Rendez nous notre canicule …. (citation de Martine C.)

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Il va vraiment falloir que je me décide à mettre des chaussettes dans mes Crocs, hier il a neigé sur le Luberon, ce matin, le givre a envahi la campagne. Je suis toujours en résistance et comme dirait un amie, « mais rendez moi ma canicule ;-) ».  La campagne est figée. Deux jours sans nouvelles, sur les petits riens,  c’est normal j’étais conviée à  deux journées de l’amitié de France Patchwork, une dans le Var à La Valette du Var, merci à Nadège et Josse .. l’autre à Lourmarin, merci à Christine et Christiane, à dix minutes de chez moi. Lourmarin le pays d’Albert Camus. Albert Camus qui disait « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été ». Je cherche mon invicible été.

Lors des deux journées;  l’ouvrage du jour était la customisation d’un sac Bohin, que j’ai commencé, est ce qu’un jour je le finirai ;-) ? Ensuite réaliser son portrait à la manière de Katherine Roumanov, rapide et très ludique.  Cocasse surtout quand j’ai oublié le mien sur le toit de la voiture et qu’il s’est envolé dans les rues de Lourmarin, portrait retrouvé par ma tante sur le bitume.

S’il a survécu à la circulation, je vous le montrerais c’est promis. C’est chouette les journées de l’amitié, c’est chouette de rencontrer des centaines de dames animées du même passion. Le club de patchwork de Pertuis nous a offert de magnifiques lys en tissu, je vous les montrerai également.

J’ai allumé un feu dans l’atelier, le temps est à la broderie, et j’ai des fiches techniques à rédiger, des « Chuttt » pour Noël.  Je vous embrasse et à demain certainement.

 

 

Dans mon atelier, il y a à nouveau les bulles de jardins …

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J’ai rentré dans l’atelier les bulles de jardins, elles avaient passé leur été à l’ombre du rosier de lady Banks,  j’ai rempoté, taillé, soigné. Pour faire des « bulles » il vous faut des bocaux qui trainent depuis des lustres, des perles anciennes, oiseaux en verre filés, moutons surannés … de la mousse et des bouts de verre usés par les vagues, quelques boutures … je crée régulièrement des jardins secrets ça fait presque 10  ans qu’ils jalonnent mes lieux de vie,  les premier c’était ICI, le 5 décembre 2010, quand je vivais dans un immense gratte ciel et que j’avais besoin de me perdre dans une bulle de sérénité, depuis ils réapparaissent  régulièrement sur les Petits Riens.

Hier alerte Orange, des orages pendant plus de 18 heures, nous avons même annulé l’atelier, tellement les risques d’inondations étaient important, c’est ça la Provence, douce et violente à la fois, un peu comme ses habitants, imprévisibles quelquefois.

A demain, peut être …si je ne m’égare pas dans la mousse profonde d’une cascade de songes, au coeur d’une bulle de poésie, vous pouvez vous y égarez également, c’est vraiment tout simple à faire, je n’ai pas le monopole des bulles de jardins, et ni de l’idée, mais j’aime  à penser que les miennes ont ce petit quelque chose qui fait qu’elles sont vraiment le reflet de mon monde.

Soyez sages, non soyez fous, soyez innovants, soyez créatifs, sans un brin de folie la vie est bien triste.

Et n’oubliez pas de mettre les plantes carnivores sous une cloche, on ne sait jamais elles pourraient mordre ;-)

 

Je vous souhaite une belle journée sereine, une journée à vous perdre dans les bulles de jardins. Je file, à la rencontre de dames passionnées.

 

(si vous voulez réussir vos bulles de jardin et qu’elles continuent à croitre sans végéter, il faut faire un petit lit de billes d’argiles, un peu de terreau à définir suivant la bouture que vous allez planter (cactées ou plantes vertes) et un peu de mousse, tiens un de ces jours je vous ferai un tuto :-) ).

 

Offrez vous un jardin secret ou de curé, sauvage ou aquatique, de balcon ou bien alpin, toujours d’amour ….




 

 

 

L’embrasement

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Fontjoyeuse s’est embrasé ce matin dans une spectacle digne des plus grands artificiers, il va pleuvoir, l’orage est attendu et pourtant, il a voulu faire son apparition comme un star qui donne sa dernière représentation avant très longtemps. Il fait froid, très froid, les amandiers sont décharnés, que je déteste cette saison, même si c’est le moment où je fais les plus belles collections de ciels, comment ne peut on pas être sensible à la grandeur et la puissance de la nature, nous ne sommes rien contre elle, nous ne sommes que des brin de paille. Il suffit de penser aux personnes qui ont subi le tremblement de terre en Ardèche, ou les inondations à Venise, et à bien d’autres endroits. Comment peut on nous humains, penser réellement pouvoir la dominer ? Je ne sais pas. J’ai allumé un feu, en remerciant les arbres de me donner leur bois (je sais c’est débile, mais j’y tiens) et je file préparer l’atelier pour cet après midi.

Bonne journée à tous, à demain, si vous le souhaitez.

 

Winter is coming, l’hiver est bien là

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Ca ressemble vraiment à l’hiver, les derniers légumes essayent de murir au jardin, les dernières fleurs aussi. Les poules me suivent, il n’y a plus beaucoup d’insectes à picorer, elles attendent le complément de leur graines qui cuit dans la cuisine.

Elles m’empêchent de faire les photos et c’est amusant de les voir passer et repasser devant mon objectif.

Cet année, il est un peu tard pour les légumes d’hiver, mais je pense que l’année prochaine j’anticiperai, il n’y aura pas d’olives cette année, les tempêtes de vent, de pluie, la sécheresse et la mouche ont eu raison des oliviers, ça me rend triste.

Il ne nous restera plus qu’à faire des bouquets avec les branches.

 

Je file travailler dans l’atelier. Belle après midi à vous.

 

 

Devoir de mémoire

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Devoir de mémoire, c’était difficile ce matin,  ce 11 novembre que  nous commémorons depuis plus de 100 ans, a pris des allures différentes.  Cette année, sera inauguré à Paris,  un monument à la mémoire des militaires français tombés en Opex depuis 1963. Cinq noms ont été cités, les cinq noms des soldats morts en 2019, les noms de ceux morts pour la France qui sont enterrés dans le Vaucluse,  et les noms ceux du 2ème REG de Saint Christol tombés au combat.

Je suis dans cette salle du conseil, comme chaque année, et je regarde l’assemblée, ça n’intéresse donc plus personne, seuls les anciens sont présents et la directrice de l’école qui fera lire des poèmes aux enfants.  Lorsque nous serons morts, il y a aura t’il une relève à ce devoir de mémoire  ?

Ils sembleraient que les nouveaux habitants ne soient pas concernés, ils doivent se croire à la grande ville, nous sommes environ 800 habitants, 500 votants et nous n’étions même pas une trentaine.

C’est bien triste tout ça, les gens qui confondent un jour férié et une journée du souvenir.

Demain sera un autre jour.

 

 



Un dimanche gris

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Tout doucement, je prends possession de l’atelier, j’ai retrouvé de vieilles broderies, c’était ma période coton perlé et ce sont toujours mes couleurs, je cherche le printemps, une grande nouvelle, j’ai trois nouveaux squatteurs dans l’atelier, trois poissons, me voilà donc avec un aquarium en plus, offert par Mamzelle Sylvie pour que les poissons bullent à ma place et que je travaille. Mais c’est dimanche, je suis en phase d’hibernation. Je regarde autour de moi, je suis fière de mon chiffonnier qui a fière allure avec ses nouvelles poignées. Les boules de coton perlés, telles des bonbons ont pris leur place dans des bocaux de confiseurs, les ciseaux se dressent dans leur pique fleurs. Les objets en opaline blanche, entassés depuis tant d’années, ressortent au moment où c’est la tendance, milk glass pour être au goût du jour.  Et j’ai retrouvé les feuilles séchés de Ginko, cet arbre immortel me fait rêver, peut être une future broderie qui sait;

Je vous souhaite un beau dimanche, un dimanche dans un cocon, faute de soleil.

 

Inspiration Champignons

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J’allais jeter mon petit bois au feu, quand je l’ai regardé de plus près, de très près. Des champignons qui ressemblent à des broderies. Alors je l’ai étudié de plus près, et chaque lamelle ressemblait à des petits points. Et puis j’ai vu le minuscule escargot, qui se réveillait. Il est si petit que je t’ai posé mon aiguille à côté de lui, une aiguille enfilée de deux brins de soie, pour que toi lecteur, tu te fasses une idée. Il était tout ahuri, je l’ai reposé dans le jardin, et le bois aussi.  les bébés champignons ressemblaient à des points de noeuds, les plus grands à des points d’araignée surjetés, ou des points de boutonnière brodés en cercle. C’était si fin et si joli.

Je m’en suis allée photographier les autres champignons qui parsèment les coins du jardin.

Je suis fascinée par cette vie étrange, les spores qui éclatent, pour se reproduire, ces organismes si différents qui se jouent du climat ou de la météo, et qui attendent simplement le moment propice pour éclore. L’élégance gracile, l’ombrelle qui devient au gré de mon imagination, parapluie de fée,  maison de lutins, ou cachette d’improbables. Sais tu lecteur qu’un champignon c’est comme un humain, ça peut mourir ? Et puis non c’est décidé, un champignon c’est immortel, ça disparait juste pour mieux renaitre, peut être comme un humain qui sait ?

Ce matin, il a gelé, la première gelée de la saison, il fait froid, et le jardin commence à s’endormir pour cet hiver qui arrive à grand pas, l’hiver m’attriste et pourtant il est si nécessaire.

Maintenant à chaque fois que j’allume un feu dans le poêle, je regarde s’il y a des champignons ou des escargots, je ne voudrais pas arrêter le cycle.