Ca ressemble à la Toscane douce et belle de Vinci

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Il passe du Goldman à la radio, tu as arrêté France Info depuis belle lurette pour éviter les anxiolytiques. Tu t’arrêtes parce que c’est beau, tu prends quelques photos, et tu remontes dans ta voiture, tu arrives à ton travail et en posant ton sac sur ton bureau, tu t’aperçois que tu fredonnes encore ce maudit refrain ….

 

« Ça ressemble à la Toscane douce et belle de Vinci
Les sages et beaux paysages font les hommes sages aussi
Ça ressemble à des images, aux saisons tièdes, aux beaux jours
Au silence après l’orage, au doux toucher du velours »

 

Mais ici c’est de l’amour JJ, Ici c’est de l’amour, désolée de te contredire.

 

 

A écouter ICI

Le Jeudi

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Quitter le bureau à midi, saluer sa machine préférée et dévaler les deux étages qui me séparent  de la rue … Vite en passant, trouver les vitrines jolies et colorées

Arrivée à la maison, et flâner au jardin

Sourire des squatteurs de panier à chien

Filer à l’atelier de Saint Martin, tartes du Champsaur Myrtilles et Crème de marrons, broder dans la bonne humeur en riant de tout et de rien. Revenir en s’arrêtant aux oliviers qui vont donner une sublime récolte cette année. Admirer le bleu du ciel, ça ne va pas durer

et faire beaucoup de bruit pour empêcher le chasseur d’attraper les tourterelles

 

L’épicerie de Julie

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On continue le tour des épiceries remarquables de chez moi, nous sommes dans mon village, et c’est important une épicerie de village, elle est le coeur de la cité, on s’y rencontre, on papote, on apprend les dernières nouvelles, on s’y sent bien, et si on a le temps, on peut prendre un café. Je vois sur tous les blogs tendance le mot Locavore …  et tel monsieur Jourdain, qui fait de la prose sans le savoir, je suis locavore sans m’en rendre compte.

« Le locavorisme ou mouvement locavore est un mouvement prônant la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum autour de son domicile. On nomme locavore une personne qui adhère au locavorisme »

Vous me direz c’est beaucoup plus facile d’être locavore dans le Luberon qu’en Alaska, quoique j’ai vu un reportage qui se passait en Suède  sur d’un homme un peu fou ayant construit sa maison sous un serre, et que ce sont ses eaux usées qui arrosent le jardin potager, et c’est hallucinant , une maison autosuffisante. Peut être qu’un jour nous serons en mesure de bâtir des maisons qui nous nourriront. Je m’égare, totalement.

Je vous disais donc, que j’adore l’épicerie de village, Julie l’a décoré pour Halloween, parce que je sais que les petits sorcières passeront chercher des bonbons. Et j’aime m’y attarder quand j’y vais.

 

 

Mâloum Epicerie Atypique

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Pas très loin de la place de la Diane, ma copine africaine a ouvert son épicerie, vous connaissez Henriette, c’est une habituée des petits riens, quand on patouille avec elle dans la cuve d’indigo, quand elle vient pour Aiguilles en Luberon, ou quand on se le jeudi après midi à Saint Martin, Henriette avait un stand sur les marchés de la région, et là elle ouvre enfin son épicerie, dans les odeurs d’épices,  on y trouve des vanneries, perles de pâtes de verre, des sculptures et de tissus merveilleux, indigo, wax, bogolan, batik, qu’elle part chiner d’un continent à l’autre, et qu’elle utilise pour ses créations.

Vous y trouverez également de quoi cuisiner « atypiquement », poissons (tilapia, courbine, barracuda, macheron), confitures des Caraïbes, Epices et Thés du bout du monde … et bien entendu de Provence. Henriette c’est l’Artisanat et l’Art Culinaire d’ici et d’ailleurs, il y en longtemps que je n’y suis allée boire un thé.

Sur ma route

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Etrange vision que celle d’un champ plein de fleurs fin octobre, mais ce n’est pas pour me déplaire, des asters ou des chrysanthèmes qui ont poussés seuls certainement, dès que j’aurai le temps de m’arrêter j’irai les regarder de plus près.

Mon automne n’est jamais monotone

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Mon Automne s’éclate de soleil, j’aime l’Eté indien chez moi, entre bleu et rouille, les couleurs oscillent entre les deux , le bleu d’un Eté qui s’incruste et n’a pas tant envie que ça de s’en aller, le rouille orangé d’une saison qui flamboie. Les derniers marchés de producteurs avant l’hibernation, les touristes sont rentrés « enfin » chez eux, on prend le temps de se parler, de discuter, de se comprendre, on se dit qu’il est temps de préparer Halloween, parce que les petites sorcières vont prendre leur envol.  Dans quelques jours on installera les décorations.  On se dit qu’on aime notre région plus que tout au monde. Si j’allais broder un peu, au lieu de baguenauder sur les petits riens.

Huilerie et savonnerie à vapeur, Garcin et fils.

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J’attendais que ma fille ait terminé sa compétition de tir, sur le parking en face du stand. Juste à côté un château magnifique, transformé en école maternelle.  je le regardais. Je  me suis garée sous d’énorme platanes. J’ai pris des photos. Les bâtiments fermés et magnifiques essayaient de me raconter leur histoire, la voie ferrée à proximité. J’avais beau chercher dans mes souvenirs, j’avais pourtant habité Salon de Provence et rien de me revenait en mémoire, sauf les magnifiques demeures, bastides et châteaux qui jalonnent encore cette ville que j’avais aimée l’année de mes 15 ans, mais à 15 ans, on pense juste à aller voir « Grease » au cinéma.  J’ai continué mes photos.

Ce soir en rentrant à la maison, j’ai fait des recherches, j’étais garée dans la savonnerie Garcin. Les Savonneries, l’âge d’or de Salon de Provence, la richesse d’une Provence qui donnait du travail à tous.

L’époque bénie, c’était en 1900, juste avant le tremblement de terre qui dévasta la Provence. C’était hier, enfin presque hier, les pierres me le rappellent, et j’ai souri en regardant la gravure de la facture trouvée sur un site de vente aux enchères, j’étais garée là, à l’endroit où je vois un jeune platane, un jeune platane aujourd’hui centenaire et majestueux, et j’ai reconnu le fer forgé de la grille de la « villa beau-soleil » de Monsieur Garcin qui devint maire de la ville, si je ne me trompe pas. Si les arbres pouvaient tout nous raconter. Vivement la prochaine compétition ou le prochain stage, que je fasse encore plus de photos, et que je sois attentive à ce que veulent me raconter les pierres.

Pour en savoir plus : L’âge d’or des Savonniers de Salon de Provence et Savonnerie Rampal Latour

 

Synesthésie hebdomadaire

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Avant de t’enfermer dans ton bureau, tu flânes et comme tu n’en as pas assez tu y retournes à midi pour évacuer l’idiotie d’un monde que tu ne comprends pas. Tu en prends plein la tête c’est le festival des 5 sens,  les couleurs plein les yeux, les senteurs plein les narines, les rires et les bruits plein les oreilles, tu touches et tu retouches, et tu ne peux t’empêcher de goûter. Tu regardes et tu humes, tu écoutes les couleurs, tu es en crise de synesthésie sans t’en rendre compte.  Chaque odeur se teinte, chaque couleur triomphe en une symphonie parfaite que tu es le seul à entendre, tu musicalises les parfums, tu personnalises les lettres, les chiffres et les objets,  tu es synesthète, tu l’as toujours été et tu pensais que tout le monde ressentait cela.

 

Le marché, c’est ce moment de folie où tous tes sens s’affolent te permettant de créer en une immense farandole des imaginaires contrées et des souvenirs d’antan,  les végétaux et les tapis te ramènent à l’Orient, tu veux plonger tes mains dans le mohair, les fourrures s’illuminent d’arc en ciel, tout devient kitch et flamboyant,  en un instant, tu remets tes deux pieds sur terre.

Ton cerveau se calme enfin, tu réalises que plus rien ne te touche, rien ne t’émeut, les réflexions t’effleurent à peine, tu trouves le monde entier puéril et insignifiant,  elle est morte hier, il y a un an, elle était elle aussi synesthète, avec des neurones un peu étranges qui décident seuls de mélanger tous les sens.