Trésors familiaux

Classé dans : 365 petits riens, Inspiration, tradition | 18

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Cet été, l’arrière grand mère de mes filles, a ouvert son armoire, et a sorti du papier de soie, un gilet, un gilet que grand père lui avait offert pour ses 20 ans, il y a 70 ans …

Scotchée devant les couleurs des broderies bretonnes, je fus très émue, mes filles ont hérité de deux tabliers brodés également.

Me voici, moi la provençale, gardienne de trésors bretons, pour mes filles.

Envie de broder moi ? Que nenni … gente dame, juste envie de plus m’arrêter …
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Devoir de Mémoire

Classé dans : Inspiration, tradition | 11

Parce que dans les années 90, un jeune homme de 20 ans engagé volontaire est arrivé le matin du 18 juin en me disant qu’est ce qu’il se passe aujourd’hui, je n’étais pas là l’année dernière

Parce que le 6 juin de cette année, j’ai parlé du débarquement et qu’une jeune fille de 16 ans m’a demandé « Quel débarquement ? ».

Je suis inquiète pour notre histoire et l’avenir de nos enfants. C’est à nous les mères de transmettre l’histoire, notre patrimoine, et ce n’est certainement pas en étant gavé de Reality Show et de presse people avec pour tout vocabulaire Allo quoi ? Que nous y arriverons.

Texte de l’Appel du 18 juin

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

L’appel du 22 juin

Qui sait encore que les coups de tambour  sont les trois points et le tiret du V de la Victoire en alphabet Morse, qui sont aussi le début de  la 5ème symphonie de Beethoven, dites moi qui s’en souvient, qui se souvient que c’est cette symphonie qui fût joué à Radio Londres pour annoncer la victoire du débarquement.

 Honneur aux résistants

Ecrite à Londres en 1943 par Emmanuel d’Astier de La Vigerie alors « Bernard » dans l’armée des ombres et Anne Marly pour la Musique.

The Partisan.
When they poured across the border
I was cautioned to surrender,
this I could not do;
I took my gun and vanished.
I have changed my name so often,
I’ve lost my wife and children
but I have many friends,
and some of them are with me.

An old woman gave us shelter,
kept us hidden in the garret,
then the soldiers came;
she died without a whisper.

There were three of us this morning
I’m the only one this evening
but I must go on;
the frontiers are my prison.

Oh, the wind, the wind is blowing,
through the graves the wind is blowing,
freedom soon will come;
then we’ll come from the shadows.

Les Allemands étaient chez moi, (The Germans were at my home)
ils me disent, « résigne toi, »
mais je n’ai pas peur; (But I am not afraid)
j’ai repris mon arme. (I have retaken my weapon.)

J’ai change’ cent fois de nom, (I have changed names a hundred times)
j’ai perdu femme et enfants (I have lost wife and children)
mais j’ai tant d’amis; (But I have so many friends)
j’ai la France entie`re. (I have all of France)

Un vieil homme dans un grenier (An old man, in an attic)
pour la nuit nous a cache’, (Hid us for the night)
les Allemands l’ont pris; (The Germans captured him)
il est mort sans surprise. (He died without surprise.)

Oh, the wind, the wind is blowing,
through the graves the wind is blowing,
freedom soon will come;
then we’ll come from the shadows.

Je ne suis pas une diva de l’Histoire, mais je veux simplement qu’on se souvienne.

France's President Sarkozy shakes hands with Maurice Chauvet, member of the Kieffer commando, during Armistice Day ceremonies in Ouistreham

Véterans du Commando Kieffer , ces hommes qui seront toujours debout.

Merci.

C’est peut être le jour à voir ou revoir l’Armée des Ombres ou le vieux fusil.

Pour que plus jamais des idées d’extrème droite et de n’importe quel extrème n’aient droit de cité en France.

En kiosque, broderie d’art numero 14

Classé dans : Bibliothèque, tradition | 8

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Vous y trouverez une boite à petits riens, parce que les petits riens c’est important pour moi, à broder sur du lin ancien, à broder de rubans de soie , de fils de coton, de laine, doux et délicats, dans des tons orangés, abricot et saumon, ornée d’écru de dentelles et de douceur. Une boite pour  y cacher vos petits riens secrets et qui se brode très rapidement, et très facilement.

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boite9 ambiancecalendrier03 Vous y découvrirez également un calendrier Martisor.

En Roumanie, en Bulgarie, en Moldavie, le 1er mars, les hommes offrent aux femmes de leur entourage, un Martisor, un fin lacet emmêlée de fil rouge et blanc, noué d’un porte bonheur (coeur, fer à cheval …). On porte ce fil sur soi tout le mois et on se doit ensuite de le suspendre à un arbre pour éloigner les mauvais esprits

J’ai eu envie de partager cette coutume merveilleuse avec vous, appris de mes amies roumaines, en célébrant à ma manière l’arrivée du printemps, une broderie rouge et blanche, un petit calendrier, à offrir à ceux que l’on aime, avec bien sur le martisor à porter comme un talisman.

Vous trouverez le petit calendrier chez l’atelier 196, une mine au trésor pour les brodeuses.

 

ambiancecalendrier05 ambiancecalendrier11Dans la revue Broderie d’Art numero 14

 

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Les poupées de prière

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Elles sont nées durant la guerre de Sécession, à cause des restrictions, ce sont des poupées d’Eglise, confectionnées d’un mouchoir d’homme , molles et douces comme des doudous, les enfants pouvaient les faire tomber pendant l’office, sans faire de bruit … sans déranger la congrégation, on les appelait également les poupées du dimanche, tant le tissu était rare. Premier doudou ? J’aime le croire .. elles étaient des poupées de prières, tout d’abord sans visage, petit à petit des yeux mi clos brodés sont apparus et leur mains se joignirent ensemble en un point de couture, puis un jour ….  elles ont ouvert les yeux sur le monde …

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J’aime à croire que ces poupées étaient confectionnées avec le mouchoir d’un papa parti au combat, et dont l’absence était si difficile à combler pour les tous petits …

Alors j’ai réalisé une poupée, avec un mouchoir pour l’une de mes filles, une poupée traditionnelle, une poupée de prière ….. un poupée doudou.

Et chose à laquelle, je ne m’attendais pas mon aînée m’en a demandé une …. alors demain si je trouve le temps.

Il est tard, je vous souhaite une bonne nuit, avec une poupée douce pour que votre sommeil soit aussi léger et heureux que celui d’un enfant.

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A demain peut être ?

Inspiration Camargue, mon sac de bohème

Classé dans : Ouvrages, tradition | 16

Il y a des jours, où malgré l’éloignement, le centre du monde, votre pays est si présent dans votre coeur, dans votre esprit, au plus profond de votre être, qu’il se matérialise même sans que vous vous en rendiez compte … ainsi est né mon sac de bohème, mon sac Camargue, empreint de ma terre, de ma culture de ma Provence, enfin que je puisse emporter toujours avec moi, un peu de mes racines.

Il s’est paré de galons des Indes en hommage à Kali la noire, à Sainte Sara qui me protège, si loin de mon port d’attache, si loin de mon ancrage.

Il s’est paré des bracelets qui ornent sa statue … au sein même de la crypte sombre et sereine.

Il s’est paré d’ex-voto et de gris-gris de quatre sous …. qui s’envolent au vent, en ondes bienfaisantes.

Ainsi s’est dessinée et brodée seule en son coeur, la croix de ma Camargue avec lesquels les miens sont baptisés …

Il est devenu mon sac Bohème, mon sac Camargue, celui dans lequel mes secrets sont à l’abri, il deviendra peut être le vôtre.

Car quand le manque est trop fort, quand le besoin de sentir l’odeur des chevaux, la morsure du Mistral, et la douceur d’un soleil d’hiver …. si tu ne peux pas rentrer chez toi, ta maison viendra à toi …

Je suis …

Je suis né, dans un coin sauvage
où les taureaux noirs sont les rois;
et fus bercé dès mon jeune âge
par les flamants roses en émoi.

Ma maison était toute blanche,
au milieu des pins et des joncs;
et le mistral avec les branches,
me composait de belles chansons.

Je suis né, sur ce sol aride
où comme Attila, le soleil
fait à la terre mille rides
pour en étouffer le réveil.

Mais lorsque la lune apparaît
et que sa clarté innonde
les roubines et les grands marais,
on croirait voir le bout du monde.

Je suis né, dans la plaine immense
où galopent les blancs chevaux;
au loin il y a des camps où dansent
les bohémiens près des chariots.

Et j’ai suivi la farandole
qu’accompagnent les tambourins,
traîné dans cette ronde folle
où chacun me tendait la main.

Ami le souhait que je vais faire
en priant Dieu de l’exaucer
c’est m’endormir en cette terre
dans ma CAMARGUE où je suis né !!

Jean-Marc ALLEGRE

Cet ouvrage paraîtra prochainement dans une revue.

Coeur Cousu

Classé dans : Bibliothèque, tradition | 5

Il a fait le voyage avec moi, et je viens de le relire pour la énième fois … et … je n’arrive pas à m’en lasser, et j’ai l’impression de découvrir les mots à chaque fois … alors j’avais envie de vous en reparler.

 

« Ecoutez, mes sœurs ! Ecoutez cette rumeur qui emplit la nuit ! Ecoutez… le bruit des mères ! Des choses sacrées se murmurent dans l’ombre des cuisines. Au fond des vieilles casseroles, dans des odeurs d’épices, magie et recettes se côtoient. Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes épicées, saveurs salées, sucrées. Onctueuses larmes au palais des hommes ! « 

Frasquita Carasco a dans son village du sud de l’Espagne une réputation de magicienne, ou de sorcière. Ses dons se transmettent aux vêtements qu’elle coud, aux objets qu’elle brode : les fleurs de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu’elles faneront sous le regard jaloux des villageoises; un éventail reproduit avec une telle perfection les ailes d’un papillon qu’il s’envolera par la fenêtre: le cœur de soie qu’elle cache sous le vêtement de la Madone menée en procession semble palpiter miraculeusement…

Frasquita a été jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs. Réprouvée par le village pour cet adultère, la voilà condamnée à l’errance à travers l’Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, suivie de ses marmots eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels…

Le roman fait alterner les passages lyriques et les anecdotes cocasses on cruelles. Le merveilleux ici n’est jamais forcé : il s’inscrit naturellement dans le cycle tragique de la vie.

Que peut on bien faire avec des oeufs ? (dans la série je n’ai rien inventé et je le dis)

Quand trouver des oeufs de Pâques en pays musulman relève du parcours du combattant, et quand la mère indigne que je suis n’a pas envie de courir toute la ville et commande aux cloches des Kinder Surprise,  pour ne pas trop décevoir ses gremlins et ben elle fait comme avant … comme il y a très longtemps, quand avec sa môman à elle, teignait les oeufs de poule.

La mère indigne que je suis a cherché au fond de son placard des colorants alimentaires, fait cuire une tonne d’oeufs durs (à peu près une tonne, poids à vérifier),  a mis quelques gouttes de colorants (j’ai dis quelques gouttes Victoire, pas les flacons …. ) dans un bol dilué dans un peu d’eau chaude et du vinaigre blanc et a trempé ses oeufs durs dedans …. ;-)

 

Le résultat est bien joli …

Mes mains beaucoup moins ;-), mais j’ai adoré patouiller … comme pour le tissu et le rubans… maintenant on va garder les coquilles pour faire des mosaïques of course ….

Bon on se le boit ce café de Pâques ?

 

Joyeuses Pâques à tout le monde ……

Hihihi je vous ai fait un petit main à main rapide en images ;-)))))))