Le 15ème jour d’après le 11 mai – Voyageur immobile

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Voyager en cuisinant, c’est facile, même si nous ne sommes pas des chefs, cuisiner c’est la liberté de visiter des pays, des régions, d’innover, de se rater même, de faire bruler le pain à burger. Polpettes à la sauce tomate, arroz al horno, pizza,  coucous, cheese burger, sandwich à l’anglaise, soupe au pistou, farcis, flammekueche, petits encas, gros encas. La bouffe c’est une institution, se contenter d’une tranche de jambon et d’une salade verte, c’est innimaginable, c’est comme si le monde s’écroulait autour de nous où comme si nous étions hospitalisés, jambon oui, mais coquillettes au beurre ;-) ou purée de vraies patates et c’est pour ça qu’à mon grand désespoir,  je suis loin de la taille mannequin, très loin même. Je suis même devenue experte dans l’assaisonnement et l’accommodement  de la morue (ben oui, je suis docteur es morue), avec mon fascicule d’un autre siècle. Dans mon ancienne vie, on dit que les repas sont le moral de l’équipage, alors je reste à vivre avec ce concept qui me plait bien. Deux repas par jour, je ne compte pas le petit déj (et pourtant pancakes, crêpes et smootie)  c’est violent quand même à réfléchir, à imaginer, à cuisiner, à prévoir, mais heureusement mamy est avec nous et veille en nous transmettant ses recettes ancestrales et chacun cuisine selon ses compétences et ses goûts, les filles, mon mari, moi.

Bonne journée à vous, prenez soin de vous si vous êtes en escale ;-) Perso, ce qui me manque le plus se sont les brocantes, pour renouveler mon stock, comme si je n’en avais pas assez, dit elle en se marrant). Allez bises à vous non contaminantes.

 

PS / J’ai oublié de prendre en photos les galettes bretonnes de DH, le roi de la galette, damned je suis faite.

 

Le 13 ème jour d’après – Nigelles, papillons et tourisme.

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Les routes du Luberon, sont encore vides, mais pas pour longtemps, déjà en ce dimanche matin, mes amies me disent que mon village est envahi de plaques d’immatriculation bien loin de chez nous, car il y a le marché paysan. Comment leur en vouloir ? c’est si beau chez nous.

Ils trouvent toujours le moyen de venir, les 135 euros d’amende faisant partie de leur budget vacances ou une terrible dépression les terrassant, les obligeant à faire 700 km ou 1000 km pour voir la Provence. Je les comprends si j’habitais encore Paris, Lyon ou Bordeaux (les villes où j’ai vécu) je crois que je serai partie à pied pour rentrer chez moi. Mais il faut avouer, que ça me donne peu envie de me déconfiner.

Le jardin est égal à lui même, plein de suprises, les Dracunculus vulgaris (j’adore ce nom) ont été majesteux cette année, puants comme ce n’est pas permis pour pouvoir se reproduire, ils ont atteint facilement les 1m60.  Si vous ne connaissez pas la belle légende qui les accompagnent, elle est écrite ICI pour la postérité. J’ai dérangé un papillon de nuit qui faisait sa sieste dans un Ronsard, j’ai un peu honte de l’avoir réveillé. Et le bonheur du jour, la première fleur de passiflore qui envahit toutes les fenêtres, et des nigelles, des nigelles qui ont poussé seules où on ne leur avait pas demandé, des années que j’en veux sur le terrain, mesdames ne poussant que sur la route, et … enfin elles ont poussé où elles voulaient, même après avoir été tondues.

Et  ma  deuxième  fleur  de  Clématite, et des bébés tomates.  Bon  Dimanche  à  vous.

Le 11ème jour d’après le 11 mai – Quatre nénuphars et une verveine de Buenos Aires

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Quatre nénuphars et le bonheur absolu, je voulais des Nepétas (parce que ceux de ma copine Nathalie sont trop beaux) et ben j’ai des verveines de Buenos Aires, j’espère qu’elles tiendront la distance dans la course à l’hiver. Le Luberon s’éclate dans un été précoce, tout doucement on va vers la canicule. Pluie soleil, soleil pluie, l’herbe folle est en délire. Bonne journée à vous. Prenez soin de vous.

Le 10ème jour d’après – Les confitures de Mamy

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Les grands mères sont comme ça, elles passent leur journée à trier, dénoyauter, séparer et faire des confitures, encore quelques pots à terminer aujourd’hui. J’en connais au moins une qui va récupérer des confitures ;-) et une grand mère totalement épuisée.

PS : les queues de cerises sont un hommage à ma grand mère qui les gardait pour sa tisane, on va tester.

PPS : Je vous prie de m’excuser pour les photos pas tip top, mais là c’est officiel, je n’ai plus d’appareil photo …. alors on se contente du téléphone, le temps de la réparation, si réparation possible il y aura.

Le 9ème jour d’après le 11 mai – Fleurs d’escargots

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Dans le jardin, les escargots poussent comme des fleurs, ils sont légions, il y en a des tonnes, ils s’agglutinent pour former des colonies blanches, comme des colliers de perles, précieux et délicats, des colliers pour le petit peuple des Improbables.  Ils sont fragiles, le moindre craquement sous mes pieds me rend triste. J’aime regarder ces fleurs d’escargots qui jalonnent le pré. La Clématite a fait sa première fleur, des oubliés de l’été dernier ont refaits surface oeillets et digitales. les semis semblent se plaire. Et cet arbre à fleurs blanches dont je ne sais pas le nom.

Demain est un autre jour, jour férié et j’aime ça.

Le 8ème jour d’après le 11 mai – Coiffure,manucure et soins ;-)

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Aujourd’hui ce fût journée esthétique, manucure pédicure pour les chevaux, coiffeur pour les arbres, les peupliers devenaient menaçants, étêtés de moitié, et pas un nid d’oiseau de détruit, trop cool, et esthétique massage et entretien de surface au potager ;-). Ben oui, il y a des priorités dans la vie.  Et bien entendu prenez soin de vous.


Le 7ème jour d’après le 11 mai – Mes petits coins à moi

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Il y a le bassin de Rosy en cours d’aménagement devant sa maison, celui ci j’ai encore beaucoup de travail, car l’été il est à l’ombre et j’ai du mal à garder les plantes aquatiques dedans, cette année j’ai essayé des roseaux, qui ne seront pas mangés par ses carpes. La semaine prochaine je récupère des plantes oxygénantes et aquatiques, enfin, pas facile en ce temps de déconfinement de trouver ce dont on a besoin, il fait chaud, les poissons commencent à avoir besoin d’oxygène. Donc vendredi, direction la pépinière.

Je vais essayer de ne pas trop vous « bassiner » avec mes bassins cette année, mais je suis toujours émerveillée par la vie qui peut grouiller dans un petit point d’eau, il suffit d’être patient.

Et puis il y a mon coin jardin d’eau, j’y passe la plupart de mes heures, à surveiller, les grenouilles, les poissons, les tétards, les libellules, et c’est vraiment mon petit coin. J’y écoute l’eau qui coule, et le bruit du vent dans le banks, il n’a pas trop fleuri cette année, peut être à cause de la neige.

Voilà je n’ai pas grand chose à raconter ce soir, mais demain est un autre jour n’est ce pas ? Faites très attention à vous.


Le 6ème jour d’après le 11 mai – Dimanche d’automne

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Le temps joue avec nous, toutes les saisons en une journée, soleil, pluie, vent, pluie, soleil, c’est assez délirant, l’herbe pousse à toute vitesse, le mois de mai n’est jamais très beau dans le midi, mais c’est assez délirant de subir tout ça en quelques heures. Mais la lumière est incroyable.  Le salon est terminé, on a commencé à remettre les meubles, le plus heureux est le vieux labrador, il a enfin récupéré mon son canapé avec de bons gros vieux soupirs d’aise. Je n’ai pas pu faire mes plantations, alors j’ai brodé, rangé et fait des découvertes, des tonnes de choses que j’avais oublié. Retrouver mes oeufs de carton dessiné, m’a donné envie d’en refaire. J’ai joué avec mon ombre. Demain il y aura de la brume.