Sécheresse

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Touriste, habitant non endémique,  quand on te dit que la moindre étincelle fait tout brûler, ce n’est pas pour t’embêter, juste parce que c’est vrai. Et là dedans il y a de la vie.

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Ce n’est pas un petit rien, merci

Classé dans : 365 petits riens | 6

J’ai vu la fumée, entre Pertuis et Cucuron, le Grand Luberon en train de prendre feu et plus j’approchais, plus je savais que c’était chez moi, Ces photos, je n’aurai jamais voulu les prendre.

J’ai éclaté en sanglot en voyant mon hameau avec  le feu derrière lui et j’ai pleuré à chaque fois que je regardais dans mon objectif,  ceci n’est pas un petit rien. C’est un témoignage, et toute ma reconnaissance envers les pilotes et les pompiers qui ont empêché que le feu passe la crête. Merci à vous, je sais que la nuit a été longue en enfer, à la tombée de la nuit, les canadairs et les dash ont arrêté leurs rotations, un hélico à pris leur place, ce matin, un odeur âcre de brulé envahi la campagne, le vent semble s’être un peu calmé mais jusqu’à quand ? il reste un peu de fumée, et moi hébétée j’attends, dans une reconnaissance absolue envers les 500 pompiers qui ont combattu, les bénévoles de CCFF de mon village et des villages voisins. Merci.

 

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Dans une lumière orageuse

Classé dans : 365 petits riens | 1

Dans la lumière étrange d’un orage qui ne viendra pas, mon chemin semblait être différent des autres jours, les amandes s’étirant doucement, se découpant étrangement dans un ciel cotonneux.

Les corbeaux croissent et s’agglutinent dans ce rêve étrange, où la chaleur méridienne nous étouffe un peu plus à chaque instant dans une moiteur indescriptible et les couleurs semblent avoir abandonnées la place. Même le cabanon fermé du bout de pré a pris des allures curieuses. Un bébé faucon recoiffent ses plumes ébouriffées, les herbes sèches s’approprient les lieux. Les habitations semblent vidées de toute présence et suspendues dans le temps, pendant que les corbeaux se dessinent en une portée de musique lancinante. Et dans cet atmosphère fantasmagorique j’ai repris mon chemin. Que sera demain ?


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La Passiflore

Classé dans : 365 petits riens | 4

 

Elle pousse allégrement dans tous nos jardins, ces fleurs mauves illuminent le printemps, et ses fruits sont si exotiques que beaucoup de personnes ne savent pas qu’ils sont comestibles.

Elle est accompagnée d’une belle légende que vous découvrirez sans peine, si vous prenez le temps de chercher.

Mais ce qu’il faut savoir, elle combat l’anxiété et les troubles du sommeil. Elle est anxiolytique. Ce sont les fleurs que l’on utilise pour cela.

Quand aux fruits, en coulis, jus de fruits ou sorbet, ils accompagnent les desserts d’été. Comme il y a très longtemps que je n’ai pas fait de confitures de fées, alors dès demain je m’y attelle et je vous tiens au courant.

 

J’ai trouvé deux recettes sur internet ;

 

Recette basique de gelée de  fruits de la passion

Ouvrir les fruits et en retirer les graines .

Placer ces fruits dans un récipient et les recouvrir d’eau.

Portez à ébullition et régler pour une cuisson à feu doux pendant une heure environ tout en remuant la préparation.

Passer les fruits cuits au moulin à légumes et filtrer le jus.

Ajouter à ce  jus celui  d’un ou deux citrons ainsi que le sucre .

Bien mélanger le tout ,le porter à ébullition et laisser cuire 5 minutes environ.

Mettre en pots…

Une seconde recette légèrement différente de la précédente…

Ouvrir simplement les fruits sans retirer les graines.

Ajouter un peu d’eau  et faire chauffer lentement sans porter à ébullition.

Filtrer au tamis très fin pour séparer les graines.

Peser le jus et y ajouter le même poids de sucre.

Faire cuire jusqu’à consistance crémeuse.

Mettre en pots et se régaler avec cette confiture

 

Chez ma mère, elles poussent même à l’intérieur de sa chambre …

Fenêtre à l’intérieur de ma chambre.

Une publication partagée par Rosy Arzalier (@rosyduluberon) le

La sulfateuse – 1

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Elle est là depuis des décennies dans ce petit coin de jardin qui est ma terre … elle attend d’être restaurée et d’être tractée par une des juments.

Pourquoi ? Parce que mon père était petit fils de viticulteur certainement, et surtout qu’il aimait les outils anciens témoins d’une autre temps.

Je vous parle toujours de Mémé Augusta, mais jamais de Grand Père Louis son mari,

un grand précurseur qui circulait en moto pétaradante dès 1910.

Ma grand tante, sa fille, avait épousé un autre viticulteur, Oncle Albert et de mémoire familiale on raconte que le beau fils et le beau père,  n’avaient jamais déjeuné  ensemble sans apporter leur vin respectif, ne voulant jamais boire celui de l’autre, et assenant le breuvage non issu de leur propre vigne du terrible et insultant nom de piquette. Mes souvenirs qui ne sont pas à moi, mais transmis par ma grand mère et mon père sont ceux d’une cave avec d’immenses tonneaux de bois, ceux d’un petit garçon qui avec ses copains allaient piquer du vin directement au robinet et qui un jour avait oublié de refermer le robinet, inondant le sous sol du précieux breuvage. De ces souvenirs qui ne m’appartiennent pas, je vois Augusta préparer la Cartagène, je vois mon père enfant, fouler le raisin, je vois la couleur d’ambre topaze, de l’élixir magique de muscat et d’eau de vie, une eau de vie qui vous aurait soigné de la peste elle même, tant le titrage d’alcool était important presque 100 °.

 

et de ces moments de nostalgie, j’ai le goût de la Cartagène celle qui titrait 22° d’alcool, celle que l’on buvait en mangeant une brioche des rois, ou pour Noël, mais c’est une histoire.

Mais attention la Cartagène ne peut être que Gardoise … qu’on se le dise.

Belle journée à vous.

 

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Et le verre s’illumina, Saint Bernadette vous disiez ?

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Mes retours de chine sont toujours exaltants, d’un inventaire à la Prévert, je me retrouve avec des objets qui sont heureux de se retrouver ensemble, vieux réveils, poupées à garder dans leur jus, à ne surtout pas défigurer parce qu’elles n’ont de valeur que celle que je leur donne, témoignage d’un passé bien révolu, pour ne pas dire totalement disparu, une demoiselle d’Europe de l’Est, et une dont je n’arrive pas à situer le costume, une petite alsacienne qui me rappelle que bientôt ma virée dans les forêts magiques de cette région sublime c’est pour bientôt. Des rêveils qui arrêtent le temps, car ils ne savent plus se remonter , un miroir de petite sorcière, un vieux panier, et tout ce joyeux fatras prend vie autour de moi.

Et puis il y a Bernadette, ensevelie sous un flot de poussière, en pâte de verre, de l’époque où les miraculés étaient légion.

J’avais une photo d’une de ces miraculés,  je ne la retrouve pas dans mes archives, l’histoire familiale raconte que Mémé Augusta alors jeune fille, en voyage à Lourdes au début des années 1900, avec son amie handicapée, se retrouvera malgré elle, l’objet de toutes les attentions. Son amie en béquilles d’un coup se leva et se mis à marcher vers la grotte, mon arrière grand mère stupéfaite ramassa les béquilles et se mis à courir derrière elle, en brandissant les dites béquilles, les pélerins se retournant  sur son passage, dans un murmure de stupéfaction, pensant que c’était elle la miraculée. Cette histoire j’aimais l’écouter, racontée par ma grand tante, qui ne pouvait s’empêcher de pouffer de rire entre chaque mot quand elle la racontait, se souvenant qu’elle et sa soeur (ma grand mère) adoraient que leur mère la leur raconte dans un éclat de rire.

Ainsi, lorsque je croise une kitcherie de Sainte Bernadette, je ne peux m’empêcher d’y penser.

Bon tout ça pour vous dire, que la pâte de verre sur ma table s’est mise à s’illuminer à la clarté du soleil, et c’était pour ne pas dire divin (Dieu et moi nous sommes encore un peu en froid, mais les relations semblent s’améliorer) mais totalement magique.

Je vais peut être essayer de déchiffrer la partition du petit chevrier corse.

 

ps : il va vraiment falloir qu’un de ces jours, j’ouvre une brocante.

 

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