Carnet Rose, les Quilts de Rosy

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A découvrir une nouvelle page Facebook, Les Quilts de Rosy, elle me tient particulièrement à coeur, c’est la page Facebook de ma mère

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Joyeux Halloween les petites sorcières

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Devoir de Mémoire

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Parce que dans les années 90, un jeune homme de 20 ans engagé volontaire est arrivé le matin du 18 juin en me disant qu’est ce qu’il se passe aujourd’hui, je n’étais pas là l’année dernière

Parce que le 6 juin de cette année, j’ai parlé du débarquement et qu’une jeune fille de 16 ans m’a demandé « Quel débarquement ? ».

Je suis inquiète pour notre histoire et l’avenir de nos enfants. C’est à nous les mères de transmettre l’histoire, notre patrimoine, et ce n’est certainement pas en étant gavé de Reality Show et de presse people avec pour tout vocabulaire Allo quoi ? Que nous y arriverons.

Texte de l’Appel du 18 juin

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

L’appel du 22 juin

Qui sait encore que les coups de tambour  sont les trois points et le tiret du V de la Victoire en alphabet Morse, qui sont aussi le début de  la 5ème symphonie de Beethoven, dites moi qui s’en souvient, qui se souvient que c’est cette symphonie qui fût joué à Radio Londres pour annoncer la victoire du débarquement.

 Honneur aux résistants

Ecrite à Londres en 1943 par Emmanuel d’Astier de La Vigerie alors « Bernard » dans l’armée des ombres et Anne Marly pour la Musique.

The Partisan.
When they poured across the border
I was cautioned to surrender,
this I could not do;
I took my gun and vanished.
I have changed my name so often,
I’ve lost my wife and children
but I have many friends,
and some of them are with me.

An old woman gave us shelter,
kept us hidden in the garret,
then the soldiers came;
she died without a whisper.

There were three of us this morning
I’m the only one this evening
but I must go on;
the frontiers are my prison.

Oh, the wind, the wind is blowing,
through the graves the wind is blowing,
freedom soon will come;
then we’ll come from the shadows.

Les Allemands étaient chez moi, (The Germans were at my home)
ils me disent, « résigne toi, »
mais je n’ai pas peur; (But I am not afraid)
j’ai repris mon arme. (I have retaken my weapon.)

J’ai change’ cent fois de nom, (I have changed names a hundred times)
j’ai perdu femme et enfants (I have lost wife and children)
mais j’ai tant d’amis; (But I have so many friends)
j’ai la France entie`re. (I have all of France)

Un vieil homme dans un grenier (An old man, in an attic)
pour la nuit nous a cache’, (Hid us for the night)
les Allemands l’ont pris; (The Germans captured him)
il est mort sans surprise. (He died without surprise.)

Oh, the wind, the wind is blowing,
through the graves the wind is blowing,
freedom soon will come;
then we’ll come from the shadows.

Je ne suis pas une diva de l’Histoire, mais je veux simplement qu’on se souvienne.

France's President Sarkozy shakes hands with Maurice Chauvet, member of the Kieffer commando, during Armistice Day ceremonies in Ouistreham

Véterans du Commando Kieffer , ces hommes qui seront toujours debout.

Merci.

C’est peut être le jour à voir ou revoir l’Armée des Ombres ou le vieux fusil.

Pour que plus jamais des idées d’extrème droite et de n’importe quel extrème n’aient droit de cité en France.

Et la dentelle sauva l’Irlande

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William Adolphe Bouguereau, la petite fille au crochet – 1905

La dentelle d’Irlande

La dentelle d’Irlande se joue du contraste entre les motifs en relief et épais et le filet fin sur lesquels ils sont crochetés.

Inspirée des dentelles italiennes et espagnoles à l’aiguille de la fin du XVII ème siècle, la dentelle d’Irlande se devait de faire concurrence (dans les années 1840) aux précieuses et coûteuses dentelles aux fuseaux.

Les motifs évoluèrent, et la pure imitation devint un art à part entière, reflétant une culture irlandaise, on retrouvera les roses et les trèfles, la rose à cinq pétales symbolisant les cinq plaies du Christ, le trèfle de Saint Patrick servant à illustrer le mystère de la Trinité.

Mademoiselle Riego de la Branchardière revendiqua l’honneur d’avoir personnellement inventé cette technique. Elle était née en Angleterre d’une mère irlandaise et d’un père français, famille émigrée en Angleterre depuis 1789. Elle publia entre 1848 et 1887, plus d’une centaine de brochures destinée aux travaux d’aiguille. Mademoiselle Riégo de la Branchardière avait surtout une immense connaissance des techniques anciennes, et s’était beaucoup inspiré des travaux anciens et ceux d’autres dames bien moins érudites qu’elle, et elle avait ce que beaucoup lui enviaient, l’intuition de savoir ce qui serait dans l’air du temps

Pendant la grande famine (1845-1850) – je ne vais pas vous refaire l’histoire de l’Irlande, quand même ….- . La dentelle au crochet sauva l’Irlande, et la vie de nombreuses personnes. Elle permis à grand nombre d’entre eux de pouvoir émigrer, et de nourrir leur famille.

Les religieuses lancèrent une immense opération, aidées par les dames de classes aisées. Elles enseignèrent le crochet aux familles les plus démunies (hommes, femmes,enfants …) et trouvèrent des commanditaires, fournissant le coton et les crochets, et écoulant les ouvrages. Outres les religieuses, les dames de la bonne société s’organisèrent, remplissant granges et maisons bourgeoises d’élèves apprenant le crochet, parmi elles, Suzanne Meredith fondatrice à Cork de l’école « Adélaïde« , ou Madame Hands développant ainsi dans le Nord de l’Irlandeune importante industrie.

Bon marché, facilement lavable, le crochet et le coton envahirent toutes les maisons, même les pires masures, les travaux étaient de toutes beautés. Les gens crochetaient devant leur maison assis sur un talus ou un muret. Les personnes se spécialisaient dans un motif et donnaient les autres motifs à crocheter à d’autres.

Le succès fut immense, de 1880 jusqu’en 1910, la dentelle d’Irlande fut exportée partout dans le monde, le grand couturier parisien Paquin utilisa la dentelle d’Irlande dans ses modèles, l’Art Nouveau s’y prêtant fortement à la luxuriance des motifs.

La production gagna l’Autriche, l’Allemagne, l’Est de la France, et même l’Italie d’où elle s’était inspirée.

Le déclin eut lieu dans les années 20, la concurrence de la dentelle mécanique, l’essor des métiers industriels devint trop forte.

 

Sources :

Fait main 1989
Irish Lace Museum
Collection de textile ancien ICI et ICI, à voir absolument, des merveilles.

Ceci est un article que j’ai écris en novembre 2008, sur le blog communautaire « histoires de boites à couture ».

Les photos sont issues du Metropolitan Museum of Art

Inspiration Broderie d’un autre temps

Classé dans : Inspiration | 7

Design for Ecclesiastical Embroidery, Vertical Pattern with Tudor Rose
Ernest Geldart (British, London 1848–1929)
Date: late 19th–early 20th century

Design for Ecclesiastical Embroidery — Cross Stitch Pattern
Ernest Geldart (British, London 1848–1929
Date: late 19th–early 20th century

Embroidery design for frame, No. 098

Morris & Company (British)

Date: after 1875
Accession Number: 64.682.345

Designs for Embroidery
Anonymous, German, 19th century
Date: 19th century

Designs for Embroidery
Anonymous, German, 19th century
Date: 19th century

Design for Ecclesiastical Embroidery — Veil and Bun
Ernest Geldart (British, London 1848–1929)
Date: late 19th–early 20th century

Design for Ecclesiastical Embroidery
Ernest Geldart (British, London 1848–1929)
Date: 1888

A découvrir sur The Metropolitan Museum of Art.

Les chemises talismaniques

Classé dans : Inspiration | 4

En surfant d’un lien à l’autre, j’ai découvert les sous vêtements des Sultans Ottomans …. l’histoire est merveilleuse et très belle, je n’avais pas envie de le garder pour moi toute seule alors je partage avec vous, l’article de Nina d’Istanbul dont le blog  « Couleurs d’Istanbul », me donne de plus en plus l’envie de m’y rendre …  son blog est une mine de culture, vous découvrirez superstition, recettes, couleurs, histoires de l’art, motif de broderie … alors on y va ?

Couleurs d’Istanbul

« Les chemises du sultan nécessitaient trois ans de travail depuis le moment que les astrologues signalaient comme propice pour commencer sa fabrication. Seulement à la fin les calligraphes royaux écrivaient sur la chemise les vers du Coran choisis. « 

 

En savoir un peu plus (j’ai fait un peu des recherches)

Le divan fumoir bohémien

Gina Paillette

Smokethorn

Histoire de l’empire Ottoman 17 volumes numérisés si vous avez le courage ….

Paperblog

 

 J’aime les belles histoires de broderie, de couture, de magie et d’Orient, envie peut être de se créer des vêtements fétiches ou magiques qui sait ?

La bugado à l’ancienne à Fontjoyeuse, petit hameau du Luberon, le 14 mai 2011

Classé dans : tradition | 1

Samedi 14 mai 2011 dans un tout petit hameau Fontjoyeuse, de la commune de Peypin d’Aigues dans le Luberon, une belle fête, la bugado, la lessive à l’ancienne, et des chants et des danses, un vide grenier, et une exposition d’artistes locaux avec quelques jolies surprises textiles.

Fontjoyeuse c’est mes souvenirs d’enfances, mes copains, les grands pères que j’accompagnais pour porter leurs biasses aux sangliers,  les matchs de football, ma moto, les fous rires dans les ruelles, c’est les moules d’eau douce de la fontaine de Peypin, j’ai hâte d’y être, pour y embrasser tous les gens que j’aime, chez les Riguinaire dou Luberoun, au vide grenier, et chez les artistes bien entendu.

Artistiquement vôtre en Luberon

Et vous vous y viendrez ?