Week end pluvieux, week end heureux

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Ou jour férié, jour mouillé  …

On ne va pas se laisser miner par le mauvais temps, j’attends consciencieusement qu’il fasse chaud pour faire germer des graines qui ont besoin de chaleur. Sinon rien ne va plus, au moment même où je sentais la fin de la corvée désherbage terminée, il se met à pleuvoir.

Le potager prend forme, monsieur y prend peine, même à semer sous la pluie.  Il fait froid.  Un jour le printemps viendra, mais j’aimerai que ce soit avant l’été. Vite un café, je retourne broder, si le chat veut bien me rendre mes broderies.



Et les petits en-cas de Rosy,  pour nous remonter le moral

 

Le matin de Sabrina

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J’ai rencontré Sabrina, en novembre 2020, dans l’adversité on s’est serré les coudes. Nous sommes toutes deux retournées à nos vies, mais le lien est resté. Ce week-end Sabrina a fêté l’Aïd, hormis son cursus universitaire à faire pâlir n’importe qui, Sabrina est la reine des pâtisseries.  Elle a réussi à me faire passer une boite  grâce à des alliés encore sur place. Ce matin j’ai fait bouillir de l’eau, j’ai couru le jardin pour ramener des branches de menthe. Le thé vert infusait dans la théière et j’ai ouvert ma boite. L’eau de fleur d’oranger embaumait la pièce, le thé à la menthe prêt, le petit déjeuner est devenu magique.  Les blanches cornes de gazelle, les makrouts, les ghoribas et tous ceux dont j’ai oublié le nom. Sabrina, si tu me lis, tu devrais donner des cours de cuisine, je serai ta première élève. Pauline est descendue dans la cuisine durant un inter-cours (lycée en distanciel oblige), et un joli instant pour elle aussi, son enfance c’est au Moyen Orient qu’elle l’a passée. Sabrina merci à toi, grâce à toi, j’ai revécu mon enfance également, celle avec la maman de Fatia à Marseille, chez qui je voulais toujours aller goûter, j’avais 10 ans, sa cuisine avaient le même parfum que la tienne, celui du bonheur. Alors encore merci à toi, pour cet instant de nostalgie immense, merci d’avoir mis un air de fête dans ma cuisine.



Ce week end il y a eu du nouveau.

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Les tortues se sont mises à pondre, elle a fait un trou, a déposé ses oeufs, a refermé, on ne voyait plus rien, elle était épuisée, il faut savoir qu’ils sont là.  Ca nous promets quelques sympathiques petits riens tout ça, du moins je l’espère.  Les petits bleus sont arrivés, ça butine tant que ça peut. Et surtout encore une jolie nouvelle, nous avons des invitées.  Des abeilles se sont installées chez nous, dans une jolie ruche jaune et bleue. Elles s’en donnent à coeur joie. Les banks ont fait deux fleurs, ça ira mieux l’année prochaine (p… de mois de mai)

Je découvre encore et toujours de nouvelles plantes, des plantes de sorcières comme la nielle des blés en cours de disparition en France et très toxique, ou la cynoglosse officinale certes mais aussi  toxique pour les bêtes, je vais voir comment je vais faire, les arracher ou les transplanter ailleurs. Il est vrai que les chevaux ne viennent pas manger ce qui les rend malade mais dans le doute,  je vais aviser.

Les tortues ont une nouvelles cabanes, elles rentrent et elles sortent, ça à  l’air de leur plaire, Morgan a travaillé ce week end pour elles.  Coquelicot, pois de senteur, herbe à chat et sauge se mettent à fleurir, tout devient bleu autour de l’atelier, et la merveille des merveilles, la centifolia (ou rose de mai, ou rosier de Provence) au parfum celeste (la rose pour les parfums Chanel quand même) explose, il vient de mon grand oncle, qui le tenait lui de quelqu’un d’autre, un peu froissée par la pluie ce matin, elle jouait la coquette.  Et j’ai toujours un passion pour les iris, à l’automne j’en plante encore. Week-end pluvieux, week end heureux, repassage à jour et broderie. Demain je jardinerai, des rosiers à planter et de l’herbe à arracher. Le Mistral vient de se lever, le ciel est bleu Mistral et j’ai froid. Demain sera une autre jour, mais j’aime aujourd’hui.


 

 

Vous allez en avoir ras le bol de mon jardin.

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Hier sous la pluie, j’ai ramassé un bouquet d’iris pour un peu en profiter, j’ai une passion toute douce pour les iris, peut être parce qu’ils sont si anciens comme fleurs. Il a illuminé la maison le temps d’une journée. J’ai hâte que ceux encore en bouton fleurissent. Ce matin, réveillée par l’orage, je bougonnais, et puis il s’est enfuit vers d’autres lieux, le jardin s’est réanimé sous le soleil. Les pivoines n’ont pas trop aimé la pluie, mais elles ont résisté, mon massif à l’air de bien tenir la route, plus les arborescentes qui sont en nurserie, j’espère un jour être envahie.

Je n’ai pas eu besoin de pluviomètre, le bocal à poissons rouges oublié dans le jardin a fait l’affaire.

Le mimosa taillé après le gel reprend figure humaine, figure botanique plutôt. Les premières fleurs de camomille ont montré le bout de leur nez. Les iris, les pensées, les rosiers, les seringas, l’églantier, les nigelles, les nénuphars et les pavots… tout le jardin est sur point d’envahir l’espace, d’éclater,  l’herbe folle également, marre de désherber et un peu marre de la tondeuse. Je suis sous la vague verte. Les salsifis sauvages aussi, j’ai une tendresse particulière pour eux, chaque année je les surveille. Le lilas tire à sa fin. Les pâquerettes ont survécu à l’assaut des poules et du gel (c’est ça d’avoir des poules en liberté).

Je me dis que ça ne doit pas être intéressant ce que je publie en ce moment, toutes celles qui ont un jardin montrent la même chose, c’est dans l’air du temps (Lilas, iris, renoncules ou anémones) . Mais, ce jardin c’est le mien, et je m’émerveille à chaque fois. Je chausse mes sabots (ils sont verts en ce moment), je reviens les pieds trempés de mes inspections matinales et j’aime ça. Avez vous vu que je me la pète encore avec mes artichauts, mais je me la pète encore plus, j’ai eu ma première fleur de pois de senteurs, et ça j’avoue, je n’y croyais pas, je les pensais réservés au climat anglais.

L’année prochaine je ne plante que des Alliums au moins eux ils poussent au dessus de l’herbe.

Bonne journée.


 

 

 

 

 


Début de tempête, collection de ciels

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La tempête pointe son nez, le ciel est étrange, couleurs fantasmagoriques, les arbres se plient sous le vent. Décor d’une film fantastique. Je crois que j’aime ça. Les petits riens c’est comme instagram c’est dans l’instant présent. Bonne soirée à vous. Demain est un autre jour, pluvieux certainement.

Le premier de la saison, mais non ce n’est pas un touriste ;-)

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Je ne parlais pas de touristes, car j’ai eu un léger problème ce matin, avec une horde de randonneurs, peu enclins à tenir leur chien en laisse, le dit chien vagabondait dans le champ et mon jardin au risque de se prendre un coup de sabot des chevaux. Le beau temps, le déconfinement, et le Luberon n’est plus à moi. Ils sont là … comment leur en vouloir. Non, ce matin, j’ai mon premier vrai papillon alors que je prenais mon café sur les marches de la cabane.  Pas le papillon blanc basique que l’on voit presque toute l’année, non un Machaon, enfin, je crois qu’il s’appelle comme ça. Petit instant de bonheur, il est de retour, ce papillon pourtant très commun, avait disparu de mon jardin. Imaginez mon émerveillement à le revoir. La valériane blanche semble avoir sa préférence. j’en replanterai si ça te plait autant mon beau. Que c’est bon de te voir butiner. Ca valait bien un article de mon journal.

Après la pluie

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Il a encore plu cette nuit, juste assez pour qu’au lever du soleil, l’herbe scintille, on dirait des diamants que les fées auraient posé sur chaque feuille. Je suis sûre qu’elles se servent des gouttes d’eau pour s’y mirer et se conforter qu’elles sont belles. En parlant de fée, hier j’ai trouvé une plante qu’on appelle les éventails de fées. J’en avais déjà planté l’année dernière, mais nulle que je suis, je ne les ai pas rentrées et elles sont mortes du long combat de l’hiver. Cette année je vais veiller.

Je me promène, affolée par l’herbe qui envahit tout, il va falloir que j’y aille avec un ciseau pour faire une belle coupe à ces demoiselles afin qu’elles ne cachent les autres.  Elles sont comme les gens les herbes, elles veulent toujours avoir le premier rôle et écraser les autres, alors, il faut il y aller avec douceur, avec tact et les maintenir à leur place. Sauf en cas de véritable envahissement, juste les arracher.

Savez vous que la jolie plante sauvage aux fleurs jaunes, toute mousseuse, est une plante médicinale, c’est une Galium Verum, un Caille-lait jaune et elle sert non seulement à faire cailler le lait pour faire du fromage, mais également à soigner, j’avoue, j’adore ça, avoir des plantes utiles qui poussent seules chez moi, même si je ne suis pas la reine des tisanes, et que je pense quand on ne s’y connait pas que les plantes peuvent être dangereuses.

Sinon, rien de neuf, au pays des jolies étoiles, la nature m’inspire et c’est bien. Et vous qu’est ce qui vous inspire, lorsque vous avez envie de créer ?

 

Un matin à petits riens

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Dans mon jardin, il y a toujours un chat qui sommeille au cas où les oiseaux viendraient lui rendre visite. C’est un peu la jungle, pluie, soleil, pluie soleil, les herbes s’en donnent à coeur joie, mon jardin est indiscipliné, alors pourquoi vouloir l’ennuyer, il me ressemble tant, il fait ce qu’il veut. Les lilas fleurissent, ils ont résisté tant bien que mal au gel, pas comme les banks ou certains arbres. Ca ne sera pas un année folle niveau fleurs, mais je sais que l’année prochaine il se rattrapera.

J’ai reçu des graines de plantes étranges, c’est promis, je vous les raconterais. Sinon que dire de plus, il est bon s’y promener le matin, regarder les abeilles et autres insectes inconnus et se dire que c’est bien la seule chose importante dans la vie, de s’attarder aux petits riens.

Hier, en brodant, on médite quand on brode, toute heureuse de ma chance de tenir une aiguille,   je réfléchissais à des gens que j’ai rencontré, des gens à l’ego si sur-dimensionné qu’ils ressemblent à la grenouille de la fable.  Ils ont transformé leurs complexes, ils ne seront jamais heureux, ils seront toujours en recherche de reconnaissance de leur pairs et de leur père. Je les plains de tout mon coeur, de toute mon âme, car je sais malgré le mal qu’ils distillent autour d’eux en essayant d’affirmer leur petite position au coeur de leur minuscule hégémonie, qu’ils ne sont pas heureux. Quelle tristesse. Mais comme dirait ma mère, passons à autre chose, chacun d’entre nous a un croix à porter, et personne ne vient te soulager de la tienne.

Ici la vie somnole en attendant des jours meilleurs côté pandémie, et j’espère tous vous trouver en bonne santé.  J’ai tant de pensées pour ceux qui en souffrent.

Bonne journée à vous, à vos petits riens à vous. Je retourne à ma broderie, c’est bon de créer et de raconter des histoires avec du fil.