Comme la vie d’un papillon, mais leur vie dure peut être le temps de la nôtre qui sait … de l’importance du temps.
Ils ne sont pas facile à saisir les papillons de Provence. Peut être demain ils seront moins actifs … Belle journée à vous.

Les grenouilles et les poissons attendent l’arrosage et la remise à niveau de l’eau avec impatience, l’évaporation est à son comble, les nénuphars vont s’ouvrir, je vais découvrir le petit nouveau, je crois qu’il est rose. Les chats viennent prendre la fraicheur matinale avant d’aller écraser dans les herbes pour la journée. Le potager prend forme, on s’y est pris un peu tard cette année, timing décalé à cause de l’expo. Mais bon comme ici il fait beau jusqu’à mi octobre, on espère bien avoir quelques récoltes, tomates, poivrons, concombres, haricots, radis, salades et carottes … les graines ont poussé aussi vite que les plants sinon mieux.
On teste, le potager à l’air d’avoir passé les affres de la canicule sans trop de dommage, seul le bébé noisetier a eu les feuilles brûlées par le soleil. Les laitues d’eau foisonnent et font de jolis ilots aux bébés grenouilles, la clématite s’en donne à coeur joie, elle a trouvé sa place, elle n’avait jamais autant fleuri de sa vie. Rien n’est bien palpitant lecteur, mais ce sont ces petits riens qui font que la vie est jolie.
C’est un pur moment de bonheur que de naviguer dans le passé, dans la poussière de la place. Les dentelles se confondent dans la blancheur du gravier. Je fouine, je regarde, j’imagine. Les dames ont sorti des vieilles valises le linge d’antan. Il fait chaud, il fait terriblement chaud, mais qu’importe c’est l’été. On s’imagine dans les draps frais de lin. Suranné, désuet, délicat, finesse, les ombres du passé se penchent sur les boites … je divague, je rêve, je collectionne, je crée …
Au fait Clorainde m’appartient, nous nous sommes aimées au premier regard.
Sur mon marché, enfin sur celui de mon village, c’est un inventaire à la Prévert, et j’aime ça. Chaque couleur, chaque odeur, y trouve sa place, dans la chaleur d’une matinée bien avancée. J’y retrouve mon âme d’enfant, j’y croise mon oncle, ma tante, je vais boire un boisson fraiche sur leur terrasse, j’y croise des amis de toujours, on papote, on change le monde, on refait l’histoire. J’y vois aussi les gens qui m’ont vue grandir, c’est la première fois que je mettais le nez en dehors de chez moi, depuis le début du mois, la fatigue, la chaleur, pas envie de sortir ni de voir du monde. Et puis ce matin … un petit tour au marché, avant que les touristes n’arrivent.
Ce matin j’ai arrosé les succulentes, on a beau dire qu’elles vivent dans les déserts, il faut appeler un chat un chat, un 44°C de température à l’ombre hier, ce qui fait a peut près du 52, 55°C en plein soleil, de mémoire de provençale, je ne me souvenais pas avoir eu aussi chaud. J’ai voyagé dans le temps, je me suis retrouvée en Nouvelle Calédonie et aux Emirats Arabes Unis, mais il faut le dire, j’avais un peu oublié la sensation de la chaleur extrème. J’étais a deux doigts d’aller acheter un climatiseur, il faut le dire, alors que j’ai été toujours foncièrement contre. Mais je ne vais pas passer deux mois, collée dans ma chaise longue au bord de l’eau, en m’éventant ;-)
J’ai une faible pour les succulentes ou les plantes grasses comme les appelaient ma grand mère, j’aime leur forme biscornue, et leus rondeurs, j’aime aussi, leurs propriétés médicinales, leurs facultés d’adaptation incroyables, et leur facilité de bouturages. J’enrage, j’ai perdu mes Lithops, j’adorais quand mes cailloux fleurissaient, qu’à celà ne tiennent je vais en retrouver. Dès que les températures seront plus clémentes, à la recherche des lithops disparus.
J’aime bien vivre dans la jungle et vous ?

Elles sont arrivées hier soir, elles sont très chics, des poules presque de luxe, elles s’en donnent à coeur joie de labourer la terre, elles doivent se sentir bien, elles ont fait leur premier bain de terre, (vous savez les fameux nids de poules) Elles creusent et se recouvrent de terre.
Je file à la coopérative agricole, pour allez leur chercher tout le nécessaire pour leur bien être. On va les chouchouter comme des coqs en pâte. Ah oui j’ai oublié, je vous présente Gersende et Adelaïde des Léonides ;-)
2 poules 4 lapins c’est le secret du bonheur …. je sais Papa, non non pas les lapins ….
Quand je suis en été, j’imagine toujours ce premier été de la Liberation en 1944, ce sont souvent les jouets anciens qui m’y ramènent. Ici dans mon petit hameau du Sud Luberon, ce sont les Canadiens qui sont venus, il y a eu de grand fête sur la place. J’essaye d’imaginer l’ambiance. Mes vieux jouets, datent de 40/50 je ne sais pas vraiment, mais ils me ramènent à cet instant précis, chaque fois que je les regarde.
Nounours sent un peu le renfermé, le petit garçon devrait avoir quelque chose sur la tête, mais quoi … et la demoiselle a perdu son chapeau de paille. Mais qu’importe ils sont les témoins du passé, ceux qui a fait qu’un jour en France, les enfants ont pu jouer librement et être français, parce que d’autres enfants ont fait de la résistance, la fille du « Capitaine Kleber » en Vaucluse n’avait que 14 ans et était agent de liaison à lire ici
Vous pouvez toujours faire des recherches sur le Maquis Ventoux et celui des Monts de Vaucluse, si vous avez envie d’en savoir plus.
Belle après midi de canicule à vous tous, je fais comme les chats et les chiens, je m’économise et j’attends le soir.
Alors pour ne pas oublier, je les restaure tant bien que mal …. et j’ai ressorti une aiguille pour lui maintenir sa tête.
L’été est blond cette année, comme les petites filles libres.
Tout est lumière, tout est lumineux, comme si la chaleur ne suffisant pas, il fallait que la lumière écrase la terre, même le ciel blanchit, j’aime l’odeur de la terre sous le soleil, les herbes qui crissent sous les pas, les papillons qui s’affolent, les insectes qui vrombissent dans tous les sens. Ils ont un peu d’eau pour boire eux aussi, l’arrosage se fait avant le lever du soleil, ou bien après son coucher, pour ne pas que l’eau fasse loupe et brûle la végétation. Les figues de Barbarie sont en fleurs. Tous est jaune, tout est lumineux, tout est parfait, comme un été en Provence.
