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Naissance d’un mannequin
Dimanche pluvieux
Airport
Un « pestacle » au milieu de l’enregistrement des bagages …
des centaines de personnes qui attendent le visage fermé … on y pense tous … saugrenu …surprenant, improbable … un mariage d’opérette.
un peu plus loin …
Airport, airport
You’ve got a smiling face
You took the one I love so far away
Flying away, flying away
Airport, airport
You’ve got a smiling face
You took my lady to another place
Flying away, flying away
1er avril
Tricotine, tricotons
La vieille ville aux remparts un peu gris ….
Cher lecteur, ce matin, j’aurais pu t’envoyer une carte postale d’Avignon, mais je n’ai pas eu le temps, d’ailleurs le temps était parfait pour ma collection de nuages, gris et lourds comme mon moral …
Mais bon, il suffisait que je regarde juste les remparts pour me souvenir en fredonnant quelques vers d’une chanson oubliée, ces vers qui m’ont tant aidés quand j’étais loin de ma Provence, c’est bien la première chose que je voyais en descendant de la gare, les remparts.
… le centre du monde,
C’est un pont démoli
….
… c’est une vieille ville
Aux remparts un peu gris
Et où chaque fontaine
Sèche un chagrin depuis.
C’est beau Avignon, je n’ai pas eu le temps de m’y attarder comme d’habitude.
Mais le peu que j’y suis restée, j’en retiendrai au moins une chose … c’est que plus jamais, je ne ferai autre chose que ce que j’ai envie, plus jamais.
Sinon j’ai attendu dans un lieu sublime, de cet hôtel particulier qui ouvre une page à mon imagination où des gens charmants m’ont reçue, avec compétence et gentillesse, et ça n’a pas de prix.
Bon les pigeons sont amoureux et roucoulent aux dernières nouvelles …et moi je crois que je sais où je vais … c’est une matinée que je ne pourrai oublier, une matinée de colère constructive et puis j’ai croisé tant de fontaines …..
Héritage
J’ai hérité d’anciennes cages, du temps ou les canaris étaient un luxe, ils étaient la seule porte vers le rêve, de cette époque où les gens vivaient simplement, vivaient de peu, travaillaient comme des dingues, et leur petite cage et leur canari étaient leur seul moment d’évasion. C’était un peu à la mode dans les années 50-60, d’avoir perruche et canari dont on accrochait la cage à son volet ou à sa fenêtre pour qu’il puisse voir le ciel.
Je les ai regardé précieusement, comme un souvenir que je n’ai pas eu. Je sais qu’elles sont déjà support à d’improbables rêves.
Les souvenirs d’oiseaux dont je me souviens, sont irréels et sublimes, c’étaient les cousines, on les appelaient les cousines, elles étaient les cousines de mon grand père, elles étaient trois de parfaites et adorables vieilles dames, que Miss Marple auraient pu envier. Col blanc, gilet pastel, châle en crochet d’art et bijoux surrannés, souriant sous l’auréole de leur chignons blancs. Elles vivaient dans un ancien immeuble Hausmannien à Marseille, les Chartreux, je vois encore comme figés dans le temps, les meubles, les tapis, les tableaux, les bibelots d’un autre siècle, les châles de cachemire posés sur les tables comme des nappes oubliées, des poupées et leurs robes, que l’on me prétait pour jouer le temps de la pause café. Mais mon bonheur étaient surtout la visite du dernier étage.
Le dernier étage était un rêve éveillé à mes yeux d’enfant. Le dernier étage était une volière sans cage, les oiseaux y vivaient en liberté au milieu des plantes. Des oiseaux paillaient, chantaient, volaient autour de moi apprivoisés, libres, de la perruche au moineau, du canari au bengali, ils étaient là, soignés et quelquefois relâchés, vivant en parfaite harmonie. Je me souviens du carrelage de terre cuite, tomettes provençales rutilantes et des murs blancs, je me souviens du plafond, poutres et pare-feuilles et des oiseaux perchés sur des perchoirs improvisés. Chaque fenêtre grande ouverte équipée de moustiquaires.
Et dans ma mémoire file, des éclairs de couleurs, ceux des oiseaux qui volètent autour de moi. J’étais si petite, je n’avais pas 10 ans.
Dimanche de Pâques
Pâques au mois de mars c’est le risque de ramasser les escargots en même temps que les oeufs ….
Elles ont voulu quand même que le cloches passent.
Se cachant dans la maison, pour ne pas savoir où les oeufs tombaient ….
Une fine bruine se déposant sur chaque pétale .. les fleurs timidement osent pointer le bout de leur nez ….
et préparer une jolie table pour commencer les agapes.
Le premier long week end de l’année.
Bon lundi à vous.

























































































