Migration millénaire

Classé dans : 365 petits riens | 3

 

Dans la grisaille de la journée, ils m’ont surprise, il est si rare de les rencontrer sur mon chemin. Ils sont là depuis des milliers d’années, les étourneaux … ils reviennent toujours au même endroit, assombrissant le ciel, habillant les arbres dans leur nudité hivernale.  Les humains les haïssent à cause des déjections, de leur piaillement, les agriculteurs les pourchassent, dévasteurs de culture. Pourtant on leur a prêté pendant des siècles le don de pouvoir prononcer des formules magiques, peut être est ce dû à leur murmure incessant.   Ils étaient là bien avant nos villes et nos villages et je me pose la question, chaque fois que j’en vois, combien de temps encore pourrais je traverser pour mon plus grand bonheur un nuage d’étourneaux, avant que mes congénères ne détruisent le monde que la nature a bien voulu lui prêter.

 

Il est l’heure ….

Classé dans : 365 petits riens | 5

 

Il est l’heure d’affronter son destin …. il est l’heure de mettre un pied devant l’autre et de se créer un petit coin de rêve avant la folle réalité. C’est le moment de transition. Ce moment indicible où tout se fusionne dans nos têtes, agenda, angoisse, joie, projet, idée, perception d’un avenir proche. C’est le moment où on lit la presse, les blogs, les réseaux sociaux,  le moment où l’on va voir comment le monde se porte comme on pose la main sur le front d’un enfant malade, on surveille l’humanité. C’est le moment où l’on sourit d’une simple photo sur un blog qui s’inspire étrangement des vôtres et dans ce dérisoire au sein de la tourmente on se gausse gentiment de cet enfantillage. C’est le moment où tout semble possible, où tout semble insurmontable. C’est le moment, où avant de se laver des songes effilochés de la nuit, on reste encore dans la lueur des chimères.  C’est le moment où le froid se pose en nous en un hiver qui n’en finit pas. C’est le moment où l’on s’habille comme on enfile une cuirasse pour braver la vie, faire face à la misère, narguer le quotidien , c’est le moment où nos armures ne sont pas encore bien ajustées. C’est ce moment là où dans la torpeur d’une nuit agitée de rêves étranges on se projète sur une page à écrire, une destinée à dessiner.

Belle journée à vous.

 

« nu ta do nu mè » les tentures du Bénin

Classé dans : 365 petits riens | 5

 

Elles sont dans mon armoire depuis tant de temps, les tentures du royaume du Dahomey, ramenées de Cotonou ou de Ouidah par mon marin, il n’arrive pas à se souvenir. Il se souvient d’un monsieur africain, dans son échoppe les confectionnant, appliquant les pièces et les cousant à la main, assemblant les grandes bandes dans le ronronnement de roues d’une antique machine à coudre à pédale.

J’ai eu besoin aujourd’hui de les déplier, de sentir l’odeur de l’Afrique.   Des toiles au service des rois, des toiles au service d’un peuple, elles sont l’histoire d’un pays. Elles racontent l’histoire d’un peuple, et moi je rêve de forêt sacrée, d’arbres sacrés, de divinités vaudoues et de sorciers africains.

Vous avez envie d’en savoir un peu plus sur les tentures du Bénin, ou comme on les appelIe les toiles appliquées de Dahomey.

Ca fait du bien quelquefois de laisser vagabonder son esprit et oublier juste pour un instant notre vieux continent poussiéreux et suffoquant, et dans ma tête claquent les syllabes « nu ta do nu mè » comme des incantations, comme une prière aux dieux et aux esprits de la terre.

Poussière de fées

Classé dans : 365 petits riens | 6

 

Une boite en or, au moins … et des petits oiseaux qui s’y dessinent joliment découpés dans le métal ….

Chut on ouvre …. de la poussière s’en échappe …

On y devine

 

on les devine …

 

 

 

Elles s’y mirent … dans la légèreté …

 

Je sais maintenant où les fées cachent leur poussière …. chut ne le dites à personne.

 

Oulalalalalalalala .. presque 15 jours de vacances (enfin presque)

Classé dans : 365 petits riens | 2

 

Il faut le dire j’ai hiberné …. des températures négatives, comme jamais vu du -14°c en Provence, incroyable, j’ai même tapé sur le thermomètre pour être sûre que le mercure n’était pas gelé, c’est dire … j’ai ressorti les Damart de ma grand mère, et les chaussettes des nuits de garde… totalement frigorifiée …. je vous montre un peu mes matins givrés, sauf celui où il y avait tellement de verglas que tititine s’est prise pour une patineuse olympique et je me suis faites des frayeurs genre estoufagades, le genre a te bloquer les cervicales tellement t’es crispée sur ton volant. Mais voilà, tout le monde est entier, Titine aussi, même après quelques glissades … faut nous excuser mais dans le midi on n’a pas l’habitude …. voilà je suis reviendue,.

Vert comme …

Classé dans : 365 petits riens | 9

 

Vert comme leurs regards  à tous les trois …

 

 

 

Vert comme …

 

mon antique paquet d’aiguilles …

La soie du Ver à Soie

 

 la laine du Ver à soie …

 

Vert comme cette envie incroyable de broder le printemps …

Ils ont grandi et ne se quittent pas … je brode à leur côté.

Dimanche matin, c’est pancakes

Classé dans : 365 petits riens | 11

 

 

Elle n’a rien mangé depuis 4 jours, dormant un peu dans son lit, un peu dans la mien et beaucoup sur le canapé,  la grippe s’est invitée dans notre maison … et ce matin …. enfin …. mais qui peut résister aux pancakes et au vrai miel d’abeille (depuis que Po sait qu’il y a des faux miels, elle me demande à chaque fois si c’est du miel d’abeilles), personne ne résiste aux pancakes, même pas la grippe.

La recette toujours la même …

250 grs de farine

400 ml de lait

2 sachets de sucre vanillée

1 sachet de levure chimique

2 oeufs

On mélange tout, pour faire un pâte à crêpe épaisse,  normalement on laisse poser une heure la pâte, ici on ne dépasse jamais les dix minutes et ensuite dans un galetier ou une poéle anti adhésive un peu graissée, on dépose un demi louche de pâte, et dès qu’à la surface se forment des petits bulles, on retourne son pancake, 30 secondes et c’est cuit.

Pour faire encore plus nourrissant, j’ai rajouté un peu de crème fraiche liquide dans mon lait entier …

Bon dimanche à vous.

« Si dans ton placard, tu as plus de poêle à crêpes, de crêpières et de galetiers que de poêles classiques, c’est que tu as épousé un bretons »

Proverbe du Luberon

 

 

 

 

A l’heure où je publie cet article, nous sommes à 7 d’engloutis …