceux qui sont partis, je les ai vus ensemble refaire le monde, je les ai entendu se moquer du gouvernement, des dernières infos, du temps qu’il fera, et surtout se plaindre des doryphores.  Et je m’assois doucement sur le banc du sénat, le banc des anciens, en leur demandant silencieusement la permission de m’y installer, de me joindre à eux, préférant ce fameux banc réservé aux anciens, aux ancêtres plutôt que celui de la messe et mon cerveau recréé les contours de leur silhouette, les détails de leur visage, les générations s’entrechoquent en un ballet vaporeux tandis que Monsieur Rey est à l’affût de leurs dernières histoires pour écrire son prochain livre, les papets se retrouvent tous en un attroupement étrange, c’était hier, c’était il y a si longtemps, c’était il y a presque trente ans, personne ne les remplacera, parce que leur ombre bienveillante plane sur nous tous en d’étranges apparitions au soleil méridien, juste un songe réveillé qui éclate dans le bleu du ciel.

 

 

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Mon premier Eid, Eid Mubarak

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C’était la vue de mon appartement, il y a maintenant 8 ans, parachutée dans un pays que je ne connaissais pas, j’ai appris à l’aimer du plus profond de mes tripes. Arrivée en plein mois d’août, en plein ramadan, dans une chaleur inhumaine, je ne connaissais rien, et j’ai appris et j’ai appréhendé doucement les us et coutumes d’un peuple et d’une religion. Eid Mubarak à tous ce ceux que j’ai laissé, à tous ceux qui ont fait un bout de chemin avec moi. Je ne serai jamais musulmane, je suis chrétienne et française,  mais j’ai découvert un Islam de paix, et cette ouverture d’esprit n’a pas de prix dans ce monde tourmenté et pétri de préjugés. A chaque Eid, la nostalgie m’étreint, et du fond de ma mémoire, au lever du jour, le Muezzin appelle à la prière du haut de son minaret. Bonne semaine à tous.

عيد مبارك

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Saint Jean

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Je ne veux pas vous raconter l’histoire chaque année, de traditions séculaires venues du fond des âges, mais j’aime la Saint Jean.

l’année dernière c’est ICI, vous pourrez lire le texte, j’aime fêter le solstice d’été, à mi chemin entre le paganisme et la chrétienté. Le bonheur des enfants qui dansent et jouent en toute liberté.

Je crois que j’ai toujours connu la Saint Jean dans mon village, depuis toujours.

Bon dimanche à tous

PS / La prochaine fois je filmerai avec mon APN et pas avec mon téléphone, pas glop les vidéos.

 

 

 

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L’orage qui ne vient jamais

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2006 mon premier atelier

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C’était hier enfin presque, mon premier atelier, fait avec amour par mon DH, et puis mon premier salon, le salon mains de femmes à Toulon, ben ça ne nous rajeunit pas tout ça.

Bon dimanche à tous.

 

L’Occitane en Provence

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J’ai mis quarante ans à m’y rendre, enfin presque, je n’avais jamais trop le temps, et quand je l’avais, ce n’était pas le moment.

De cette Occitane qui me permettait de survivre lorsque le mal du pays de ma Provence me prenait dans n’importe quel endroit où je vivais, je n’entrevois que les souvenirs olfactifs.

Juste fermer les yeux, et entrer dans le Marina Mall d’Abu Dhabi.  J’entrais, les yeux fermées dans la boutique, juste pour me dire que j’étais un peu dans mon Luberon, que j’étais de retour à la maison, avec une crème pour les mains ou un savon, je faisais le voyage dans l’instant même, j’étais à Vinon.

De Paris à Dubaï, tant de villes ont leur Occitane, tant d’Occitane m’ont aidé à combattre la saudade.

25 kilomètres me séparent de l’usine. Et je n’y avais jamais mis les pieds. En ai je vraiment besoin quand je suis en Provence ?

Les belles heures de la fin des années 70 et du début des années 80 , les bouchons de bois m’ont fait faire un voyage dans le temps, je m’en suis souvenue en les voyant aujourd’hui en visitant le musée, puis plus tard en redécouvrant les bouteilles en alu. Qu’est ce que j’ai pu  tanner ma mère sur le marché de Forcalquier parce que j’en voulais, je les voulais et tout de suite,  et ce parfum Orange Canelle qui sent encore pour moi l’hôpital où j’ai séjourné de longues semaines et qui me rappelle tant de bons souvenirs, parce que les hôpitaux ce n’est pas toujours triste, j’étais vivante et je sentais la magie des parfums.

Ce parfum mimosa de l’Eau d’Azur qui n’existe plus et qui me manque encore aujourd’hui, il est synonyme pour moi de maternité, d’une petite fille solaire.

Il  y a des entreprises comme cela qui font partie de ma vie, de nos vies, parce qu’elles ont sillonné de leurs fragances à nos côtés, l’Occitane fait partie de ma vie, même si Fleurs de Cerisiers me rappellent la réanimation et si le parfum Verveine était le préféré de mon cousin suisse qui s’octroyait une halte à la petite boutique de la Tour d’Aigues chaque fois qu’il venait en France, ce ne sont jamais de souvenirs tristes.

J’ai visité l’usine aussi aseptisée qu’un laboratoire, j’ai humé les senteurs, j’ai baladé dans le jardin, et j’en suis revenue, comme à chaque fois, avec un cadeau, c’est ça aussi l’Occitane, c’est ce besoin d’offrir aux autres.

Je vous remercie pour tout monsieur Olivier Baussan.

Merci à vous pour ce voyage extraordinaire.

Il y a des jours comme ça où j’adore être au travail.

 

Catherine Bihl

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C’est en 2015 que Catherine est venue exposer chez nous, ce fût un moment de bonheur, Pauline était tombée amoureuse d’une petite créature, elle est toujours là à nos côtés, et puis il y a eu ce paquet arrivé par la poste, un jour funeste et qui a éclairé la journée d’une lumière différente, l’oeuvre s’appelait l’envol, c’était hier, c’était il y a deux ans.

Et chaque fois que je lève les yeux, je les vois toutes les deux, me rassurer sur le monde.

Belle journée à vous.

Découvrir ou rédécouvrir Catherine c’est ICI.

 

 

Naissance

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Les escargots vivent allègrement leur vie dans le jardin, c’est un peu leur paradis, et lorsque on passe la tondeuse on les ramasse afin qu’ils ne soient pas tondus en même temps que l’herbe parce qu’un escargot skin head ça ne s’est jamais vu, et en plus nous savons que ce n’est pas du tout à la mode dans le gang du jardin, un grenouille me l’a chuchoté.

En déposant l’escargot dans la coupelle de sauvegarde, il s’est mis à pondre comme ça, devant nous, on a regardé l’accouchement avec beaucoup d’intérêt, c’était bien la première fois que nous voyions un escargot faire des bébés, c’était si joli, comme des perles de nacres, que nous avons déposé délicatement dans un bout du jardin, en leur faisant un joli nid. dans un endroit où la tondeuse ne peut passer.

Voilà, très fiers de savoir que des bébés escargots ont vu le jour. Nous le savions tous que les escargots étaient amoureux, c’est la princesse des petits riens qui nous l’avait raconté, mais le voir de nos propres yeux, ça valait un article dans la gazette des improbables.

Bon début de semaine à tous, je m’en vais tricoter de la layette pour escargots

– Quoi les chaussons ce n’est pas la peine ?

– En êtes vous si sûr ?

 

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