C’est vraiment l’Automne

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Il pleut sur le Luberon, ça sent vraiment l’automne, les chrysanthèmes sont sublimes, les feuilles s’envolent, enfin tous les clichés de l’automne qui s’offrent à nous, et moi j’ai horreur de cette saison, où il fait froid, la nuit tombe vite et trop tôt, plus qu’une quarantaine de jours avant que les jours ne s’agrandissent d’un saut de puce (et oui à la Sainte Luce).

J’ai chauffé l’atelier,  au bois, il n’y a toujours pas l’électricité, déjà deux ans de travaux, ce n’est pas facile quand on fait quasiment tout, tout seul,  pour recevoir les dames du jeudi, parce que le jeudi c’est broderie et tu le sais, toi qui me lis depuis des années, ça fait 13 ans que c’est le jeudi que nous brodons, nous allons inaugurer, l’atelier de Belle Etoile. Le jardin s’apparente à la désolation, les vestiges de la nuit du 31 octobre essayent de sourire malgré tout, mais bon, ce n’est pas vraiment ça.

Le chat s’est installé avec moi, j’ai recommencé à broder, oui tu m’entends bien là, j’ai recommencé à broder, et pas avec n’importe quoi, avec les soies Au Ver à soie…. finalement c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas.

Et pour me remonter le moral qu’un temps triste et gris a tendance à faire descendre, ce matin, j’ai eu de la visite, pour me dire qu’elles avaient fait deux beaux oeufs, et ce n’est pas top ça ? Gersende et Adélaïde sont des poules très polies, chaque matin, elles viennent me présenter leurs civilités, et quémandez un peu de riz cuit surtout. Elles sont mon sourire du jour, gloussantes, râleuses, curieuses et très fières … elles sont un peu moi quand même ;-)










I’m back, tu m’as manqué lecteur …

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Enfin, le retour, le retour à la normale pour les Petits Riens et pour moi, l’été s’en est allé avec sa cohorte de touristes, laissant les rues vides et les parking esseulés, sa chaleur accablante a laissé place à la fraicheur douce des matins,  on peut se garer, et nous nous retrouvons entre nous sur le marché de la Tour d’Aigues, on flâne, on discute, on s’arrête, on prépare mentalement les menus. Le Luberon ce matin, se donnait des petits airs de Fujiyama coiffé de beaux nuages blancs, la brume dissipée par un léger Mistral,  c’est le soleil et le ciel bleu qui ont pris la relève. Je suis heureuse de vous retrouver et m’adonner à cet exercice fascinant que sont les petits riens, voir le beau dans l’infime, voir la couleur dans la non couleur, voir le monde comme s’il était beau, déceler les moindres parcelles de sublime dans le rien. Collectionner les teintes, les matières, les minuscules trésors de la vie, juste en les touchant, en les regardant.

Distraitement j’écoute la radio dans ma voiture, que d’horreurs dans ce monde tourmenté. Mais il y a des gens, il y a un peuple au sein des peuples qui voit le beau dans l’humain, qui créé inlassablement le merveilleux, ils vivent en parallèle des autres, ils vivent en résistance à l’épouvantable quotidien,  ces gens là c’est toi lecteur qui brode, qui coud, c’est toi lecteur qui prend en photo la fleur qui s’épanouit dans la fissure d’un trottoir, c’est toi lecteur qui s’arrête pour regarder les nuages, c’est toi lecteur qui dans ton bus le matin surveille le lever du soleil.

Alors je suis heureuse de te retrouver dans ce monde parallèle, dans cette autre dimension qui n’appartient qu’à toi,  qu’à moi. Je te souhaite à nouveau la bienvenue dans l’univers des petits riens.

Au fait lecteur, je ne sais pas si tu sais, mais mon atelier est enfin opérationnel.

A demain, lecteur, tu m’as manqué.

 

 

Garder un peu de l’été avec soi ….

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Je n’ai plus d’ordinateur, et plus d’appareil photo … ce n’est pas pratique pour les petits riens, et puis j’avoue, c’étaient les vacances, j’avais beaucoup de travail, pour mettre en place mon atelier et mes petits bricolages, l’un de mes bricolages d’été fût de transformer mon jardin en petit coin poétique, surtout quand vient la nuit. Mes vieilles cages sont devenues au crépuscule de douces lanternes, vous voulez voir ? C’était si bon de s’installer et de papoter le soir, quand les tous petits n’ont pas trop envie de se coucher, et de passer la porte des étoiles ;-)

j’ai peint les cages de couleurs pastels, rose, bleu, gris, parme, vert …

 

Allez je vous montre ….

Les matins se suivent …

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D’abord, tu regardes si tout va bien, si les clôtures sont à leur place et si les légumes du potager vont bien, et s’ils n’ont pas besoin d’eau. Ensuite tu t’occupes des chevaux …. et puis des poissons, et puis des poules et aussi des tortues, tu regardes si aucun animal n’est tombé dans l’eau. Tu vérifies que les oiseaux ont de quoi boire, tu continues à surveiller chaque plante, tiens un futur citron, et le Datura qui se réveille de sa torpeur, les fleurs pour les abeilles se portent bien et tu t’aperçois d’une nouvelle de très haute importance, une cigale est née, et ça c’est magique, tant d’années sous terre avant de sortir. Et tu entreprends ton sport matinal, la course aux poules, elles aiment être partout sauf dans leur enclos. Les tourterelles c’est le soir qu’elles viennent.

 

Les matins se suivent, et ne se ressemblent jamais, et c’est la vie que j’aime.

d4AB

Bleu

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Acier, azur, majorelle, electrique, indigo, tiffany, pervenche, outremer, klein, pétrole, ciel , prusse, saphir, lavande … le bleu a pris ses quartiers d’été et j’aime le bleu ….

Marseille O’Local, ce sont les soldes ….

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Quand je descends à la Grande Ville à Marseille, passage obligatoire par la rue des 3 frères Barthélemy, O’Local, rien que le nom me fait rêver, un brin celte, et un clin d’oeil, Lecteur si tu y vas, tu y découvriras des merveilles labelisées par la Bastidane, j’aurai tout acheté, tout me plait, tout me fait rêver, je ne te dis pas que je n’ai pas craqué pour un Elna Grashopper en parfait état de marche des années 40 à prix tout doux, chut je ne te le dis pas (mais elle y est encore, et sa copine également) . Tu y trouveras de l’argenterie de Princesse, les chaussures de la fée des fleurs, des valises magiques,  des services à café d’antan, un peu elfiques, et les miroirs vénitiens de Blanche Neige. Il y a aussi des malles pour y cacher tes secrets, et des appareils photo pour arrêter le temps. Et si tu as pris ta matinée, pour t’y rendre et si tu es un peu végan, tu pourras t’arrêter juste à côté pour ta pause déjeuner et déguster des herbes dans un restaurant dont la devanture me fait rêver.

Lecteur je ne te dirai pas ce que j’ai acheté mais je peux t’assurer que j’ai rempli ma voiture ;-) au point d’avoir besoin de retirer les sièges arrières …. nononon même à genou tu ne sauras pas. Déjà que je te donne l’endroit où je m’approvisionne en petits riens, je ne vais pas te dire ce que j’ai acheté quand même …… il en reste encore.

 

Tu veux y aller , c’est O’Local, 45 rue des 3 frères Barthélemy dans le 6ème Arrondissement, le site c’est par là  

Et tu peux aussi le suivre sur facebook, tu verras ainsi les arrivages ….

 

Vas y je te dis, tu seras accueilli par le Seigneur des Lieux, preux chevalier de l’économie circulaire qui aux doigts d’or restaure et remets en état, pour donner une chance de survie aux vieux objets, personnellement je suis sous le charme.

PS / Je ne suis pas payée pour faire cet article, c’est parce que j’adore et c’est tout.


Génération spontanée

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Lecteur, tu connais ma passion pour mes deux barriques emplies d’eau et de nénuphars que je bichonne chaque jour, et hier, il m’a semblé voir un poisson dans le bassin, où il n’y a pas de poisson. N’écoutant que ma curiosité j’ai scruté les ondes, pensant que j’avais confondu ledit poisson avec un tétard, puisque ce bassin là n’est occupé que par des espèces batraciennes et leurs progénitures contrairement à l’autre qui abrite les très célèbres Napoléon et La Fayette, poissons furtifs et héros des flots. Et …. la stupeur, un poisson, puis deux, puis trois, une douzaine de petits alevins de toutes tailles et de toutes couleurs.  Gros casse tête comment sont ils arrivés là ?  Première supposition, l’eau de la source. J’ai eu beau me manger le cerveau je n’arrivais pas trouver l’origine de cet élevage, soupçonnant même une intervention divine (ben oui, la bible quoi, la multiplication des pains et des poissons)  Et puis, à force,  l’illumination se fit. Ma mère a un bassin avec des énormes poissons rouges, obèses et peu enclin à l’exercice même reproductif, ils n’ont jamais fait de babies … et je me suis souvenue avoir récupéré des laitues d’eau dans son bassin pour les mettre dans le mien, et … j’ai dû par la même occasion rapatrier les oeufs de poissons rouges qui se sont trouvés ainsi  à l’abri des prédateurs, (gros poissons rouges, carpes et système de filtration).

Bon c’est pas tout mais je n’ai rien à manger moi pour les bébés poissons va falloir que j’aille à la jardinerie, ils mangent quoi les caganis ?

PS/ Aucun animal n’a été maltraité durant ce reportage (il faut le préciser, on ne sait jamais, l’époque est à la polémique)

 

Sécheresse

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Même avec les orages du soir, la terre est assoiffée, tout crisse, tout craque, tout semble mort, mais la vie grouille en sourdine et j’aime tant ces teintes, ce blond que seul le soleil de Provence peut faire resplendir. Ce blond qui revient souvent dans mes ouvrages, bientôt le retour des aiguilles, de mes aiguilles. Enfin ….