Cette année, ils ont poussé moins vite que les blés

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Les blés de Sainte Catherine ont poussé bien plus vite que les coquelicots cette année, certains sont presque murs.  Ils ont mis du temps à pointer le bout de leur nez rouge, nos précieux coquelicots. Mais ce n’est pas si grave, ils sont là quand même, parce que pour moi un début d’été sans coquelicot, ca ne peut exister. Je ne sors pas souvent de mon jardin, mais en accompagnant ma fille pour sa dernière semaine de classe, je n’ai pu que m’arrêter. Le ciel est étrange pas vraiment bleu, pas vraiment gris, des halo de lumière se posent sur les terres, comme les spots d’un photographe. Une envie de broder des champs de coquelicots m’assaille.

Je vous souhaite un bon début de semaine, que je sois salariée ou pas, j’avoue que je n’aime pas les lundis.

Je déclare ouverte la saison des nénuphars

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Ils sont là, les nénuphars, ces fleurs tendres qui m’ont toujours faites rêver. J’ai toujours été fascinée par les nénuphars et les lotus, ils me racontent des histoires, des histoires magiques de grenouilles ou de princesses minuscules.  Je pense que l’année prochaine j’essayerai des lotus, je n’ai jamais osé, comme je n’avais jamais osé les nénuphars, jusqu’au jour où, j’ai tenté. J’ai déjà un bac à changer, il meurt de sa belle mort, je suis à la recherche du bac adéquat, la baignoire en zinc n’a pas tenue la route, les soudures ont pété sous le poids de l’eau. Mon demi-tonneau pot de fleurs n’a que 7 ans mais je ne lui ai épargné aucune intempérie, regardez comme ils étaient beaux et tout petits, le nénuphar et le bac, à l’époque c’est ICI .

Il va falloir vraiment que je pense à le changer.

Le seul endroit où j’ai de la patience c’est au jardin et surtout pour les jardins d’eau.

Cette année j’ai investi dans un nouveau bulleur solaire, pour que mes poissons puissent respirer sous l’eau.

Je zieute du côté des brumisateurs, mais peu de solaire, uniquement des électriques, chaque chose en son temps.

J’aime m’y reposer dans ce coin là, ça grouille de vie, poissons, abeilles, oiseaux, grenouilles, libellules, guêpes. Et j’espère le jour où j’aurai un super « bassin », des tritons.

 

PS / il ne faut pas oublié, que mon premier métier, c’est « aquacultrice », chassez le naturel, il revient au galop.

 

Impressionnisme et herbe qui pue

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Le jardin commence à ressembler à un tableau impressioniste avec des tâches de couleurs de partout. L’herbe qui pue, a pué le mort 24 heures pour attirer les mouches et se faire polliniser, la fécondation a du se faire, car ce matin plus d’odeur. Qui aurait cru que les mouches vertes attirées essentiellement par l’odeur de charogne, puissent faire l’office de Cupidon pour la dracunulus vulgaris ?

L’orchidée a pris son envol, elle est entièrement fleuri. Les fleurs des Yuccas essayent d’atteindre le ciel. Au  jardin, c’est superbe, j’ai même découvert des nigelles blanches. Les semis avancent, d’autres fleurs vont remplacer les autres.

Miss Pillywiggin est opérationnelle, une amie est venue y dormir et Pô y a pris ses quartiers d’été pour réviser son bac.

Bientôt la cabane deviendra un repaire d’herboriste, et je me dis que l’été est bien installé.


 

 

 

 

Self service

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Il y a l’apicultrice qui vient voir si les abeilles vont bien, elles vont bien, self service et open bar sur le sureau et autres floraisons de saison. Puis il y a les grenouilles récupérées dans les steamer de la piscine, la piscine qui est à l’état sauvage l’hiver. Après une journée de karcher,  elle se remplit au fur et à mesure avec l’eau de la source, elle n’est pas encore traitée, les gendarmes s’en donnent à coeur joie.  Après demain, elle sera opérationnelle. Il va falloir désherber (encore et toujours) les rebelles qui poussent dans le carrelage. Les boudhas attendent de s’installer au bord pour la saison estivale.

Les fleurs continuent leur bonhomme de chemin, pour le bonheur des abeilles,  de la camomille aux digitales, des coquelicots aux pavots et tant d’autres encore.

Sinon je suis toujours sous haute surveillance quand je vais donner à manger aux poules, ils me surveillent tous de très près, mais de très très près. Et c’est Open Bar, chacun vient manger à son tour, et j’adore.

J’ai sorti le salon de jardin, un jour peut être il aura de beaux coussins, un jour.  Le potager se donne des airs de jungle asiatique.

 



Ces plantes qui fleurissent de temps en temps

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Celle ci, un peu oubliée, avait  juste son verre d’eau syndical quand la terre était trop sèche.  Elle pendouillait dans la cuisine depuis un certain temps, je ne savais même pas qu’elle pouvait fleurir et jolie surprise, des petites fleurs toutes douces, roses et blanches sont arrivées. Je crois qu’elles et moi nous sommes déjà amies


 

et merveille des merveilles pour la première fois de ma vie, j’ai fait refleurir une orchidée, autant vous dire que j’en suis vraiment fière. Mais vraiment. Je ne pensais pas que c’était possible, je n’y étais jamais arrivée, celà me semblait du domaine de l’impensable, et pourtant.


     
On lui a offert une petite copine pour lui tenir compagnie, parce que c’est magique une orchidée. Moi qui avait juré de ne plus jamais en acheter, quand je les voyais dépérir inexorablement.

 

Et puis la plante de grand mère, celle que nous avons toujours vu, ou eu, ben elle a fait une fleur elle aussi. Une minuscule fleur blanche qui se referme le soir.

 

Dans le jardin, tout au fond, malgré le froid qui l’a cisaillée, séchée, meurtrie, elle a fleuri dans l’adversité,  la petite misère, moche mais en fleur.

 

Et ce tout petit bout de fleur rose, pas plus d’un centimètre de diamètre qui ressemble tant à mes broderies qui s’étire au milieu d’une plante fatiguée par cet hiver qui n’en finissait pas. Je l’aime déjà. Les fleurs c’est comme l’espoir, quand tout semble perdue, elles rejaillissent alors qu’on ne s’y attendait plus.

Serait il enfin là, le beau temps.

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Je crois qu’il est enfin installé, la lumière est là, le ciel est bleu et les oiseaux chantent. le premier nénuphar a pointé le bout de son nez, ca va être géant. Les abeilles ont trouvé une endroit pour boire et ça m’émerveille.  C’est mon miracle tout ça.  Les corneilles (je crois que ce sont des corneilles, se disputent la gamelle des poules avec les pies et c’est rigolo à voir. Les chats m’accompagnent. Les nigelles sont en fleur, enfin. Et j’ai posé une vieille échelle sur le murier pour y faire pousser des fleurs grimpantes, à tester, et bien sûr je vous dirais. J’ai enfin fini de désherber (enfin jusqu’à la prochaine fois) j’ai découvert des plantes et des fleurs que j’avais oublié. Je suis sur les rotules, les mains et les bras en vrac, mais heureuse, le jardin est praticable, enfin.

Week end pluvieux, week end heureux

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Ou jour férié, jour mouillé  …

On ne va pas se laisser miner par le mauvais temps, j’attends consciencieusement qu’il fasse chaud pour faire germer des graines qui ont besoin de chaleur. Sinon rien ne va plus, au moment même où je sentais la fin de la corvée désherbage terminée, il se met à pleuvoir.

Le potager prend forme, monsieur y prend peine, même à semer sous la pluie.  Il fait froid.  Un jour le printemps viendra, mais j’aimerai que ce soit avant l’été. Vite un café, je retourne broder, si le chat veut bien me rendre mes broderies.



Et les petits en-cas de Rosy,  pour nous remonter le moral

 

Le matin de Sabrina

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J’ai rencontré Sabrina, en novembre 2020, dans l’adversité on s’est serré les coudes. Nous sommes toutes deux retournées à nos vies, mais le lien est resté. Ce week-end Sabrina a fêté l’Aïd, hormis son cursus universitaire à faire pâlir n’importe qui, Sabrina est la reine des pâtisseries.  Elle a réussi à me faire passer une boite  grâce à des alliés encore sur place. Ce matin j’ai fait bouillir de l’eau, j’ai couru le jardin pour ramener des branches de menthe. Le thé vert infusait dans la théière et j’ai ouvert ma boite. L’eau de fleur d’oranger embaumait la pièce, le thé à la menthe prêt, le petit déjeuner est devenu magique.  Les blanches cornes de gazelle, les makrouts, les ghoribas et tous ceux dont j’ai oublié le nom. Sabrina, si tu me lis, tu devrais donner des cours de cuisine, je serai ta première élève. Pauline est descendue dans la cuisine durant un inter-cours (lycée en distanciel oblige), et un joli instant pour elle aussi, son enfance c’est au Moyen Orient qu’elle l’a passée. Sabrina merci à toi, grâce à toi, j’ai revécu mon enfance également, celle avec la maman de Fatia à Marseille, chez qui je voulais toujours aller goûter, j’avais 10 ans, sa cuisine avaient le même parfum que la tienne, celui du bonheur. Alors encore merci à toi, pour cet instant de nostalgie immense, merci d’avoir mis un air de fête dans ma cuisine.