Les Coquelicots sont entrés dans la ville

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Ce matin en garant ma voiture, pour rejoindre mon bureau, j’ai vu du rouge  au loin sur le talus qui sépare la rivière de la route et au bord de l’ascenceur …… oui parce qu’au milieu de la ville  coule une rivière, l’Eze indocile, où les poules vont boire, j’aime les berges de la rivière.   Ils étaient là, alors que dans la campagne pas un seul ne se dresse fièrement au bord des chemins, même pas une petite larme rouge au milieu des champs, peut être parce qu’il fait plus chaud au coeur de la cité, plus à l’abri, je n’en sais rien, mais les coquelicots ont envahi la ville.  Ils m’ont attendu jusqu’à midi, et le ciel bleu aussi pour que je puisse les prendre à photo, un bourdon ici et là, un papillon blanc voletant et des oiseaux se disputant, on en oublie que l’on doit aller travailler, tout à notre envie, de suivre le sentier, et faire le bureau buissonnier …

C’est bon de voir la nature s’éveiller doucement. Je verrai ce matin, si la grêle du soir n’a pas eu raison de leur fragile pétale.

J’ai également vu de la Garance, le long des remparts mais c’est une autre histoire.

 

Diplotaxis erucoides

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Il existe des plantes que presque personne ne connaît, des plantes magiques, des plantes un peu sorcières, elles ont des noms imprononçables en latin, mais je préfère le nom que lui donnait ma grand tante les Marioules ….Elles tapissent de blanc, la Provence, des friches, aux vergers en passant par les vignes, juste avant que les coquelicots ne prennent leur place. Je me souviens de ce goût particulier quand tante Marie les cuisinait, ramassant les jeunes pousses dans les vignes, je la vois dans sa blouse fleurie parcourir les champs en jachère à la recherche des feuilles les plus tendres, c’était hier, c’était il y a un siècle.

On lui donne le nom de fausse roquette, elle est une plante qui soigne les sols, et protège les terres. Je ne vois pas l’utilité de la ramasser en ce moment,
mais je sais qu’elle existe au cas où … au cas où, j’aurais besoin d’elle.

Pour tout savoir sur la roquette des vignes c’est par ici …. et c’est magique de voir que la nature possède ses propres règles que les hommes ont trop vite oublié, et j’aime les connaître, car j’ai bien peur qu’un jour, nous ne soyons obligés de prendre en compte tout ses paramètres que nous négligeons trop souvent.

Diplotaxis érucoides

Belle journée à vous

 

 

 

Promenade méridienne …. au coeur de la Renaissance

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Trois jeunes filles par William Larkin

Dans mes rues, en allant chercher ma voiture au parking, je croise des chats, je lève ma tête, je regarde le bleu du ciel, et le soleil qui commence à caresser les pierres,  j’imagine les siècles qui se sont écoulés. Je regarde les encadrements de porte et de fenêtres, je suis dans la vieille ville, un petit détour pour voir la Maison de la Reine Jeanne,  1590, le 16 ème siècle, inachevée dans le temps, je rêve d’une autre dimension, où elle serait terminée, sa cours intérieure, un doux jardin, où de gentes dames discuteraient de littérature, d’arts, de poésie et d’amour au coeur de ce qui fût la Renaissance  dans les rires et le bruissement des soies … j’imagine des petites filles courir après leur chien dans un chantier sans fin, un poupée en bois à la main,  et je me demande si dans 500 ans, ma maison sera-t-elle encore debout ? Et je flâne, et je retarde le moment d’aller déjeuner, parce que le printemps est enfin de retour et je voyage dans le temps.

 

 

 

 

Le guerrier Maori

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Pour l’instant il est sur ce mur, demain il ira rejoindre un tronc d’arbre, et devenir le protecteur de ma maison, il en sera le gardien. J’ai ressorti mon coin de Pacifique, dans le jardin.. .. bénitiers, coquilles, totems … parce que quelquefois on a besoin de rêves, de mer turquoise et de guerriers qui dansent une haka, d’un collier de Tiaré et de l’odeur du Niaouli. Et je regarde son visage qui sommeille,  chaque tatouage est une histoire, une histoire d’amour comme le raconte la légende, et je pense à mes petits mélanésiens et polynésiens, revenant chaque fois de leurs tribus lointaines, un peu plus tatoués, car ils étaient devenus des hommes, des guerriers, et au fond de moi, tout au fond de mon coeur, c’est une pierre sacrée de Lifou et un coquillage de Wallis qui dorment en silence, et l’Océanie est mon monde, et j’y suis bien.

 

 

Dessin d’un chef māori par Parkinson suite au premier voyage du Capitaine James Cook en Nouvelle-Zélande 1784.

Dimanche matin

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Trouvez un nid de leurre pour poules et un chandelier so tendance pour quelques euros .. et se dire qu’on a de la chance d’avoir déniché ça … s’apercevoir que le Bank a fleuri dans la nuit … hésiter à jeter les vieilles fleurs sèches d’Hortensia, et sourire en voyant sa fille cuisiner des pancakes et prendre son vélo pour en porter à sa grand mère pour le petit déjeuner, j’aime les dimanches cotonneux, le ciel s’éclaircit, la pluie s’est arrêté, le soleil essaye de se rêveiller et j’ai passé la nuit à broder parce que j’en avais envie.

Dans le gris d’un 1er avril ….

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Surexposer pour que la lumière soit, et elle est …. car c’est comme ça que je vois le monde ce matin, surexposé et clair,

tandis que les oiseaux s’interpellent, dans des cris épouvantables … vivement le soleil, ils ont dit Lundi.

Avant l’orage

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Grenouilles en devenir

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cinq fleurs pour faire une olive

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le bonheur des vers à soie

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J’ai un peu du mal à rester sereine ce matin, trop d’horreur de par le monde, je pense très fort à un petit enfant de 3 ans.

Purple day

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Je n’ai pas envie d’écrire ce matin, comme je n’ai jamais envie de parler le matin, vous devez trouver lancinantes, les mêmes images chaque jour, de mes immuables levers de soleil. En 2006, j’avais acheté un livre sur les conseils d’une bloggeuse qui expliquait que pour booster sa créativité, il fallait écrire trois pages chaque matin, trois pages manuscrites, je n’aime pas écrire avec un stylo, il faut qu’il soit parfait « le stylo » pour que j’écrive .. je ne suis jamais allée plus loin dans la lecture du livre, de peur que les conseils ne me perturbent plus qu’ils ne m’aident. Alors je me demande si mes petits riens, ne sont pas une transposition de ces conseils, des trois pages manuscrites d’un grand coach américain.

Chaque matin qui s’éclairent me poussent vers l’avenir, alors que je trouve que les soirs sont un repli sur le passé, vers une nostalgie qui ne m’émeut guère, je n’aime pas la nostalgie, je n’aime pas les si j’avais su, si j’avais pu, j’ai toujours appliqué le conseil de mon père « Il vaut mieux avoir des souvenirs que des regrets » et je sais qu’il avait raison.  Vous verrez rarement des couchers de soleil ici (ou alors peut être est ce parce que j’habite face au soleil levant … finalement, il faut peu de choses ;-) pour que la nostalgie d’un temps révolu ne viennent pas assombrir l’avenir.

Allez c’est parti pour des créations aujourd’hui, enfin je l’espère. Les couleurs pourpres de ce matin étaient si belles.

 

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