Chaque retour de chine est un moment de bonheur, sauf pour l’atelier qui pousse un cri d’effarement en me voyant arriver, ensuite vient une légère angoisse, où vais je ranger tout ça ?. Ce n’est po grave me dit une petite voix diabolique dans ma tête, on y arrivera, et puis la maison n’est pas terminée, il y a encore quelques m2 à remplir. Mon petit bonheur de la semaine, dans mon inventaire à la Prévert, c’est un vaisselier de poupée (qui deviendra dans ma cuisine, parce que celle que je vous montre de temps en temps, et que j’ai entièrement repeinte est celle de ma mère, pas la mienne, une merveilleuse étagère à épices, il y a la table et les tabourets (la table est partie dans l’atelier de monsieur pour collage), il y a les minuscules assiettes qui iront dedans. Et puis un ensemble toujours pour poupées Petit Bateau, et une robe et un manteau pour une Bleuette, elle est heureuse, elle n’est plus nue. Une jolie demoiselle de plâtre qui trouvera sa place bien plus tard avec ma petite gardeuse d’oie, peut être sur le piano, avec des tonnes de plantes. Il y a deux litho ou deux originaux d’un peintre de marine, deux vues de Paris, d’encre et d’aquarelle, je n’ai pas eu le temps encore de démonter les cadres, mais rien que les cadres me plaisent, et deux serres livres marquetés et puis des tasses, encore des tasses, et toujours des tasses (mais des porcelaines de Bavière, je ne les avais pas celles là dit elle en excuse) …. et si j’ouvrais une brocante.
Je chine depuis que je suis née, ou du moins depuis que je sais marcher, mes parents me lâchaient dans les brocantes avec des petits sous et je revenais avec mes trésors, allez je vous montre mon premier achat en 1968, j’avais 5 ans. Elle est moche, mais je l’aime.











































































































































