Les blés de Sainte Catherine ont poussé bien plus vite que les coquelicots cette année, certains sont presque murs. Ils ont mis du temps à pointer le bout de leur nez rouge, nos précieux coquelicots. Mais ce n’est pas si grave, ils sont là quand même, parce que pour moi un début d’été sans coquelicot, ca ne peut exister. Je ne sors pas souvent de mon jardin, mais en accompagnant ma fille pour sa dernière semaine de classe, je n’ai pu que m’arrêter. Le ciel est étrange pas vraiment bleu, pas vraiment gris, des halo de lumière se posent sur les terres, comme les spots d’un photographe. Une envie de broder des champs de coquelicots m’assaille.
Je vous souhaite un bon début de semaine, que je sois salariée ou pas, j’avoue que je n’aime pas les lundis.






















































































































Et ce tout petit bout de fleur rose, pas plus d’un centimètre de diamètre qui ressemble tant à mes broderies qui s’étire au milieu d’une plante fatiguée par cet hiver qui n’en finissait pas. Je l’aime déjà. Les fleurs c’est comme l’espoir, quand tout semble perdue, elles rejaillissent alors qu’on ne s’y attendait plus.
































































