Billets récents
Je vous aime
Vous avez peut être remarqué que les petits riens se font rares déjà trois jours que je n’ai pas pris de photo … je n’y arrive pas. Je n’y arrive pas parce que n’importe quelle photo que je prendrais ne représentera en rien ce que je ressens, ce vide immense … je vais quitter ce pays que j’aime tant, ce pays qui est devenu pour moi une seconde patrie, ce pays où je me sens bien, ce pays où je laisse un peu de mon âme.
Ils vont tous tant me manquer, ces gens dont je ne connais même pas le nom. Les dames du salon de coiffure, qui m’ont dit « you missing me, Madam » moi aussi, « you missing me » nos fous rires dans un anglais approximatif, nos rires sur la polygamie, quand vous me disiez qu’une femme des Philippines lorsqu’un homme en prend une deuxième est capable de tuer la première et son mari, nos délires sur le prix des robes haute couture dans les revues du salon. Nous nous ressemblions tant malgré nos différences de culture. Le monsieur népalais qui me parlait des montagnes de la neige et de la pauvreté de son pays, que j’ai croisé hier soir, en allant chercher mon dernier sharmawa et mon dernier jus d’avocat. Il a pris un thé, je n’ai pas osé lui dire qu’il me manquerait. Tout comme le monsieur indien qui transportait mon caddies du supermarché à la maison, et qui m’a donné une roupie et un billet philippin pour que ça me porte bonheur et que je me souvienne de lui. Le mercier lors des mes dernières emplettes qui m’a offert de tous petits boutons amovibles en me disant vous ne pourrez pas nous oublier. Le marchand de montres dans son échoppe moyenâgeuse qui m’a fait un grand coucou, tout comme les messieurs de la buanderie.
Le vieux monsieur Pakistanais, qui m’expliquait comme dire ciseaux, aiguilles, tissu et fil en pachtoun, avec son sourire édenté, sa grande barbe sa tenue traditionnelle et son chapeau rond de laine été comme hiver. Son apprenti tout jeune avec le même grand sourire, posant à la postérité pour qu’il puisse envoyer des photos à sa famille …
Le monsieur Bengali d’un autre magasin qui me laissait ne pas payer … et me disant vous me payerez plus tard.
Le monsieur qui vendait des oiseaux mécaniques, mort il y quelques mois, et que personne n’a encore remplacé dans son échoppe.
Les dames du Mac Doc, si grandes derrière leur comptoir, et si minuscules dans la rue, que je mettais un temps d’arrêt avant de les reconnaître …
Les messieurs du Gift Village, mon mille merdiers attitré, impossible de faire croire à mon mari que j’y allais pour la première fois .. ;-) « Hi Madame, your Kid are not hère …. » non mes Kids ne sont pas là.
Les watchmen toujours là toujours disponibles, avec qui j’ai appris la vie si difficile en Inde, au Pakistan au Banglasdesh … et qui ont chacun une religion différente.
Les dames si élégantes dans leur abaya, sous laquelle brille des arc en ciels, les hommes si dignes, fiers et beaux tout de blanc immaculé, un pays où la vulgarité n’a pas droit de cité, du petits au plus grands, les peuples ont cette magnificence des hommes fiers de travailler, fier d’honorer en une fête immense leur fondateur.
Et l’odeur de l’encens, de la poussière, de l’humidité … l’odeur du sable et de la mer. Celle du maïs chaud dans les supermarchés, la vision du cimetière des dhows … et tout ce qui fait l’histoire du Moyen Orient.

Je pleure … je pleure sur mon clavier … et je ne peux dire qu’une seule chose je vous aime le pays des 7 royaumes, je vous aime peuple des Emirats.
Et dites à mes amies que je reviens ….. et aux autres aussi ;-)
Et pour vous je vous ouvre aujourd’hui, les petits blogs qui m’ont suivi ces trois dernières années
et les Zaventures de MamZelle ZaZa aux Zémirats, princesse des petits riens
C’est vide mais …..
Instantanés de rues
J’ai toujours aimé cet immeuble,caché au milieu des autres, son petit air Hausmannien , anachronisme au milieu des tours de verre … je n’ai jamais eu le temps d’aller dans la rue pour le prendre en photo … alors vite fait à un feu rouge …
Détonnant je trouve au milieu de cette rue …
Les travailleurs tout simplement …
Une nouvelle tour … que je ne verrais fièrement dresser vers le ciel.
De simples images quotidiennes … toutes simples et qui font qu’Abu Dhabi sera ma ville pour très longtemps.
Ca fait trop vide
D-day
Inspiration – Vu chez René Dhéry
Souvenirs.
Ahhh les Zémirats
Vous souvenez vous en septembre 2011 de mon trottoir transformé en jardin …. ?
Et bien saviez vous pourquoi ?

Pour les chiens de la propriétaire de l’immeuble voisin
Et Moïra a pu se promener dans l’herbe jusqu’à maintenant … avec la gentille autorisation du propriétaire au milieu des gratte ciel …. je dis qu’il y a de chouettes moments dans la vie.
Bon si j’allais voter quand même ? Belle journée à vous.




























