Le défilé du 1er mai

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il fait un temps abominable, on a juste l’impression que s’il pleut encore, des branchies vont nous pousser. Je suis dans l’atelier et je brode. Et par la fenêtre, un joli défilé, il restait des boules de graisse de l’hiver pour les oiseaux et vu le temps magniiiifiiique que nous avons, je les avais installé dans les arbres sans trop me faire d’illusion. Et ….. ça fonctionne.

Une bien sympathique compagnie qui me fait lever le nez de mon ouvrage. J’ai une passion pour les oiseaux du ciel, les oiseaux libres (mes chats également, qui louchent, qui « niaquent » qui font des malaises rien qu’à les voir et ne pas pouvoir les chasser, devant les fenêtres fermées sont passionnés.)

Je ne sais pas chez vous, mais j’ai eu un très bon défilé du 1er mai devant mes fenêtres.

 


 

Bon 1er mai, quand même.

 

Le vieux Tamaris a ployé

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Le vieux Tamaris, c’était une petite branche plantée, il y a presque 50 ans, par un joli mois de décembre. Il a grandit en même temps que moi, tout juste si on s’apercevait qu’il était là. Cette année le poids des fleurs et la violence de la pluie, on fait casser une de ses branches. Ca m’a rendu triste.  Cela me semble un peu tôt pour faire des boutures, mais peut être vais essayer.  J’ai quand même fait un bouquet pour illuminer la maison, il fait tellement sombre. Je suis désolée si les photos sont flous, il pleut vraiment énormément

C’était mon Pinterest à moi, bien avant Internet, c’était hier de 1979 à 1992

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A partir de l’âge de 15 ans, ce qui donne a peu près 1977 et 1978, j’ai commencé à amasser, tout ce qui m’intéressait dans les revues, dans la vie quotidienne, il n’y avait pas d’autres sources d’information,  j’ai entassé des tonnes de coupures de journaux, des feuilles mortes, des billets d’entrée, des cartes de membres et même des sets de table en papier. En les découvrant dans la vieille armoire, dans laquelle je les avais rangés sans les ouvrir, j’ai réalisé que c’était mon Pinterest d’époque, mon cahier d’inspiration, ce qui m’a permis de devenir ce que je suis aujourd’hui, je n’ai jamais eu le courage de les jeter, parce que ça éveille toujours mon interêt, j’aime toujours ce que j’ai classé et trié au fil des années, les pochettes en plastique sont  un peu poussiereuses, les classeurs désuets, mais  le charme continue à opérer. Nourrir son imagination, éduquer son regard, alimenter son inspiration, ne pas copier, juste se nourrir, juste engranger, juste ouvrir les yeux, en prendre plein les yeux. C’était hier, c’était au siècle dernier.

Chut j’en ai d’autres à redécouvrir.

Et vous comment nourrissez vous votre inspiration, comment attisez vous votre imaginaire ?


 

Dans le champ : Le Lepidium Draba

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C’est un plaisir de parcourir le champ et de découvrir des plantes sauvages qui s’avèrent souvent des merveilles de la nature, vous vous souviendrez peut être l’année dernière de la récolte du millepertuis. Je vous laisse découvrir les bienfaits de cette plante qui est aussi médicinale sur le site de la graine indocile ICI,

Je ne vais pas tout recopier.  Mais sachez que les jeunes feuilles peuvent êtres rajoutées aux salades. Les jeunes pousses ou les boutons floraux cueillis au printemps, sont consommés crues, cuits à la vapeur ou poêlés. Les fleurs peuvent accompagner les salades et se préparer en infusion. Les graines peuvent être utilisées pour composer une moutarde ou employées comme du poivre. Pas assez téméraire pour tester tout ça. Mais d’après de vieux écrits elles seraient anti-rhumatismales. Personnellement j’en ai fait un bouquet aérien, car elles sont si légères.

 

Chaque matin

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Préparer le foin, sortir les princesses, puis sortir les altesses gallinacées

Mettre la pompe des bassins en route, nourrir les poissons.

Allez dans le pré.

Apporter leur petit déjeuner aux demoiselles poules, chercher des pissenlits et des bonnes herbes.

Donner les pissenlits aux dames tortues (mes animaux domestiques préhistoriques) et passer mentalement les tâches à faire dans le jardin et dans la maison.

Faire un brin de méditation dans le coin japonais , se dire que les érables du japon supportent la pleine terre et puis continuer.

Chaque jour a son lot de surprises et de petits bonheurs, chaque matin ne ressemble à aucun autre, et c’est ce que j’aime.

 

 


Ca ne ressemble pas vraiment au printemps

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Mais pas du tout, la neige, je t’en donnerai moi de la neige le 17 avril,  Se reveiller avec le Mourre Negre qui a le bout du nez tout blanc c’est une hérésie nominative m’enfin. Sinon c’est joli, la brume se lève petit à petit, mais le ciel restera gris aujourd’hui. Juste pour se dire qu’il fait bon devant le feu avec un chocolat chaud.  Je voulais jardiner un peu, ça attendra la semaine prochaine, et c’est tant mieux pour mon épaule. Sinon la vie suis son cours chez les improbables, certains sont d’ailleurs en train de naître, juste leur trouver un nom. Bon journée à demain, peut être ou peut être pas.

 

PS : J’ai encore ramassé de la gale de chêne, pour mes tout-petits, si un jour, il peuvent venir en vacances, pour faire de l’encre médiévale.

et puis le chemin des iris commencent à prendre forme, bientôt tout fleuri, hâte de le prendre en photo.

le tamaris rajoute un peu de lumière, et le poste de chasse ressemble toujours à une verrue dans la campagne et bonne nouvelle, la pluie a mis le pollen à terre.

Giboulées d’Avril, du jour et de saison

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Le vieux chat sommeille sur un meuble, il fait un peu froid, mais la cuisine reste lumineuse malgré la grisaille du temps, le blanc peut être. Je m’amuse à le regarder, il passe la patte derrière l’oreille, il pleuvra encore, il pause, du haut de ses presque 17 ans, il compose un tableau, le vieux chat aux tulipes. Les majoliques me font des grimaces en une improbable chorale, si longtemps qu’elles m’accompagnent, qu’elles accompagnent la famille, chacune à son histoire. Les chiens sommeillent devant la cheminée. Au jardin, il y a les plantes qui attendent d’être plantées, bien à l’abri du gel, et celles qui ont gelé ou pas. Et puis les bébés poissons qui s’activent dès un rayon de soleil, il faut que je leur trouve un nouveau bassin. L’atelier prend forme, petit à petit.

Je ne pensais pas amasser autant de pagaille en 6 mois.


 

 

 


 

Un dimanche de pluie

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Tout est gris et doux, un peu comme si la nature se reposait, j’en profite aussi pour me reposer. Les lilas commencent à fleurir, les iris également, le tamaris dentelle le ciel. C’est calme, bien calme, je rentre prendre un café, dans une cafetière antédiluvienne, la cafetière A l’Abeille, on l’appelle l’Egoïste, je crois même que c’est celle d’Hercule Poirot, oui oui c’est bien la sienne,  dit elle en souriant.  Et ce matin, je joue l’égoïste pendant que ma mère prépare le repas, et que DH me répare des petits trésors de brocante. Peut être vais pouvoir ranger mon atelier si l’arthrose de mon épaule me fait un peu moins souffrir.  Profitez de ce dimanche doux, dans la tourmente de notre époque, je vous en prie, prenez soin de vous.