Elles veulent faire des truffes au chocolat comme l’année dernière ….

Elles avaient la recette dans le recueil de texte de français, alors elles ont fait la liste écrite, m’ont accompagnée chez l’épicier et sont revenues avec leur butin.

250 grs de chocolat noir
125 grs de beurre
2 oeufs
1 sachet de sucre vanillé
125 grs de sucre glace
50 grs de cacao non sucré

Elles ont cassé le chocolat en gros morceaux, coupé le beurre en petits morceaux, et mis deux minutes dans le micro ondes, elles ont mélangé, puis elles ont ajouté le sucre glace, séparé les jaunes d’oeuf du blanc, ont rajouté les jaunes, et ont encore mélangé avec le chocolat et le beurre.

Elle ont posé un film plastique sur le saladier … et attendu que le mélange durcisse au réfrigérateur pendant 1h00, l’heure la plus longue de leur vie .

Elle ont saupoudré le cacao dans une assiette (et accessoirement la moitié de la cuisine et un peu dans le salon). Elles ont fait des boules avec la pâte de chocolat, et les ont roulées dans le cacao ….

Elles étaient très très fières.

 

Si au hasard d’un agrandissement, vous tombez nez à nez avec un poil de chat blanc … pas de panique, il avait décidé de prendre la vedette ce matin …. et de passer et repasser devant l’objectif, juste pour m’énerver.

Il n’y a pas que le chocolat qui soit truffé, les chats aussi …. mais de c ……es.

…. je prendrais bien un intraveineuse de caféine, il y a t-il un toubib dans la salle ?

Café servi sans poil de chat …. je vous souhaite une belle journée.

 

 

PS       –  j’adore la combinaison turquoise-chocolat, niveau couleurs.
PPS     –  la recette est parfaite pas besoin de pré-tests et de tests.
PPPS   –  le tissu est un tissu acheté comme ça …. pailleté et brodé à souhaits
PPPPS – deuxième tournée de café siouplait ….
PPPPPS …… je peux retourner me coucher ? Hein ? Je peux …. pourquoi personne ne me dit à moi va au lit ….

 

(reprise d’un article des 365 petits riens de janvier 2012, je cherchais la recette des truffes)

 

Un petit avant goût de mon paradis (recette de cuisine)

Classé dans : Cuisine provençale | 16

 

La Provence se rapproche chaque jour un peu plus de moi, comme si elle avait peur que je ne l’ai oubliée, elle me souffle dans l’oreille, reviens, reviens chez nous, et c’est dans les gestes quotidiens que je m’en aperçois, mon accent anglais qui devient chaque jour, un peu plus méridional, ma cuisine d’où s’enfuit peu à peu les épices orientales, Shawarma et Houmous remplacés dans mes rêves et doucement par le basilic et l’ail du marché paysan de mon village, le thym glané sur le chemin de la source, et l’huile  des oliviers majestueux de mon voisin … j’entends déjà les cigales, et les criquets déranger la torpeur des après midis lourdes, et la douce ombre de la treille du jardin de ma mère.

 

En un seul mot, elle me rattrape, et j’imagine déjà, le chien s’affalant dans un soupir d’aise du haut de ses 50 kg dans la fraicheur des tomettes, empêchant quiconque d’entrer ou sortir de la cuisine, sous peine de trébucher sur lui.

Alors hier j’ai fait des tomates farcies, j’aurais bien fait d’autres petits légumes, mais les courgettes saoudiennes n’ont aucun goût … et les poivrons ressemblent à des pastèques quand ils sont pas des piments. (J’ai rajouté quatre patates farcies pour la dissidente celte non colonisable qui déteeeeeeste les tomates cuites ….)

 

Ce n’est pas bien compliqué de faire des tomates farcis, ma recette est la même que pour tout le monde je crois …. il suffit d’un peu de temps et de patience.

Des tomates un peu grosses, du boeuf haché, de l’ail du persil, un oeuf, de la mie de pain trempée dans du lait, des oignons. On vide les tomates, on hache l’ail, les oignons, le persil , on mélange à la viande hachée avec la mie de pain essorée, un oeuf , on remplit les tomates, on arrose d’huile d’olive et on saupoudre de chapelure et au four, en ajoutant un peu de bouillon au fond tout au long de la cuisson pour éviter qu’elles n’attrapent …. ma grand mère remplaçait quand elle n’avait pas de pain rassis, la mie de pain par du riz.

Je ne rajoute jamais le chapeau des tomates, une maniaquerie de ma part, et quand mon hachoir veut bien fonctionner, je rajoute la pulpe de tomates dans la farce.

Ben voilà une salade verte, et la Provence est à mes pieds, un petit avant goût de mon paradis, seulement en fermant les yeux.

Je veux de la Tapennnnnnnaaaaaaaaaaaadeeeeeeeeeee …….

Cet article aurait pu faire l’objet d’un petit rien, mais j’avais une terrible envie de publier ici.

 

Cacho-dènt

Classé dans : Cuisine provençale | 3

Poser 500 grs de farine sur votre marbre, mélanger 4 oeufs et 350 de sucre en poudre, mettre au milieu de la farine avec une cuillère à soupe d’eau de fleurs d’oranger, mélanger le tout, et rajouter 350 grs d’amandes avec la peau (non mondées). Faites deux gros rouleaux, un peu bombés au dessus, les poser sur du papier sulfurisé, dorer à l’oeuf battu, cuire au four à feu moyen. C’est cuit quand le dessus est doré. Sorter du four et découper en tranche de 2 cm d’épaisseur quand c’es encore chaud. Laisser refroidir, se conserve une semaine dans un jolie boite en fer blanc. (recette, manuel de la cuisinière provençale – JB Reboul)

Même si les croquets ou croquants aux amandes sont de vrais casse-dents comme leur nom provençal l’indique. Ils sont quand même un joli rayon de soleil en plein hiver, comme le mimosa.

Je cours acheter de la farine pour faire les naveto de Sant-Vitou. A bientôt.

Aïoli du 25 décembre …

Classé dans : Bibliothèque, Cuisine provençale | 3

Le 25 décembre, j’ai fait un aïoli,  pourquoi me direz vous, l’aïoli se mange traditionnellement, le mercredi des Cendres, en signe de pénitence, en plein mois de février, pourquoi le faire le jour de Noël ? Que nenni, la tradition le permet aussi le jour de Noël, surtout si ce dernier est un vendredi, mais bon ce n’est pas tous les ans et il devient le Grand Aïoli. En ce moment, La Bastidane est bien loin de chez elle, de sa Provence, de son Luberon, des chevaux, et de l’odeur de sa terre en hiver, l’aïoli c’était sa façon d’ être auprès des siens, en perpétuant les traditions séculaires.

Pour l’aïoli, chaque famille a sa recette, son truc, son tour de main, qui utilise le mortier et le pilon de son arrière grand mère, qui ajoute une petite cuillère d’eau tiede, qui ajoute un filet de citron ou un tout petit peu de moutarde, un seul secret, tous les ingrédients à température ambiante. La base est simple, un oeuf, de l’huile d’olive, de l’ail. Une tonne d’aulx pour que la Provence soit à vos pieds, et des bras bien musclés, au pilon il doit se faire l’aïoli . Je ne vous donnerais pas la recette, il y en a des centaines sur internet, j’utilise depuis toujours, deux livres de cuisine, la cuisinière provençale de JB Reboul, dont Frédéric Mistral en son temps, a demandé une édition en Provencal « La Cousiniero Provençalo dèu pas renego sa lengo » et celui de Marius Morard, le manuel complet de la cuisinière provençale, celà suffit à ma cuisine qui n’est pas toujours des plus somptueuses.

La garniture, de la morue dessalée et bouillie, des haricots verts, du chou fleur, des pommes de terres, des carottes, des artichauts quelquefois, bouillis tout simplement. On y ajoute des escargots, des favouilles, des poulpes … ce que l’on trouve ce que l’on a, ce qui est de saison et des oeufs durs.

 

Dieu que la Provence est belle en hiver.