Besoin de petit instant de sérénité …

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Besoin de mes petits riens, Aigu’illes en Luberon c’est dans quelques jours, j’ai pris une pause d’une heure pour regarder les plantes vertes … certaines sont de sortie, d’autres encore abritées de l’ardeur du soleil, je ne pense pas faire d’autre post avant Lundi prochain, mais j’ai vraiment hâte de retrouver ma vie.

Belle semaine à vous tous.

Après la tempête

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Le dernier Saint de Glace est passé, le soleil semble être revenu, pour un bon mois j’espère même quinze jours me suffiraient. Les animaux se vautrent au soleil, il y a du toilettage en prévision, le jardin ressemble à une jungle, je n’ai pas le temps, je cours après le temps, je cours après les heures sans pouvoir me mettre au repos. Une dizaine de jours encore et enfin se poser. Les basilics sentent déjà l’été.

Aigu’illes en Luberon s’annonce sous de beaux hospices, nous vous y attendons tous avec impatience. Je retourne à mes mises  à jour, mes partages, la communication, mes impressions, mes invitations et toute la logistique … épuisant.  Alors je vais voir Bouddha au milieu des herbes folles et je lui pose des questions.

Bon week end à vous.

Et la lumière vainquit l’obscurité

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Enfin le soleil, enfin du bleu, j’ai vraiment cru que l’obscurité envelopperait tout mon monde. Le ciel est immense de bleu, le Mistral a chassé les nuages, et la foudre s’est enfuit.  J’ai planté des simples, il y a encore un peu de place dans mon bac ancien. L’églantier enlace le cyprès, le bank blanc termine sa floraison, d’autres arbres à fleurs prennent sa place, le bassin reprend des allures d’été, et il y a encore tant de travail. Une mésange à tête noire est revenue nicher sous l' »agrubi » de mon père, il la surveillait chaque année, elle est là, ses petits dans le nid, nous n’avons pas trop osé les déranger, c’est pour cela que la photo est floue. On attend l’envol. J’ai craqué pour des Pilae en achetant des graines pour le potager, ils me font penser aux énormes bégonias qui encombraient le salon de ma grand mère.

Mon grand père aurait eu 100 ans, cette semaine, pourquoi nos grand père partent ils toujours trop tôt, et puis dans ce monde qui vacille, peut être reste-t-il juste au bout du chemin, un petit peu d’espoir.

 

 

Il fait beau finalement pour la Toussaint

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Ou presque beau, le temps est comme les gens changeant au possible.  On se croirait à la Toussaint, les gens sont lugubres et tristes, les fleurs s’épuisent à fleurir sous la pluie, elles ressemblent de plus en plus à des chrysanthèmes. Les soucis abritent l’araignée qui bouffe une abeille, l’inutile tuant l’utile. Ils attendent tous ces gens, le messie, leur sauveur, une mine d’enterrement, ils attendent sidérés au sens propre du terme dimanche prochain, comme si l’avenir du monde en dépendait. Ah ben oui, c’est vrai l’avenir du monde en dépend, suis-je bête.

Quand tu entends les vieux cons et les moins vieux, et même les jeunes  au Bar de « la Marine » dirent sans aucun état d’âme, ni aucune conscience qu’ il nous faudrait une bonne guerre, parce que vous ne pouvez pas comprendre vous « comme ça ça relance l’économie et plus de chômage ». Et là dans un suffoquement de désespoir… tu te dis que les généraux de l’apocalypse ne sont plus très loin, ils ressuscitent à vitesse grand V de leur abri anti-atomique, pour distiller ce « bel avenir de la guerre », à construire des murs pour séparer les peuples.  Je pense à tous ces gens qui ont franchi nos frontières pour quitter des dictatures européennes. Lecteur, crois moi, je ne suis pas très vieille, de l’Espagne de Franco, au Portugal de Salazar, à la Yougoslavie de Tito, de la Roumanie de Ceausescu, à l’Albanie de Hoxha,  ce n’est pas vieux, que serait devenue la Pologne sans Solidarność, la dictature des colonels en Grèce a bel et bien existé. J’ai envie de scander, c’était hier tout ça.  Quand j’étais petite toutes ces dictatures ou régimes autoritaires existaient, je ne peux m’empêcher de penser à eux, tous ces migrants qui ont franchit les montagnes, traversé les mers pour vivre chez nous. Ils se sont intégrés se sont mariés et surtout ont travaillé et c’est eux qui font la France.

Toutes ces formes d’autorité existaient réellement en Europe pendant que chez nous, c’était Mai 68, puis les Hippies s’inspirant des Beatnik, et c’était, c’était cette liberté qui n’a qu’un seul prix, celui de mon droit de vote.

Etre libre, c’est choisir en toute conscience, ses contraintes.

Demain est un autre jour et chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus de l’été.


Il y a des élections qui me parlent bien plus que d’autres

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Aujourd’hui à Arles, déjà trois ans, c’est un nouveau règne, le XXIIIème Règne et la fête des gardians,  les arlésiens ont élu leur reine pour trois ans, et la présenteront au monde, j’ai assisté à la cérémonie en 2014, mais cette année je n’ai pas le courage d’y aller et surtout je manque de temps. Et comme si, juste pour me le rappeler, j’ai trouvé dans un vide grenier, le buste d’une jeune arlésienne, on dirait plus du plâtre que de la terre cuite, mais je trouve qu’elle a belle allure et elle est signée, je l’aime déjà, et elle trône au milieu de ma collection d’arlésiennes.

Comme je vous le disais, c’est une élection qui me passionne plus que d’autres, rêver au milieu des soieries et des costumes, des coulas et des rubans. J’ai mis un peu des photos de 2014 et si vous voulez en voir plus c’est ICI pourquoi est ce que j’aime tout ça ? Parce que c’est le seul moment où sont conjuguées mes deux passions, les chevaux et les costumes. Belle journée du premier mai à tous.

En savoir (Clic clic) plus ICI

et ICI

et encore LA

 

Gestes ancestraux

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« Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité » – Gilles Clément

Curieux dans le soir tombant, ils nous ont regardé, nous soutenant dans notre étrange activité.

Je ne vois rien de beau ….

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J’avoue que les petits riens sont un peu difficiles à éditer en ce moment. Peut être parce que je ne vois rien de beau dans tout ce qui m’entoure. Ces quinze jours qui sont si longs à passer entre les deux tours de la présidentielle, je me demande comment on les appellera dans l’Histoire, les quinze honteuses, je crois. Déferlement de propos haineux, racistes, homophobes, opportunistes, attaques malsaines tant au point de vue de la politique qu’au point de vue personnel, sont ahurissants d’horreur. Je lis les commentaires dans la presse, les écrits sur les réseaux sociaux, je vois des hordes inhumaines déferler leurs flots de rage sans plus aucune inhibition en des mots à l’orthographe incompréhensible, tel le malade psychiatrique qui n’a plus aucune retenue, aucune culture, aucune éducation, relégué au rang d’aliéné par un immense ego identitaire, renvoyant la faute de ses échecs personnels et souvent professionnels sur un bouc émissaire dans une psychose paranoaïque et démentielle. L’histoire se repète-t-elle ? Je ne sais pas, je n’en sais rien, et ce n’est pas moi, petite goutte d’eau du torrent qui possède les réponses.

Ca me fatigue tout ça, ce qui me fatigue le plus c’est de voir l’homo dit sapiens qui continue son petit bonhomme de chemin, refusant la raison, refusant de laisser une seule chance à la paix.

Je me recroqueville et je vais continuer à lire, lire et relire les livres qui ont fait de moi ce que je suis, de Voltaire à Hugo, d’Aragon à Eluard, de Druon à Kessel, de Simone de Beauvoir à Françoise Giroud, d’Alexandra David Neel à Rabelais et tant d’autres encore, je vais les relire et les faire lire à mes filles parce que rien ne pourra m’arrêter tant que j’aurai des livres. Et tout ce qui m’a fait grandir,  tous ces grands hommes, mes professeurs, mes chefs, mon père, tous ces gens qui m’ont aidé à me construire, seront toujours à mes côtés, rien ne pourra arrêter cet immense souffle de liberté qui m’a fait toujours avancer.

 

 

 

L’elfe de la cabane

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Elle est arrivée pour le solstice de Printemps, je crois, elle s’est installée dans la cabane de Pauline, un peu nue à mon humble avis, mais peu de temps pour lui faire une robe de soie verte perlée et brodée. On y a passé le dimanche ensemble à la créer … elle se cache au creux des roses, et le jour elle s’accroche dans le lierre, surveillant les chats qui s’approchent trop près d’elle, soufflant, crachant comme un petit animal. On ne désespère pas de lui apprendre notre langue bien qu’elle sache déjà parler aux oiseaux, aux tortues, et aux poissons. Elle râle d’être nue, et s’endort à la belle étoile en s’enveloppant dans les herbes folles du jardin, elle est minuscule, elle n’a pas de nom pour l’instant, et deux amies en préparation. C’est ça d’être dingue des poupées, on les customize, on les démaquille, on les créé, on les fait naître et on se prépare pour la fête de Beltaine.








 

 

 

 

 

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