Un matin à petits riens

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Dans mon jardin, il y a toujours un chat qui sommeille au cas où les oiseaux viendraient lui rendre visite. C’est un peu la jungle, pluie, soleil, pluie soleil, les herbes s’en donnent à coeur joie, mon jardin est indiscipliné, alors pourquoi vouloir l’ennuyer, il me ressemble tant, il fait ce qu’il veut. Les lilas fleurissent, ils ont résisté tant bien que mal au gel, pas comme les banks ou certains arbres. Ca ne sera pas un année folle niveau fleurs, mais je sais que l’année prochaine il se rattrapera.

J’ai reçu des graines de plantes étranges, c’est promis, je vous les raconterais. Sinon que dire de plus, il est bon s’y promener le matin, regarder les abeilles et autres insectes inconnus et se dire que c’est bien la seule chose importante dans la vie, de s’attarder aux petits riens.

Hier, en brodant, on médite quand on brode, toute heureuse de ma chance de tenir une aiguille,   je réfléchissais à des gens que j’ai rencontré, des gens à l’ego si sur-dimensionné qu’ils ressemblent à la grenouille de la fable.  Ils ont transformé leurs complexes, ils ne seront jamais heureux, ils seront toujours en recherche de reconnaissance de leur pairs et de leur père. Je les plains de tout mon coeur, de toute mon âme, car je sais malgré le mal qu’ils distillent autour d’eux en essayant d’affirmer leur petite position au coeur de leur minuscule hégémonie, qu’ils ne sont pas heureux. Quelle tristesse. Mais comme dirait ma mère, passons à autre chose, chacun d’entre nous a un croix à porter, et personne ne vient te soulager de la tienne.

Ici la vie somnole en attendant des jours meilleurs côté pandémie, et j’espère tous vous trouver en bonne santé.  J’ai tant de pensées pour ceux qui en souffrent.

Bonne journée à vous, à vos petits riens à vous. Je retourne à ma broderie, c’est bon de créer et de raconter des histoires avec du fil.


Sur le chemin du lycée

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Ce matin, reprise d’une vie presque normale, ma fille m’a dit, j’ai oublié l’effet que ça faisait de mettre un masque et ça fait un mois que je n’ai pas pris la voiture, drôle de vie quand on a 17 ans. Le chemin du lycée a un peu changé d’apparence, les blés sont montés mais il est encore en herbe,  les vignes tant bien que mal bourgeonnent après les gels que nous avons subit. Et les premiers coquelicots arrivent, ils ont pris leur temps cette année, le froid, la pluie les a conforté dans l’idée de rester bien au chaud dans la terre, confinés tout comme nous.  C’est toujours le bonheur absolu de prendre cette route, en partant, la Saint Victoire dans la brume matinale, nous protège, en revenant le Luberon, qui vieille. La vallée se donne des petits airs de Toscane. Les mazets des vignes sont encore ensommeillés, j’ai croisé un tracteur, qui a son rythme, dans son teuf teuf familier,  m’a salué alors que je prenais des photos. il fait encore un peu froid, le jardin ressemble à une forêt vierge, mais le lilas est en train de fleurir.

 

Le défilé du 1er mai

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il fait un temps abominable, on a juste l’impression que s’il pleut encore, des branchies vont nous pousser. Je suis dans l’atelier et je brode. Et par la fenêtre, un joli défilé, il restait des boules de graisse de l’hiver pour les oiseaux et vu le temps magniiiifiiique que nous avons, je les avais installé dans les arbres sans trop me faire d’illusion. Et ….. ça fonctionne.

Une bien sympathique compagnie qui me fait lever le nez de mon ouvrage. J’ai une passion pour les oiseaux du ciel, les oiseaux libres (mes chats également, qui louchent, qui « niaquent » qui font des malaises rien qu’à les voir et ne pas pouvoir les chasser, devant les fenêtres fermées sont passionnés.)

Je ne sais pas chez vous, mais j’ai eu un très bon défilé du 1er mai devant mes fenêtres.

 


 

Bon 1er mai, quand même.

 

Le vieux Tamaris a ployé

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Le vieux Tamaris, c’était une petite branche plantée, il y a presque 50 ans, par un joli mois de décembre. Il a grandit en même temps que moi, tout juste si on s’apercevait qu’il était là. Cette année le poids des fleurs et la violence de la pluie, on fait casser une de ses branches. Ca m’a rendu triste.  Cela me semble un peu tôt pour faire des boutures, mais peut être vais essayer.  J’ai quand même fait un bouquet pour illuminer la maison, il fait tellement sombre. Je suis désolée si les photos sont flous, il pleut vraiment énormément

C’était mon Pinterest à moi, bien avant Internet, c’était hier de 1979 à 1992

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A partir de l’âge de 15 ans, ce qui donne a peu près 1977 et 1978, j’ai commencé à amasser, tout ce qui m’intéressait dans les revues, dans la vie quotidienne, il n’y avait pas d’autres sources d’information,  j’ai entassé des tonnes de coupures de journaux, des feuilles mortes, des billets d’entrée, des cartes de membres et même des sets de table en papier. En les découvrant dans la vieille armoire, dans laquelle je les avais rangés sans les ouvrir, j’ai réalisé que c’était mon Pinterest d’époque, mon cahier d’inspiration, ce qui m’a permis de devenir ce que je suis aujourd’hui, je n’ai jamais eu le courage de les jeter, parce que ça éveille toujours mon interêt, j’aime toujours ce que j’ai classé et trié au fil des années, les pochettes en plastique sont  un peu poussiereuses, les classeurs désuets, mais  le charme continue à opérer. Nourrir son imagination, éduquer son regard, alimenter son inspiration, ne pas copier, juste se nourrir, juste engranger, juste ouvrir les yeux, en prendre plein les yeux. C’était hier, c’était au siècle dernier.

Chut j’en ai d’autres à redécouvrir.

Et vous comment nourrissez vous votre inspiration, comment attisez vous votre imaginaire ?


 

Dans le champ : Le Lepidium Draba

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C’est un plaisir de parcourir le champ et de découvrir des plantes sauvages qui s’avèrent souvent des merveilles de la nature, vous vous souviendrez peut être l’année dernière de la récolte du millepertuis. Je vous laisse découvrir les bienfaits de cette plante qui est aussi médicinale sur le site de la graine indocile ICI,

Je ne vais pas tout recopier.  Mais sachez que les jeunes feuilles peuvent êtres rajoutées aux salades. Les jeunes pousses ou les boutons floraux cueillis au printemps, sont consommés crues, cuits à la vapeur ou poêlés. Les fleurs peuvent accompagner les salades et se préparer en infusion. Les graines peuvent être utilisées pour composer une moutarde ou employées comme du poivre. Pas assez téméraire pour tester tout ça. Mais d’après de vieux écrits elles seraient anti-rhumatismales. Personnellement j’en ai fait un bouquet aérien, car elles sont si légères.

 

Chaque matin

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Préparer le foin, sortir les princesses, puis sortir les altesses gallinacées

Mettre la pompe des bassins en route, nourrir les poissons.

Allez dans le pré.

Apporter leur petit déjeuner aux demoiselles poules, chercher des pissenlits et des bonnes herbes.

Donner les pissenlits aux dames tortues (mes animaux domestiques préhistoriques) et passer mentalement les tâches à faire dans le jardin et dans la maison.

Faire un brin de méditation dans le coin japonais , se dire que les érables du japon supportent la pleine terre et puis continuer.

Chaque jour a son lot de surprises et de petits bonheurs, chaque matin ne ressemble à aucun autre, et c’est ce que j’aime.

 

 


Ca ne ressemble pas vraiment au printemps

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Mais pas du tout, la neige, je t’en donnerai moi de la neige le 17 avril,  Se reveiller avec le Mourre Negre qui a le bout du nez tout blanc c’est une hérésie nominative m’enfin. Sinon c’est joli, la brume se lève petit à petit, mais le ciel restera gris aujourd’hui. Juste pour se dire qu’il fait bon devant le feu avec un chocolat chaud.  Je voulais jardiner un peu, ça attendra la semaine prochaine, et c’est tant mieux pour mon épaule. Sinon la vie suis son cours chez les improbables, certains sont d’ailleurs en train de naître, juste leur trouver un nom. Bon journée à demain, peut être ou peut être pas.

 

PS : J’ai encore ramassé de la gale de chêne, pour mes tout-petits, si un jour, il peuvent venir en vacances, pour faire de l’encre médiévale.

et puis le chemin des iris commencent à prendre forme, bientôt tout fleuri, hâte de le prendre en photo.

le tamaris rajoute un peu de lumière, et le poste de chasse ressemble toujours à une verrue dans la campagne et bonne nouvelle, la pluie a mis le pollen à terre.