Un petit rien pour commencer les vacances, marché de Noël et petits riens

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Tout d’abord, il y a les demoiselles qui nous donnent des oeufs en ce moment, que Mamy transforme en extraordinaires gâteaux. Puis il y a l’entrainement au vol …un grand moment, Hortense ressemble à un bombardier, on se croirait dans « Bernard et Bianca ». Elle court en battant des ailes, décolle de 50 cm, peut être 70 retouche le sol, reprends son élan et nous fait un vol de deux à trois mètres totalement surréaliste, et très fière d’elle, retourne se baigner. Si elle avait été un garçon canard, nous l’aurions appelé Orville (et oui je connais mes classiques). C’est tellement amusant à voir, que j’attends que le jour se lève pour profiter de l’entraînement. Vous ne vous en souvenez plus ? C’est ICI. 

Il y a eu le petit marché de Noël de l’école dans mon village. Un petit moment de grâce dans la tourmente, même si le père Noël n’a pas du tout le droit de prendre les enfants sur ces genoux pour les photos, c’est quand même un peu la magie de Noël, les papas ont encore décoré merveilleusement. Cette année un immense traineau a été confectionné pour les rennes, et des sapins de bois ont complété la décoration.

J’ai fait mon repérage de déco de Noël, le gui est prêt, les branches de baies rouges également, je n’ai plus qu’à aller faire un tour dans le Luberon pour ramasser la mousse, les pommes de pin et des branches d’églantiers lourdes de cynorhodons.

Le ciel est étrange. Parfois noir, parfois étincelant, nous offrons une lumière magique et j’aime ça. Les roses de décembre, continuent de fleurir. Et j’ai vu mes premières violettes.

Bon dimanche à vous. Je suis en vacances, il y aura un peu plus de petits riens, je pense, du moins je l’espère. Prenez soin de vous, de vos proches.

 



Les boules d’espoir.

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Chaque année, je redeviens enfant.  A la Tour d’Aigues, c’est comme si des kyrielles de lunes s’étaient posées doucement dans les branches des platanes. Fascinée par la poésie de l’instant, je reste bouche bée. J’aime ce moment où dans le froid intense, les joues rougies par le Mistral, je reste sous les arbres à m’émerveiller, gelée dans le silence de la nuit, je prends quand même le temps de regarder.

Je veux continuer à m’émerveiller, et je continuerais encore et encore dans la froideur d’un monde qui ne ressemble plus à rien, qui ne me correspond plus, un monde où les humains ont perdu toutes notions d’espoir, toutes notions de réalité. Et moi la mécréante, quand j’ai entendu les cloches des vêpres de Notre Dame de Roumegas, qui se tient debout depuis plus de mille ans, dans mon instant de méditation, dans cette éphémère éternité,  oui, moi, la mécréante, j’ai hésité un instant à y entrer. Peut être demain qui sait où la semaine prochaine  ? Ce soir j’ai juste rencontré des boules d’espoir. Et je souffle dessus pour un monsieur qui en a bien besoin.

 

 

Pour ceux qui ont aimé les boules d’espoir, la société est chez nous, à Pertuis, une entreprise innovante qui créé la féérie.

Ca devait être le 5ème we de reconfinement, j’ai un peu perdu le compte …

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Ca commence à devenir lassant depuis le mois mars, de vous écrire toujours la même chose, je tourne en rond, mes chats, mes chiens, mon jardin, ma bouffe, à peine égocentrique tout ça, repliée sur mon nombril, et le je, moi, moi et moi.  Je vois que c’est partout pareil, super chiant à lire, super gonflant, en fait quand on n’a plus rien à raconter, on tourne, on montre, on étale et surtout on n’avance pas. Le pire c’est qu’en lisant les conneries bucoliques et dominicales des autres, je me dis, mais …. pétard….. tu es aussi peu intéressante,  ça craint, faut que tu arrêtes tout de suite. Le 5ème week end de re-confinement, où le 2ème week end de l’avent, comme vous préférez,  a ressemblé à tellement d’autres avant lui, que franchement, je n’ai quasiment rien à vous dire,  j’ai juste préparé une couronne de l’avent où j’allume un bougie chaque dimanche avant Noël, en psalmodiant des incantations plus ou moins religieuses, à m’accrochant à n’importe quoi pour qu’on sorte de ce putain de bourbier de virus. J’ai planté mon blé de la Sainte Barbe, et j’ai planté tout court, une belle haie pour me cacher du monde,  il reste un amandier et un plaqueminier, il va falloir creuser … ce n’est pas moi qui creuse (pas folle la guêpe)  c’est Lui, l’Homme, le seul capable de supporter mes états d’âmes, professionnels, botaniques et créatifs, et ma folie de la grandeur. J’ai récolté les graines des « gloires du matin », j’ai regardé la dernière rose, se geler sur place, comme touchée par la reine des glaces, les oiseaux noirs inquiétants prendre d’assaut le marronnier, la chienne mentor expliquer au bébé, les rudiments du métier de chien de berger (ok c’est gros les chevaux, demain on tente les poules). Une poupée me surveille dans mon télétravail, je l’ai baptisée du nom de mon chef, et j’attends je ne sais quoi ….. Heureusement qu’il y a le jardin, ça me permet d’improviser pour Noël. Bonne semaine les copains et les copines, promis j’essayerai de venir plus souvent, mais en ce moment ma vie est un long fleuve tranquille, totalement insipide et sans saveur, sauf quand Julie me mets de la coriandre et des topinambours dans son panier du vendredi, mais c’est une autre histoire ;-)

A bientôt.

4ème week end de confinement – Jeux d’animaux et l’or vert du Luberon

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Il a gelé à pierre fendre, j’adore cette expression, j’ai rentré en urgence, les dernières plantes qui étaient plus ou moins à l’abri, et les petits sculptures de ciment, qui éclatent aux premiers froids. Je n’aime pas que l’hiver décide pour moi de la survie de mes plantes.  Les herbes se sont ourlées d’un joli blanc, la reine des glaces est passée chaque jour. Bébé chien a découvert les canards, jolis fou-rires de bon matin, Mademoiselle voulait boire dans leur bac, les canes en ont décidé autrement, soufflant, ouvrant leur bec, ailes déployés en position d’attaque.

C’est calme, les chiens et les chats jouent au soleil et il était temps de ramasser les olives, mon mari s’en est occupé, et un rendez vous au moulin à huile, pour porter notre petite récolte, deux caisses qui deviendront de lumineuses huiles que nous irons chercher en décembre et que nous utiliserons pour Noël pour remercier la terre de ce qu’elle nous offre. J’aime énormément le lieu où se trouve le moulin, des oliviers à perte de vue, le Luberon derrière, des cyprès de Provence qui nous indiquent le chemin. Tout un chacun amènent sa récolte, même les plus petites sont bienvenues, qui arrivent avec la production de ses 700 oliviers, ou celui qui porte son petit sac de 3 kilos, personne n’est rejeté. Tout comme les nôtres, elles deviendront l’or vert de la Provence.  C’est une des périodes de l’année que je préfère, où nous nous retrouvons (enfin presque)entre nous, seule une pièce rapportée  a gâché mon instant, en emmerdant tout le monde avec son p….. de chien qu’il n’a pas su laisser dans sa voiture, déclenchant une quasi bagarre avec le chien du propriétaire qui lui a le droit d’être libre, injurieux, sans gène et sans éducation, j’ai admiré le sang froid et le calme du personnel.

J’ai allumé mon premier feu dans l’atelier, le bois crépite, il fait bon, j’ai fait un café pour réchauffer le tout. Je vais faire un gâteau, et repasser, parce qu’il le faut bien, je suis sûre qu’une super série télévisée m’attends pour me tenir compagnie, je serai bien restée dans le jardin.


3ème week end de confinement, où il est question de poupées, de curiosités et de légumes …

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Les week-ends se suivent et se ressemblent ou pas, 3ème week end de confinement, mon cabinet de curiosité prend belle allure avec un nouvel objet qui me tient à coeur, un microscope ancien, il y a en un autre dans un carton que je retrouverai bientôt. J’aime les instruments scientifiques anciens, et le click and collect de O’Local

Une amie m’a offert un dessus de lit confectionné par sa grand mère et  de la laine qui provient de ses moutons, car elle avait, comme nous avons des chats, des moutons de compagnie, d’ailleurs les chats apprécient les dessus de lit faits avec amour et ma fille me l’a demandé pour sa chambre. Je n’ai pas fait de feu, il fait si beau que les portes et les fenêtres restent ouvertes, on combat le virus à notre manière, aération forcenée.

Et puis il y a des nouveautés du côté des poupées, une nouvelle Bleuette, qui va attendre sagement son heure, pour sa restauration et ses vêtements comme les autres, ça me fait trois bleuettes différentes, il ne me manquent plus que deux pour compléter ma collection, chaque chose en son temps. Et puis il y a … cet infime trésor, la très convoitée Lisette … la poupée de la revue Lisette, tout comme Bleuette, elle fait partie des poupées prime des magazines pour enfants qui étaient offertes à l’abonnement. J’en ai quelques autres, un jour je vous les montrerai, celles de Femme d’Aujourd’hui, ou celles des 3 Suisses plus récentes où celles si tendance de Modes et Travaux, mais des années 50. Tout est empaquetés en attendant le jour où …. J’ai un peu repris la broderie, j’ai sorti les dorures pour réfléchir à Noël.

J’ai donné à manger aux oiseaux du ciel, les tourterelles sont de retour, les plantes intérieures se portent presque bien. Les insectes se préparent à l’hiver.

Et il y a le bonheur du vendredi, le panier de légumes de Julie, notre épicière, qui choisit toujours, les légumes et les fruits les plus beaux qu’elle trouve ou les plus anciens. J’ai découvert le goût des topinambours. Céleri raves, choux chinois, choux rouges ou verts, blettes n’ont plus de secret pour Mamy Rosy qui nous prépare des petits plats hors du commun.

Une mention particulière au chou rouge à la pomme et au miel.

La tomme des montagnes de Dana est venue jusqu’à nous, tout est possible en ce moment.

La semaine je n’ai pas le temps, je pars il fait nuit, je rentre il fait nuit. Dans un mois, mon moral remontera avec les jours qui rallongent, et les petits riens reprendront leur place au quotidien.

Bonne semaine à tous.

 

 

 

 

 





Deuxième week end de confinement.

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Se dire que l’automne n’a pas trop envie de s’installer, même si la nuit et la matinée ont été apocalyptiques niveau orage et tonnerre. Peut être que le jardin joue les prolongations pour nous motiver dans ce monde totalement fou. Qui aurait pu un jour imaginer tout ça,  qui ? Juste envie de faire un énorme reset de disque dur et attendre que tout redémarre.  Mamy a fait des gateaux aux oeufs de cane, Hortense s’est totalement remise de son début de vie pas forcément glorieux, comme nous les animaux se remettent tranquillement de leurs blessures, il faut du temps au temps, il faudra du temps au temps pour se relever de tout ça. Eugénie joue les oies blanches, elle fait sa coquette très souvent, se demandant si un jour elle pourra voler. Là aussi je surveille tout mon petit monde, il ne manquait plus que la grippe aviaire en plus du Covid19.

Sylve a planté une graine de Baobab qui a poussé, on regarde le petit arbre s’étirer dans son pot,  tel le Petit Prince, on le surveille.

Des fleurs refleurissent alors que ce n’est pas le moment, c’est à ne rien y comprendre.

Autour de nous le virus fait rage, les gens tombent les uns après les autres, positifs, cas contact, c’est effrayant.

Je ne suis pas une grande fervente du Bon Dieu, mais je pense qu’il devrait un peu mettre son nez dans la pagaille qui nous entoure, et reconnaître les siens (non non je n’en fais pas partie) parce qu’entre ceux qui sont des conseilleurs, ceux qui brassent du vent et ceux qui s’étouffent de suffisance on n’est pas sorti le cul des ronces.

Bonne semaine, evertybody, le 11 étant férié, j’essayerai de vous écrire un petit mot, si vous venez me lire bien sûr. Bonne fin de dimanche, demain est un autre jour.

 

 

Le jour avant le 1er jour d’après le nouveau confinement – Surréalisme

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Je suis à l’isolement dans mon atelier, les résultats du test tardent à venir, il parait que plus c’est long, plus c’est négatif, on verra bien,  cas contact ils disent. Hier soir la terrifiante et si prévisible nouvelle, nouveau confinement à partir demain, ce sera le nouveau confinement de l’année 2020, en écrivant ces mots, j’ai l’impression d’écrire les premiers mots d’un roman de science fiction et pourtant tout est bien réel. Les gens ont pris d’assaut les supermarchés, ils ont fait l’exode vers les campagnes.  Ce matin, l’horreur a encore frappé à nos portes,  encore et encore,  attentat sur tentative d’attentat, des morts, du sang, des têtes coupées encore et encore. Je suis atterrée par cette guerre sans nom et sournoise où les innocents n’ont aucune chance. Mais je n’ai pas peur.

Le tocsin est en train de sonner dans toutes les églises de France, qui sait encore ce qu’est le tocsin parmi les gens qui nous entourent.

Ce matin, les filles ont fait des gaufres …. totalement incongru dans l’état d’esprit qui m’habite. Et pourtant, si faire des gaufres c’était résister … C’est dans le surréalisme de la situation que j’ai puisé la force d’avancer, puisque les adolescents, les enfants m’ont montré l’exemple. Invincible espoir,  impossible à éteindre. J’ai tendu la main, le bébé chien dort à mes cotés … demain est un autre jour.

 

PS : Tout va bien, test négatif, j’ai repris le travail, ne vous inquiétez, pas trop de temps pour les photos.

 


Pause méridienne

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Apprivoiser son nouvel environnement, prendre le temps de regarder,  jouer des ombres, sourire aux papillons d’octobre qui se gaussent des saisons, respirer le bleu de ciel. Ca crisse sous mes pas. Marcher dans un lieu quasi historique que tant ont foulé est comme un rêve éveillé. Il suffit de peu quelquefois pour que les fantômes du passé surgissent emportant avec eux toute mélancolie, silhouettes fugaces prenant une pause éphémère en de conversations indéchiffrables sur ces chaises esseulées, clin d’oeil de vies antérieures. Oublier un instant qui on est, où l’on est .. et se perdre dans une nature bienveillante et sereine, oublier l’espace de quelques secondes le monde qui nous entoure.