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Les simples – Le Fenouil
C’est parce qu’elles sont des simples qu’elles soignent, elles soignent les maux du monde depuis la nuit des temps. Je les cueille et les cultive, les surveille avec respect.
La tisane de fenouil, bonne pour tous les bobos, si on n’en abuse pas, comme de tout.
Quand les glaçons fondent au soleil naissant, belle journée à vous.
Son monde
Elle a pris mon appareil photo, et m’a dit, je fais des photos, je ne l’ai pas revue de la journée …. elle a pris en photo son monde, sa façon de le voir à sa hauteur … sa vie comme le témoignage d’un été.
« Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l’enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans un pays étrange. »
Souvenirs d’enfance
Souvenirs des goûters à la source Mirail, souvenirs du goût des vacances, souvenirs d’avant
Le gâteau au yaourt
1 pot de yaourt nature (on rince le pot et on s’en sert de mesure)
3 pots de farine
2 pots de sucre
1 pot d’huile
1 sachet de levure chimique
2 oeufs
j’ai rajouté deux sachet de sucre à l’écorce de citron …
C’est bien meilleur avec les yaourts faits maison à la yaourtière …
On mélange tout, on dépose délicatement dans un moule à cake chemisé au beurre et à la farine et une trentaine de minute au four à 180 °C et c’est le bonheur absolu ..
un simple voyage dans le passé avec une jolie nostalgie, le goût de l’insouciance et du bonheur.
Dimanche
Les couleurs du marché surpassent mes inspirations, la nature sait elle seule assembler les teintes, bien mieux que mon oeil ….

Les touristes me font voyager, j’aime les voir chapeautés comme si nous vivions sur une terra incognita, comme s’ils étaient des explorateurs.
et comme en Bretagne nous avons plusieurs temps dans la même journée …
Le grand orage est passé sur notre tête sans même une goutte d’eau ….
Le grand météorologue l’avait prévu … moi descendre de ma gouttière jamais ….
Aujourd’hui est une journée broderie en perspective … si tout va bien.
Journée mondiale de la broderie
J’ai essayé de broder …. je dis bien j’ai essayé ….. parce que hier c’était
la journée mondiale de la broderie ….
le chat ronronnant sur les genoux de la brodeuse est un véritable cliché, j’en ai la preuve, une image dépassée d’un temps où les chats devaient être plus sages.
Alors j’ai essayé de broder en minuscule, broder, pour la liberté.
Je reprends ici, le texte que j’ai écris hier sur Facebook …
Parce que broder, c’est ne pas avoir peur de la concurrence, et s’en moquer totalement, broder c’est aimer ce que font nos collègues et amis, c’est partager les merveilles des autres, c’est reconnaitre le travail sublime des brodeurs. Broder c’est un long apprentissage, qui ressemble un peu à celui de la vie. Broder, c’est apprendre aux autres ce que l’on sait. Broder c’est être humble face au fil et à l’aiguille, de cette humilité qui fait que chaque point est comme une prière, une communion. Broder c’est tout simplement, écrire ses sentiments sur la tissu. Broder ce n’est ni un statut, ni une échelle sociale, broder n’est pas le snobisme d’un matériel couteux, du ciseaux en argent et du dé en or, de modèle hors de prix, broder n’est pas un talent surfait qui n’existe que dans nos têtes, ni un art inaccessible. Broder c’est être vous même, seul avec ce léger vertige qui vous prend devant une toile blanche. Broder c’est vivre, broder c’est être vous.
Broder ce n’est ne pas se mentir, quand à nos talents, c’est ne pas se prendre la grosse tête, c’est juste beaucoup d’amour sur du tissu, vite attrapez un bout de drap, une aiguille et du fil …. la création vous attend.
La Vigie
Il y a t’il un meilleur endroit pour dormir, à l’ombre et en plein courant d’air,
de plus de là haut je surveille tout ….
Je surveille tout quand je ne dors pas bien sûr ….
Je vous présente le chat qui a toujours choisi ses maisons ….. et qui ne descend de ses hauteurs que pour manger. C’est un original et depuis qu’il est né … il est ainsi.
Graines
Pas envie de parler ce matin
Pas envie d’écrire, pas envie d’aligner les mots, comme on aligne les grains d’un chapelet, pas envie, ni de prier, ni d’accuser et pourtant …
Juste savoir tout au fond de moi que le défaitisme, le désarroi, la peur ne servent à rien, juste savoir au fond de moi que les seules valeurs laïques ou religieuses qui existent sont le respect des autres et de la vie.
De ces lieux consacrés, de ces lieux qui n’ont été bafoués dans l’histoire que par des dégénérés exaltés par une idéologie sanglante et hégémonique, je veux garder en moi l’espoir, un espoir ténu mais indicible, celui qui est bien réel au fond de chacun d’entre nous, celui qui fait que nous résisterons parce que c’est ancré dans nos gènes.
« Le jour où nous n’allumerons plus de bougies,
nous serons devenus comme eux »
Antoine Leiris
(Le journaliste Antoine Leiris a perdu sa femme, le 13 novembre au Bataclan)


























































































