Avant la tempête

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Après des orages de grèle, trois jours de Mistral à décorner les taureaux, et deux jours de gel, le jardin panse ses blessures,  ce sera l’unique moment pour profiter du ciel bleu et du soleil, avant quelques temps, juste un instant dans l’après midi, le ciel se couvre, demain,c’est pluie, pluie, pluie et orage, peut être un petit épisode cévenol, quand la météo prévoit 12 mm de pluie, en fait c’est le déluge. On se calfeutrera devant la cheminée, ou devant le poêle de l’atelier. Les petits oiseaux se racontent des histoires, je leur ai préparé un mini bain, que je dégèle tous les matins en ce moment et les tourterelles ont repris leurs habitudes printanières et me tiennent compagnie. Je n’ose regarder tout ce qui a gelé cette nuit et la nuit dernière. On verra bien. Mes copines m’ont donné des recettes miracles pour mon épaule, les deux fonctionnent, alors merci, merci, peut être que je vais enfin pouvoir reprendre mes aiguilles. Je vous abandonne, je file, ce soir c’est pizza, et oui c’est vendredi, et tant qu’il y aura des vendredi avec des pizzas faites maison, ça ressemblera un peu au bonheur. Bonne soirée à vous, bon week end, et surtout si vous êtes en Provence, mettez vous à l’abri.

Les simples de mon jardin

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Planter et soigner des simples, c’est faire des gestes ancestraux, c’est se dire que quoi qu’il arrive on pourra se soigner, c’est ce que me répète ma fille, il y a tout ce qu’il faut dans le jardin. Il en manque encore, un jardin médieval ou de curé ne se fait pas en  jour, chaque année au hasard de mes trouvailles, il s’agrandit, je tatonne, je cherche, je surveille, la ciboulette a été mangée par la marjolaine, il faudra que j’en plante ailleurs. Je ne joue pas les sorcières, mais j’aime ça, les plantes ont toujours été les alliées des humains, mais nous l’avons oublié.  Je vous emmène dans les petits recoins du jardin, là où je sais qu’elles sont cachées, en attendant celles qui poussent sans avoir besoin de moi, le bouillon blanc, le millepertuis, la mauve, la camomille, le plantain, et bien d’autres, je vous en parlerais un de ces jours et des arbres aussi, comme le tilleul ou le sureau.

Bon dimanche de Pâques à vous.

 

 

Le basilic marseillais

Et l’italien

 

La mélisse citronnelle qui s’est échappée du pot où elle était plantée.

L’estragon

 

Les menthes, verte, poivrée et bergamotte

Les thyms, commun et citron

 

 

La marjolaine

 

 

La buggle rampante (enfin je crois)

 

 

La sauge


 

Le pèbre d’aï, la sarriette si vous préférez

 

 

L’absinthe ou la fée verte

 


La myrthe

 

 

Le fenouil

 

 

La camomille

 

 

Le romarin

 

La tanaisie

 

L’immortelle d’Italie ou l’herbe à curry

 

 

Le laurier qui a bien souffert du gel

Les soucis qui arrivent petit à petit …

 

 

Et les verveines qui pointent leur nez.

 

les angéliques encore toutes petites

 

Et la bourrache presque en fleurs.

 

 

Avril est là

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J’ai tellement travaillé dans le jardin, que je me suis bloquée l’épaule, quelques jours de repos et ça ira mieux. Mais il y a encore quelques cyprès à planter.  Je savoure ma liberté quasiment retrouvée,  Les orchidées sauvages  (Himantoglossum robertianum) ou Orchis géantes ont poussé dans les champs, sur les bas côté des routes et j’aime ça. Les cerisiers éclatent, et tout prend forme. Les poules libres de Belle Etoile, les seules poules qui vivent leur vie au désespoir de mes semis, caquètent dans le jardin, le poulailler c’est pour la nuit et pas dans la journée. Des pies et des touterelles viennent leur rendre visite. Le potager est en devenir.  Une boite en eau ancienne et en zinc, un bassin en devenir, une des barriques est en train de rendre l’âme après 10 ans de bons et loyaux service. Les muscaris sauvages et plantés colonisent leur petit coin, les tulipes et les lis pointent leur bout de nez, et je prie pour que les températures ne reviennent pas négatives. Les juments m’apaisent. C’est le temps des repas simples à l’extérieur, c’est le temps de vivre un peu dehors. Et L’atelier commence à prendre forme.  

Je suis de retour, I am back

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Je suis revenue avec le printemps, encore une journée sous contrat avec mon employeur et je serai tout à vous. Le jardin m’a donné beaucoup de travail, il prend forme petit à petit, il n’y plus qu’à attendre que ça pousse, plus qu’à soigner et à espérer, bien entendu comme chaque année, j’ai perdu des sachets de graines, je les ai tellement bien rangées que je les retrouverai cet hiver ;-). Le réveil du printemps a été également le réveil de la belette qui affamée n’a rien trouvé de mieux que de massacrer mes deux canes. J’ai investi dans une grosse chouette, il parait qu’elle en a peur, mais je n’en suis pas intimement persuadée.  Il va me falloir un peu de temps pour que j’en ai d’autres, pas facile d’accepter la chaine alimentaire, en revanche les poules toujours égales à elles mêmes continuent leur danse et saccagent allègrement mes plantations, mais que leur dire, elles sont si craquantes et puis elles sont sous haute surveillance. Enya, la jeune chienne grandit de jour en jour et elle aussi est un démon, elle mange tout, tapis, pot de fleurs, chaussures … en parlant de chaussures, il est temps de sortir les sandales ;-). Le printemps ne va pas tarder à exploser, le lilas, la glycine se font la course. Les bassins ont repris leur doux clapotis et les statues dont la dame du jardin sont de retour, les succulentes également, elles ont un peu souffert de l’hiver, il faut leur refaire une santé. A mon grand étonnement les pois de senteur ont tenu bon.

J’ai l’impression depuis tout ce temps, de ne plus savoir écrire, ni photographier, 6 mois très longs à être en renfort dans un centre épidémiologique.  La RH, je pensais une bonne fois pour toute avoir fait une croix dessus, elle m’a rattrapée, et de mon temps ma brave dame,  on ne travaillait pas comme ça (fou-rires). Mais le passé étant le passé, on oublie ces six mois, c’était un peu comme une période de réserve, un moment où j’ai revu une personne de mon passé et c’était très émouvant.

Aujourd’hui,  la broderie n’attends que moi et moi je n’attends que ça.

je m’attaque au grand ménage dans l’atelier …  je vais faire des découvertes, je le sens.

Un dimanche d’hiver

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Se réveiller dans le cocon de la neige qui tombe, s’émerveiller de la blancheur, se dire qu’on n’a plus l’âge de faire un bonhomme de neige, mais hésiter énormément. Miss Pillywiggin nous appelle à la paresse. Le Luberon se cache, demain il ressemblera au Pôle Nord des contes pour enfants.

Les chevaux, les chiens, les chats s’en amusent, la basse cour reste au chaud. Les bassins sont couverts. Les oiseaux du ciel ont de quoi se restaurer.

Se dire qu’on est loin du monde et tout doucement s’étirer en allumant le poêle de l’atelier et la cheminée de la maison, en buvant un café.

Espérer que demain les routes seront dégagées pour aller travailler.

Et surtout oublier l’espace d’une journée, le monde qui nous entoure, se sentir isolée et pourtant si proche des gens qu’on aime.

Etre bien l’espace d’un instant, la magie de l’hiver qui fait briller les yeux des enfants, et aussi ce matin un peu les miens, même si j’ai horreur de la neige.


Il a neigé sur le Mourre Negre

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Brouillard, en ce premier dimanche de janvier, lorsque la brume s’est levé, on s’est apercu que le Luberon avait poudré son nez cette nuit et essayé de mettre un peu de lumière sur ces joues avec l’esquisse d’un arc-en-ciel qui se dessine doucement dans cette pâle lumière. La cabane va devoir être repeinte, un peu de travail en perspective pour le printemps. Et puis cet hiver qui commence à peine et me semble déjà trop long. Les végétaux qui se meurent et se ternissent pour mieux renaître, la terre s’est mise au repos, laissons là se reposer. Bon dimanche à vous, dernier jour des vacances, il va falloir remettre des chaussures et des vêtements corrects et ça je crois que c’est le pire.

J’avais envie de vous le dire

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Il fait un temps horrible, hier il a neigé, et aujourd’hui il a fait nuit toute la journée, mais j’avais envie de passer par là, et peut être vous dire 2020 est derrière nous, cette année étrange et terrible qui nous a fait entrer dans l’Histoire, de celle que l’on apprendra dans les manuels scolaires. 2020, l’année de la grande épidémie, l’année de la pandémie mondiale. Dois je vous souhaiter une bonne année ? Je ne sais pas, je vous l’ai pourtant souhaitée l’année dernière, j’avais dit que 2020 serait l’année de la Bastidane et de ma boutique, et puis non mes projets sont comme pour beaucoup tombés à l’eau. Et j’ai trouvé un travail qui n’a rien avoir avec la broderie. Alors cette année, j’avais envie de vous souhaiter une année différente, une meilleure année que l’autre. Alors pour ceux que j’aime et qui sont dans la peine, ceux qui ont perdu un être cher, à ceux là je voulais leur donner un peu de chaleur et de lumière. Je veux que tous vous ayez des rires d’enfants, des étoiles dans les yeux, la réussite dans vos projets, et beaucoup de tendresse autour de vous. Mais surtout, je vous en prie, je vous en supplie, prenez soin de vous, faites attention à vous.

Pour vous faire sourire, je peux vous dire que je suis la nullasse de glaçage, j’ai fait le seul glacage qui ne durcit pas au monde. Alors, je vous présente la plus moche maison en pain d’épices de tous les temps, elle est bancale et dégouline de sucre, elle n’est pas jolie, mais je peux vous assurer d’une chose, elle est très bonne. Alors ne vous fiez jamais aux apparences. Je vous embrasse, les petits riens continueront en 2021, parce que c’est vous, et parce que sans eux, je perd la vision des petites choses qui sont importantes.

Alors je vous le dis

 une meilleure année 2021, meilleure que toutes les autres.

 

 

Rudolf au nez doré, va commencer à plier ses bagages pour laisser place à l’arrivée des Rois Mages. Et que personne ne rigole, ce soir, premier janvier ou pas, c’est vendredi, c’est pizza .. je file aux fourneaux, parce que je suis meilleure en pizzaïologie qu’en glaçage au sucre.

 



Tout doucement se réfugier …. dans le bout de l’année

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Se réfugier dans un cocon de douceur et de lumière, juste décorer avec ce que nous offre la nature, il a construit des bonhommes de neige un sapin et un cerf, j’ai ramassé de belles herbes, gui, houx et baie rouge, et on a allumé des loupiotes-lucioles de partout. L’essentiel c’est d’être ensemble malgré tout,  et se dire qu’on va continuer d’avancer. Je pense à ceux qui sont dans la peine, je pense à ceux qui n’étaient pas avec nous. Je pense à tout et à rien, dans ce monde étrange qui nous entoure. Je pense à mes filles qui ont été formidables tout au long de ces terrifiants isolements. Je vous souhaite un bon bout d’an comme on dit chez nous.