le Sale Boulot par Marc La Mola

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A l’heure actuelle, où de simples gens peuvent visionner et se repaître de vidéos insoutenables sur internet sans que cela n’inquiète quelqu’un, j’avais envie de vous parler d’un livre, sans rapport ni avec l’art textile, ni avec la broderie, seulement vous parler d’un témoignage. Il est né ce livre, comme on enfante dans la douleur après des années de gestation dans le malheur, il est né après quelque chose que l’on nomme pudiquement le burn out, ce désarroi qui vous brûle de l’intérieur, et que rien ne peut arrêter, cette souffrance terrible qui vous dévore sans que ne puissiez rien y faire .

Je voulais vous parler de ceux qui un jour, alors qu’ils ont tout pour être heureux, saccagent leur vie à cause de leur profession, pour un métier qui les bouffe mais qu’ils aiment.

Ils sont nombreux dans ce cas là, policiers, militaires, professeurs, cadres, techniciens, médecins, infirmiers, chacun à une échelle différente, chacun avec leurs propres démons.

Alors si vous avez le temps, attardez vous sur ce livre, qui décrit l’épouvantable douleur  d’un homme comme vous et moi devant la misère, la violence et la cruauté du monde.

Ils sont policiers, mais ils ne sont pas préparés à supporter l’insupportable, à accepter l’inacceptable. Quand leur quotidien est le sordide, l’indicible horreur, comment font ils pour y survivre, et avec quelles séquelles ?

 Plus qu’un livre, ce témoignage nous emmène bien loin des super flics, héros de séries américaines, bien loin de notre vieux pépère franchouillard Navarro ou de son célèbre cousin Moulin. Il nous emmène très loin, dans la réalité, dans la vraie vie, où le sang n’est pas de l’hémoglobine de synthèse et les accidents n’ont rien d’effets spéciaux. Il nous emmène, où il n’est pas de bon ton de s’égarer, un endroit où les policiers sont des humains et non des robots, avec leur détresse, leurs défauts, leurs états d’âmes, une vie personnelle souvent chancelante, ratée ou inexistante, ils sont seuls dans un siècle où demander de l’aide est un signe de faiblesse et où se retrouver désarmé devant l’innommable est trop souvent une faute professionnelle.

Interview sur la Provence du  jeudi 31 mai 2012

 Pour acheter « Le Sale Boulot »

marc.lamola(at)sfr.fr

Librairie Maupetit à Marseille

Le blog de Marc La Mola ICI

8 Responses

  1. Fabienne

    Pas de désabonnement .. Et pourquoi ce doute.? La thérapie vérité d’un livre peut jouer en faveur des ignorants qui vont prendre conscience de la difficulté d’etre policier , enseignant, infirmier …dans la face obscure de notre belle France. Mais il faut continuer, n’est ce pas??? Et que ça n’empêche pas de broder..

  2. angelot2

    C’est grâce à ton Facebook que j’ai eu connaissance de ce livre (que j’ai commandé), je connais ce genre de situation, investissement dans sa vie professionnelle et non reconnaissance des instances dirigeantes….je travaille en milieu hospitalier……passionnée par mon métier.
    Belle soirée

  3. Catherine

    Merci pour cette expérience de lecture, c’est bien de connaître ce genre de témoignage.
    Et hourra, je ne suis pas désabonnée, j’ai bien reçu ce message dans ma boîte!!
    Bonne soirée
    Catherine

  4. rosy

    merci pour ton témoignage, il fallait le faire, depuis des années, dans certains corps de métiers, les gens souffrent, et on passe tout silence, pas de vagues, du chiffre etc……on nous rabat les oreilles , avec la « sécurité », mais tous ces hommes politiques ne voient rien, et parlent sans savoir… des milliers de policiers, d’infirmières, médecins , pompiers, militaires etc…. parfois 24 heures sur 24 heures, veillent sur tout le monde , toujours en silence, et après on critique, c’est facile , il faut tout réformer et reprendre à zéro………mais par des gens compétents .peut être que toutes ces gouttes d’eau feront un jour changer les comportements et les choses…. j’espère et je le souhaite.

  5. michele picard

    merci pour cette info Il est vrai que le cinema ou la tele deforme et a un but surtout maintenir l’usager hors reflexion et l’amener à une non assistance pour ne pas heurter le plus dominateur
    En ce jour de la fête des meres je pense à celles qui sont battues , maintenues en esclavage utilisees comme bête à plaisir
    ma question que puis-je faire ?
    j’espere que la jeune generation saura
    bonne soiree
    michele.

  6. Corinne

    Non non, pas de désabonnement pour moi non plus. Au contraire l’envie de lire ce livre, d’en savoir plus, même si on sait déjà que tout est loin d’être rose dans ce métier, et que certaines réalités sont parfois dur à accepter. Mais il faut ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure et ne plus se voiler la face. Merci beaucoup de nous faire connaître ce livre.

  7. Anne

    En te lisant, je pensais à mon fils rentré d’Afghnaistan l’an dernier et qui a vécu l’horreur, ses hommes mutilés, parfois tués; mais il va mieux, il ne pourrait lire ce livre; il FAUT pourtant enfin un jour affronter la réalité et enfin avoir pitié des victimes; je vais commander ce livre: merci!!

  8. Sophie Michel "CreaTextiles"

    Et bien encore une fois tes lectures m’inspirent, la commande est en route…sur tes conseils j’ai lu également Le coeur cousu et j’en suis ravie. Que dire de plus encore, tes partages aussi bien en broderie, lecture, inspiration (bon un peu moins pour le culinaire car je ne suis pas bonne cuisinière et j’aime pas ça!!!)…bref tu est une bonne conseillère qui fait du bien. Merci encore et bon retour. Bise Sophie