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le retour des Chrysomèles
Je comptais en être débarrassée ce printemps, ayant l’année dernière effectué une migration massive de leurs ainés (juste déposées dans un joli bocal, et rejetées dans la nature à deux kilomètres de la menthe) non ça ne leur a pas suffit, elles sont revenues brouter la menthe …. c’est vrai qu’elles sont diablement jolies, les chryso-machins, on aurait envie de les dessiner, de les broder, leur couleur métallisée les fait briller au soleil comme des multitudes de petits miroirs … Aller aujourd’hui cueillette de Chrysomèles et vaporisation au savon noir …. Ohhh c’est ma menthe là, les bestioles, allez brouter chez le voisin.
Dans la série des simples, marjolaine pour la pizza et basilic pour …. ben pour tout le temps, je ne peux pas vivre sans basilic ….
(quoi vous pensiez que je faisais des philtres d’amour avec mes plantes, que nenni mon ami, je les mange comme les chrysomèles massacrent ma menthe.
Si j’avais le courage, mais je ne peux rien tuer, je les ferais sécher pour les broder comme c’était en vogue à la fin du 19ème siècle et début du 20ème de broder les ailes de hannetons dorés … mais berkkkkk quelle horreur …. arracher ses ailes à une bestiole, et porter son cadavre sur soi … j’avoue, je ne peux pas, même si c’est une belle curiosité et une prouesse technique en broderie …
A voir ICI
Un oiseau s’est posé sur mon ouvrage …
J’aime ouvrir mes volets le matin et découvrir le temps qu’il fait … écouter la lumière se draper dans les arbres, surprendre le chant des oiseaux et les essais en vol des petits de l’année.
Je ne suis pas une grande accro à la météo, juste la surprise …. la surprise d’un ciel bleu balayant la terre.
Ensuite je fais le tour de mon micro jardin pour découvrir s’ il y a du nouveau …
La saison des roses approche …
les oeillets ont survécu à l’hiver …
et puis je regarde à la lumière du jour, mon travail de la veille …. parce que la nuit les couleurs sont irréelles, et parce qu’un jardin sans oiseau, c’est un jardin bien triste …
Un petit oiseau vert est venu se poser sur mon ouvrage …. il attend sagement sa nouvelle destination … il manque quelques point à rajouter. Il s’apprête à chanter
Il s’apprête à raconter ses rêves, et surtout il se veut messager de bonheur … pour un mariage peut être ou tout simplement pour soi.
“Le bonheur est un oiseau qui se pose sur la paume de la main, pour le garder il ne faut pas essayer de le saisir.” Noureddine Khedim
Petit bout de rien du tout
Broder avec peu, broder avec rien du tout, quelques fils échappés d’une corbeille à ouvrage, composer sur la toile, et voir naître des fleurs étranges, les dessiner directement avec du fil et une aiguille, laisser l’imagination guider la main … et découvrir au matin, une branche de …. je ne sais pas, un rosier bank, des fleurs d’orangers, des fleurs de coton ? Juste savoir qu’elles ont éclos sous mes doigts, et que d’infime bulles de verre nacrée se sont posés en leur coeur … j’aime voir naitre l’improbable.
Savoir maintenant ce qu’elles veulent devenir … juste attendre un peu pour qu’elles décident elle même, c’est que, c’est indécis les fleurs …
Bon week end à vous …
l’Etable
Quoi de mieux qu’une étable pour une « Kratrice » rurale … à découvrir à Pertuis et Avignon ….
Il est bon de rencontrer du monde hors de notre microcosme des arts du fil, c’est d’une grande richesse et un peu moins nombriliste.
Merci à Tout en bois de m’avoir un peu bousculée de mon quotidien pour m’y rendre.
Merci à Bastien de m’avoir accueillie.
autour de personnes pleines d’espoir et de ressources.
Merci à vous.
Je crois que je suis une travailleuse nomade.
source sur la page Facebook de l’Etable ici
Ils sont là
Ils sont incontrôlables, ils arrivent où on s’y attend le moins, chaque année est une quête, où vont ils décider de croître ?
Je les ai découverts par hasard au détour d’un chemin de terre.
Fragiles et forts à la fois, leurs corolles translucides apprivoisent le soleil vespéral.
Ils sont légendes. Ils parsèment de grenat l’immensité des terres, inexorablement, ils se dressent, bravant le travail des hommes.
Ils signent en une fanfare silencieuse d’une armée éteinte, l’arrivée du printemps, narguant le froid et le gel inhabituel d’une saison balbutiante, de leur robe froissée
Ils s’inscrivent chaque année dans l’histoire de nos montagnes, comme un rêve renouvelé en un instant de solennité
Je fête leur arrivée en un rite païen, m’immolant dans l’écarlate de leur lumière, au coeur d’une vallée sacrée dont bien peu connaissent l’importance.
Debout dans leur embrasement, les bras écartés en une prière sans dieu, une ode à la terre, au coeur du vent, je suis le seigneur de ma montagne.
Au loin le château veille sur l’histoire du temps. Les bastides sommeillent et le moulin renait dans le Mistral déclinant.
Les coquelicots symbole de renaissance et de fertilité sont là.
Lundi 2 mai, 19h15 – Entre Ansouis et Sannes …
Le mois de Marie et les Belles de Mai
J’aime l’idée d’un mois consacré … Mai est le mois de Marie depuis le 18ème siècle … j’aime aussi avoir lu sur un site religieux,
une intention de prière universelle pour ce mois ci, afin que dans tous les pays du monde les femmes soient honorées et respectées, et que soit valorisée leur contribution sociale irremplaçable. J’aime y croire
un peu … Enfin ….
J’ai toujours beaucoup de mal avec ce Dieu qui ne devrait être qu’Amour, surtout lorsque je suis anéantie par les exactions faites en son nom.
Mais j’aime les traditions perdues, comme celle des Belles de Mai à Marseille …. Alors, non je ne suis pas en période mystique, juste un peu nostalgique, des rites d’antan, alors j’ai brodé pour les Belles de Mai, ce curieux mélange de sacré et de païen.
Comme toujours, parce que notre culture est ainsi faite.
Les petits filles priant tous les soirs durant tout le mois de mai devant une statue de la Vierge dans une église et les belles de mai recevant le rameau du mai … paradoxe des traditions.
Connaissez vous cette tradition ?
Documents issus du catalogue de la sublime exposition « Les Belles de Mai, deux siècles de mode à Marseille » qui s’est tenue en 2002 à Marseille … que j’ai eu le plaisir de visiter.
Vous pouvez le feuilleter ICI, les documents sont page 80 et page 81
Il est revenu le temps du Muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu’au banc où je t’attendais
Et j’ai vu refleurir
L’éclat de ton sourire
Aujourd’hui plus beau que jamais
Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà se sont fanés
Pour nous deux rien n’aura changé
Aussi belle qu’avant
Notre chanson d’amour
Chantera comme au premier jour
Il s’en est allé le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s’aimer pour s’aimer longtemps.
J’ai toujours aimé cette chanson,
Mais il faut avouer qu’en russe … c’est différent.
Bon premier mai à tous, que ces quelques clochettes vous apportent le bonheur et surtout n’oubliez pas que cette journée est de par le monde,
le symbole de la lutte pour l’égalité dans le travail.
Purple day
Je n’ai pas envie d’écrire ce matin, comme je n’ai jamais envie de parler le matin, vous devez trouver lancinantes, les mêmes images chaque jour, de mes immuables levers de soleil. En 2006, j’avais acheté un livre sur les conseils d’une bloggeuse qui expliquait que pour booster sa créativité, il fallait écrire trois pages chaque matin, trois pages manuscrites, je n’aime pas écrire avec un stylo, il faut qu’il soit parfait « le stylo » pour que j’écrive .. je ne suis jamais allée plus loin dans la lecture du livre, de peur que les conseils ne me perturbent plus qu’ils ne m’aident. Alors je me demande si mes petits riens, ne sont pas une transposition de ces conseils, des trois pages manuscrites d’un grand coach américain.
Chaque matin qui s’éclairent me poussent vers l’avenir, alors que je trouve que les soirs sont un repli sur le passé, vers une nostalgie qui ne m’émeut guère, je n’aime pas la nostalgie, je n’aime pas les si j’avais su, si j’avais pu, j’ai toujours appliqué le conseil de mon père « Il vaut mieux avoir des souvenirs que des regrets » et je sais qu’il avait raison. Vous verrez rarement des couchers de soleil ici (ou alors peut être est ce parce que j’habite face au soleil levant … finalement, il faut peu de choses ;-) pour que la nostalgie d’un temps révolu ne viennent pas assombrir l’avenir.
Allez c’est parti pour des créations aujourd’hui, enfin je l’espère. Les couleurs pourpres de ce matin étaient si belles.













































































































