Il pleut sur le Luberon, ça sent vraiment l’automne, les chrysanthèmes sont sublimes, les feuilles s’envolent, enfin tous les clichés de l’automne qui s’offrent à nous, et moi j’ai horreur de cette saison, où il fait froid, la nuit tombe vite et trop tôt, plus qu’une quarantaine de jours avant que les jours ne s’agrandissent d’un saut de puce (et oui à la Sainte Luce).
J’ai chauffé l’atelier, au bois, il n’y a toujours pas l’électricité, déjà deux ans de travaux, ce n’est pas facile quand on fait quasiment tout, tout seul, pour recevoir les dames du jeudi, parce que le jeudi c’est broderie et tu le sais, toi qui me lis depuis des années, ça fait 13 ans que c’est le jeudi que nous brodons, nous allons inaugurer, l’atelier de Belle Etoile. Le jardin s’apparente à la désolation, les vestiges de la nuit du 31 octobre essayent de sourire malgré tout, mais bon, ce n’est pas vraiment ça.
Le chat s’est installé avec moi, j’ai recommencé à broder, oui tu m’entends bien là, j’ai recommencé à broder, et pas avec n’importe quoi, avec les soies Au Ver à soie…. finalement c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas.
Et pour me remonter le moral qu’un temps triste et gris a tendance à faire descendre, ce matin, j’ai eu de la visite, pour me dire qu’elles avaient fait deux beaux oeufs, et ce n’est pas top ça ? Gersende et Adélaïde sont des poules très polies, chaque matin, elles viennent me présenter leurs civilités, et quémandez un peu de riz cuit surtout. Elles sont mon sourire du jour, gloussantes, râleuses, curieuses et très fières … elles sont un peu moi quand même ;-)














































d4AB







































Quand je descends à la Grande Ville à Marseille, passage obligatoire par la rue des 3 frères Barthélemy, O’Local, rien que le nom me fait rêver, un brin celte, et un clin d’oeil, Lecteur si tu y vas, tu y découvriras des merveilles labelisées par la Bastidane, j’aurai tout acheté, tout me plait, tout me fait rêver, je ne te dis pas que je n’ai pas craqué pour un Elna Grashopper en parfait état de marche des années 40 à prix tout doux, chut je ne te le dis pas (mais elle y est encore, et sa copine également) . Tu y trouveras de l’argenterie de Princesse, les chaussures de la fée des fleurs, des valises magiques, des services à café d’antan, un peu elfiques, et les miroirs vénitiens de Blanche Neige. Il y a aussi des malles pour y cacher tes secrets, et des appareils photo pour arrêter le temps. Et si tu as pris ta matinée, pour t’y rendre et si tu es un peu végan, tu pourras t’arrêter juste à côté pour ta pause déjeuner et déguster des herbes dans un restaurant dont la devanture me fait rêver.












































