J’en parlais hier de ces gestes ancestraux transmis de mère en fille, qui chaque fois que nous les répétons me laissent un sentiment d’éternité. Chaque fois que je vois le pilon et le mortier de mon arrière grand mère, chaque fois que je vois ma mère s’en servir, chaque fois que je m’en sers, et lorsque j’apprendrais à mes filles à piler l’ail et le basilic ou à monter un aïoli, il y aura les ombres de nos aieules qui nous surveilleront et j’y verrais un court instant, la vie éternelle.
Je ne suis pas originale en vous montrant en Provence, la soupe au pistou, il ne se passe pas une semaine d’été sans qu’un provencal en fasse.


La recette de la soupe au Pistou
Pour 8 personnes
10 courgettes, 4 carottes, 4 pommes de terre, 6 tomates, 2 oignons, 250 g de haricots verts, 400 g de haricots plats, 400 g de haricots rouges, 400 g de cocos blancs, 150 g de pâtes (coquillettes, spaguettis ce que vous avez envie) 1 plant de basilic, 6 cuillères à soupe d’huile d’olive, 1 tête d’ail, sel et poivre.
Chaque famille a la sienne.
Laver les légumes, éplucher les oignons, les carottes, les patates et si vous le voulez les courgettes, débiter en petits cubes.
Faire fondre l’oignon dans un peu d’huile d’olive. Rajouter tous les légumes, l’eau le sel, le poivre et une branche de basilic (les haricots rouges et les cocos peuvent avoir été cuit préalablement 15 minutes à la cocotte minute).
Laisser cuire environ une heure. 10 minutes avant la fin de cuisson rajouter les pâtes.
La pommade
Piler l’ail dans un mortier et les feuilles de basilic avec du gros, rajouter deux tomates cuites, pelées et épépinées et mélanger avec l’ail, le basilic et une poignée de cocos cuits (les cocos ne sont pas obligatoire) et du parmesan. Monter doucement la « pommade » avec l’huile.
Verser la pommade dans la marmite de soupe et laisser infuser en arrêtant le feu 5 minutes.
Ne pas oublier le parmesan …


C’était l’inauguration de la fin des travaux de restauration de l’Eglise de la Tour d’Aigues, elle date du XIII ème siècle, une forteresse qui nous contemple, construitre sur un ancien temple romain. Elle s’élève, là, embrassant la ville et la protégeant …
Des enfants sur le parvis comme des milliers d’enfants durant 11 siècles …
J’avais oublié comme l’intérieur était beau …. et je n’ai pu m’empêcher de brûler deux cierges pour deux peuples qui souffrent … que leur père m’entende parce qu’Israël et Ismaël étaient deux frères, parce que l’Afrique s’entretue pour un Dieu inutile.

Se réveiller dans le flou d’une station de radio qui m’assène d’horreurs sans nom ….
Se souvenir de ma bulle, le temps de me remettre des nouvelles de ce monde qui devient fou, de ce monde tourmenté de haine, d’ignorance et de peur. Me souvenir que j’ai repris mes aiguilles … pour broder du noir … pourquoi du noir, le noir de l’âme des hommes ? Le noir d’un nuit qui s’achève ?
et dans ce moment de calme, au soleil levant ….. j’essaye de broder la lumière, de broder les étoiles… non pour oublier mais pour me protéger …. de mon impuissance à cette violence. Que puis je faire à part prier, moi qui ne croit plus en grand chose, prier et faire de ma vie des petits riens de calme et de douceur.









14h00 – 38° c à l’ombre ….
je pense que j’ai des tonnes de chaises à repeindre …..
La fontaine qui fuit pour ceux qui savent ….
La grenouille pour qui j’ai transporté une fontaine qui fuyait pendant plus de 300 m …. ;-)
Les cyprès de Florence si géants qu’on n’arrive jamais à voir le sommet …
Bientôt l’heure non pas de plonger mais de peindre …. aujourd’hui peut être ou alors ….
En attendant à l’ombre, prise d’une crise subite, j’ai planté dans un coquillage un caféier d’Arabie ….


