Les Communiantes

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C’est la saison des communions, et j’adore mes communiantes, kitchissimes à souhait, désuètes comme on n’en fait plus en France, parce que dans d’autres pays comme l’Espagne ou l’Italie on continue d’offrir de douces demoiselles habillées en communiantes pour le jour de la communion aux petites filles.  Je vous présente une partie de mes communiantes, Nancy de Famosa, première époque,  Sylvie de Petitcollin ou Kathie de Bella, certaines poupées aujourd’hui disparues, usines fermées à jamais comme Bella.  Je les aime mes communiantes, qui vont retourner dans leurs cartons car je n’ai jamais joué à la poupée, et je n’y jouerai jamais, Ce que j’aime dans les poupées c’est ce qu’elles racontent, un pan d’histoire à elles seules, elles sont la mémoire de l’enfance. Poupée de guerre, grandes bourgeoises de porcelaine, petite fille de chiffon de 4 sous, poupées folkloriques, elles n’ont eu de par l’histoire qu’une seul but, celui de préparer les petites filles à leur avenir, elles racontent à elles seules, l’histoire des civilisations.  Et vous avez vous eu une poupée pour votre communion ?


Au pays des Grenouilles

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Au pays des grenouilles, il y a des chats et des papillons, et des grenouilles bien sûr, mais il y a surtout un calme salutaire dans la tourmente de ce monde étrange où tout est prétexte à vociférer, tout est prétexte à critiquer dans une terrifiante inculture. Alors chats, papillons, grenouilles, tourterelles, poissons rouges, escargots sont les garants de notre salut ;-) mais vraiment, puisque c’est l’été.

 

FontJo …

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Tu passes comme un dingue, parce que tu es toujours en retard pour quelque chose, tu réfléchis, et tu ne t’arrêtes pas. Et aujourd’hui, tu as même fait un détour, pour entrevoir le panneau « pêche interdite » dans le bassin d’arrossage … tu ne te  souvenais plus de ce bassin, et pourtant tu y as pêché les grenouilles, il y plus de 40 ans, avec Serge(s) ils étaient deux,  et avec Bernard, Christian aussi, et Marc et Denis … Maman on va jouer à Fontjo …. Il n’y avait pas de filles dans la région, il n’y avait pas de voiture non plus. Tu pédalais à toute allure sur ton vélo pliant blanc  pur vintage années 70, dans les ruelles et sous les porches. Après c’est en moto que tu les sillonnais.  C’était hier … tu as appris que la maison de Serge a été vendue il y a peu. Et tu flânes dans les rues, tu te souviens de ce jeune homme autiste qui aimait les 3 suisses et la Redoute, tu te souviens de Michel qui jouait de sa guitare devant sa porte et que le Sida a emporté dans les années 90, les  souvenirs remontent à la surface, tu les imaginais enfouis à jamais. Tu  entrevois la maison de Jean-Pierre c’est lui qui faisait office de grand frère, celle de ton cousin.  Mais c’était hier tout ça …. Tu fais le point, comme un vieux bombardier poussif, et tu   écrases tes souvenirs avant le décollage,

Demain est un autre jour.

 

Les maisons sont toujours toutes aussi belles, immuables, seuls témoins du passé, les pierres se souviennent, les murs se rappellent, c’est ici que j’ai acquis mon titre de noblesse, de Kratrice Rurale. Certains riverains continuent de collectionner les plantes, et je ne pouvais ne pas partager, cette maison extraordinaire enfouie sous les plantes, parce que du plus loin que je me souvienne, elle a toujours été comme ça, et un chat m’a accompagné tout le long de mon pélerinage, et c’était bien.

 

Immortels

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Il est rare que mes pas m’emmènent au cimetière, il faut une raison profonde, sinon c’est avec bonheur que j’y envoie les autres. Les cimetières sont pour moi des lieux glauques, et je vois des dizaines de corps couchés sous la terre, mon imagination me perdra.  Les fleurs deviennent,  symbole de mort, et leur parfum devient l’odeur du cimetière, c’est une idée que je n’aime pas.  Dans ce cimetière là, les miens sont couchés, ils reposent sous des pierres taillées, et certains sur les pierres, car chez nous beaucoup refusent d’être enterrés, ils ne veulent pas être piétinés. Mais il est joli ce cimetière, sous les grands cyprès la vue y est magnifique.

Entretenir une tombe, n’est pas pour moi, une priorité, le jardin de mémoire que je cultive est plutôt ailleurs, dans les arbres que mon père ou mon grand père a planté, dans ce fauteuil où ma grand mère crochetait, dans ce pré où nous jouions ma soeur et moi.

Je passe de tombe en tombe, les noms ce sont effacés, quelques dates à peine déchiffrées me racontent l’histoire de notre pays, la guerre de 14, où Saturnin est mort pour la France, la grippe espagnole et ses ravages, ces mortalités infantiles d’une époque que nous pensons révolue.

Je marche le long des allées, les immortelles ont envahi l’espace, saviez vous que l’immortelle était la fleur préférée de Gala, symbole d’un amour éternel pour Dali. Là, elles dispensent leur odeur douceâtre et dérangeante, écrasées par la quarantaine de degrés d’une après midi provençale, elles puent.

Je regarde les pierres, rongées par les vents violents et les orages de Provence, usées par les saisons et les siècles, descellées par le temps. Pierres brisées, croix tombées ou penchés. Amour d’une vie disparu, chagrin inhumain d’une mère.  Sépultures de ceux qui n’avait pas droit de cité dans cette enceinte chrétienne, et à qui l’extension du cimetière a rendu l’honneur et l’oecuménisme qui faisaient tant défaut dans le passé, les guerres de religions ce n’est pas si vieux.

Certaines tombes ont perdu à jamais l’identité de ceux qui y reposent …

Raoul Mille a dit « Pendant des années, je ne suis pas allé au cimetière, pas même le 1er novembre, par révolte contre cette célébration du néant »

Et si faute du néant, cétait l’immortalité du souvenir, et s’il suffisait que quelqu’un se souvienne pour que quelque part dans un autre espace temps, eux aussi se souviennent ?

Je préfère l’immortalité à l’éternité, et  je ne veux pas cultiver le néant. C’est pour ça que de temps en temps, je vais m’asseoir sur vos tombes pour discuter avec vous.

 

 

 

Sur le berges de l’étang de Cucuron

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  Ca sent les vacances, même si pour nous elles ne sont pas d’actualité, les belles endormies paressent dans les jardins,

les calades sont empruntés par des styles de gens qu’on n’ a pas l’habitude de voir et qui sillonnent nos villages en vélos électriques.

La Nessie de Cucuron prend des poses pour satisfaire les photographes d’un été.

L’été  a  pris  pris  quelques  jours  d’avance  ici.

Ils sont légion les poissons rouges libérés de leur bocaux circulaires, ils vivent en meute.

Les touristes et les locaux en pleine activé … Il est beau l’étang de Cucuron, et certains s’entraînent pour des futures régates (clic sur la video dessous

 

J’aime aller chez le médecin  ;-) Finalement on a l’impression d’être en vacances toute l’année ici.

Entre Beaumont et Mirabeau … vide grenier et bistrot

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Là déjà tu es en train de mourir de soif, et tu demandes au gars du bistrot, un verre d’eau gazeuse, vous voulez de l’Orezza te demande -t-il ? Va pour l’Orezza,  pitin 2 euros le verre, l’eau n’est plus gazeuse, tu n’as que des glaçons dans ton verre. Tu lui demande si l’eau elle a traversé à la nage la Méditerranée … oh moi je la paye 3 euros la bouteille, faut bien que je gagne ma vie, prenez vous en au gouvernement …  et voilà encore la faute au gouvernement, c’est lui qui évente les bulles des eaux gazeuses, et que me prends pour une américaine en vacances. Vaut mieux être alcoolique ou chasseur, les ardoises doivent être moins salées  pour ce type de clientèle dans ce bistrot.

 

C’était la fin du marché, mais j’adore Beaumont, peut être parce qu’il fût mon village de travail pendant presque deux ans, j’aime les arbres, les glycines ….

Les hirondelles sont de retour, enfin et nourissent  leurs petits,  je n’y croyais  plus.

 

j’ai quand même trouvé mon bonheur, une boule de neige qui date de l’an pèbre …, une poupée en cellulo un peu grosse, et un peu jolie,  un service à orangeade pour bébé, et un litho d’Egon Schiele, mais pas de un ces tableaux les plus glauques.

 

On est reparti par Mirabeau, on avait envie de voir le château se dessiner  dans  le vallon.Il est majesteux, les maisons à contrebas semblent minuscules.

 

c’est pas tout, ma fille vient de terminer son épreuve de philo, je file la chercher ….

 

 

Carnet Rose aux bassins, simple histoire de gris

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C’était un petit rien tout à fait normal que je vous photographiais ce matin, les gris du pré, les gris du pré se sont ces petits êtres de ciment gris que je glâne au fil de mes découvertes, trésors de 4 sous, témoins de mon éternelle kitcherie, les derniers en date sont le Lièvre de mars (c’est mon petit côté Alice au pays des merveilles) et la grenouille que j’ai posé sur les bassins. Je fais le tour du coin des gris, et j’approche du bassin, où la grenouille se marre d’un air débonnaire …. et Champagnnnnnnnne mon premier tétard est devenu grenouille, une minuscule greun’s verte sur une feuillle de nénuphar, encore un brin de queue apparent … j’adore, j’adore, j’adore, j’adore, je sais qu’il va il y en avoir d’autres, je vais surveiller de près. Bon la première grenouille s’appellera Alpha bien entendu … Au fait vous les trouvez comment mes gris ?

Vernissage chez Nicole de la Bastide

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J’étais invitée par Nicole, hors de question que je rate un seul des vernissages de Nicole. Après un petit discours de notre conseillère départementale, Noëlle Trinquier, discours que j’ai adoré, « Nicole c’est la Provence, Nicole c’est la Vallée d’Aigues, Nicole c’est le Luberon tout entier, juste dans son sourire » et c’est tellement vrai, totalement vrai.

 J’ai découvert les nouvelles créations de Nicole qui s’est adaptée à l’univers de ses amies brodeuses (que je ne connaissais pas, car elles vivaient dans un monde parallèle au mien) , j’ai adoré ses nouveautés enfantines des contes pour enfants.

 

je file, le jardin m’attend et il est impatient, je l’ai tant négligé durant la préparation d’Aigu’illes en Luberon.

 

Bonne journée à vous.