Le 53ème jour d’après – Les pâtissons sont cuits

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Les pâtissons sont cuits, mais ce n’est pas un mot de passe pour une opération spéciale, juste le repas de midi.

Couper les chapeaux des pâtissons, enlever les pépins avec une cuillère et les mettre à blanchir pendant 2 minutes, puis égoutter.

Faites revenir de l’oignon dans un peu d’huile, rajouter de la viande de boeuf haché ou de chair à saucisse,  puis ajouter des oeufs en retirant du feu, saler, poivrer et mélanger le tout. (vous pouvez ajouter de l’ail et du persil hâché également ou des tonnes d’épices, à vous de concocter votre recette)

Mettre la farce dans le pâtisson puis au four à 155°C.

Très bon, très simple, le pâtisson a un léger goût d’artichaut.

Et le gâteau moche était très bon, il était même super bon, et les beignets de fleurs de courgettes aussi.

A demain tous le monde ? Prenez soin de vous.



Le 52ème jour d’après – Besoin de lumière

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Trop fière ma première capucine, sinon rien de neuf sous le soleil de Provence, juste envie de lumière et pourtant le ciel est bleu, le soleil immense, les couleurs des légumes flamboyantes, celles des fleurs sont irréelles, mais j’ai vraiment envie de lumière, de cette lumière qui permet d’avancer à tout un chacun, cette lumière qui empêche de dire des bétises, je ne lis que des bétises, oui le déconfinement c’est dans deux jours, enfin les premières étapes. Je voudrais lire des gens solaires, des gens éclairés, des gens qui savent ce qu’ils racontent et qui n’ânonnent pas tels de petits soldats bien formatés, les fakes et les horreurs qu’on leur inculquent.  Je crois que je vais rester confinée encore un bon bout de temps.

A demain ? Faites attention à vous.

PS / J’ai oublié de vous dire, j’ai vraiment raté mon gâteau, j’ai fais un gelage,  un nappage, un cristalage, un givrage, enfin vos voyez ce que je veux dire …. un glacage voilà, pour camoufler, ben il est aussi raté que le gâteau, espérons qu’il sera bon, en espérant que quelqu’un veuille bien le goûter. Les patissons peut être farcis peut être en gratin, les fleurs de courgettes, peut être en beignet, peut être farcis …. quand l’indécision me pèse.

Bye à demain.

Le 51ème jour d’après – Ils sont là

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Les premiers  sont là, ils pointent à peine leur nez dans le soleil couchant, bientôt les champs en seront recouverts en une mer rouge oscillants au vent du soir. J’aime les coquelicots, ils sont pour moi le symbole de l’enfance, de l’été, des vacances.

et je me suis souvenue d’une comptine écrite il y a fort longtemps, n’oubliez pas les coquelicots sèchent toutes le peines.

Prenez soin de vous.

Demain est un autre jour.

Le champ du Pied Mont, c’est mille coeurs
qui ont éclos sur la prairie
Le champ du Pied Mont c’est mille fleurs
au creux de ma montagne assoupie

La nature m’a prêté un champ
pour que je puisse m’y rouler
La nature m’a prêté un champ
pour que je puisse y pleurer

Les larmes de petite fille
dans un champ de coquelicot
ne sont que des chagrins fragiles
qui se sèchent dans le ruisseau

La nature m’a prêté son champ
pour que je puisse m’y rouler
La nature m’a prêté son champ
pour que je puisse y rêver

Les rêves de jeune fille
dans un champ de coquelicots
ne sont que chimères graciles
qui se perdent dans le ruisseau

La nature m’a prêté un champ
pour que je puisse m’y rouler
La nature m’a prêté un champ
pour que je puisse m’apaiser

Les colères de grande fille
dans un champ de coquelicot
ne sont que des révoltes futiles
qui s’évanouissent dans le ruisseau

La nature m’a prêté un champ
pour que je puisse m’y rouler
La nature m’a prêté un champ
pour que je puisse me soigner

Les chagrins de jeune femme
dans un champ de coquelicot
ne sont que trahisons banales
qui s’évanouissent dans le ruisseau

Le champ du Pied Mont, c’est mille cris
qui ont éclos sur la prairie
Le champ du Pied Mont, c’est mille vies
Il y a la mienne, aussi.

 

 

 

Le 50ème jour d’après – 50 jours en un jour

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Je suis en retard de 1h30, ce post est bien celui de hier donc, le 50ème jour d’après, les journées se suivent et se ressemblent, jardin, arrosage, potager,  animaux, couture, chat d’atelier, chat de jardin, mettre des jolis bambous à la place des horribles tuyaux de plastiques des jets d’eau des bassins, se dire qu’il va falloir vraiment qu’on repeigne cette horreur de caravane et pour finir avec une sublime pleine lune. J’ai découvert un bébé tarente, ça va siffler la nuit, et j’ai mis à sécher des pétales de souci, demain ça sera la bourrache, mes plantes vertes on l’air de tenir la route.  J’ai terminé très tard ce que j’avais à faire, c’est bien de se coucher le devoir accompli, mais bon je n’ai plus vraiment les yeux à leur place ce soir. Alors comme vous êtes tous couchés ou presque, je vous souhaite une belle journée pour demain matin. Et demain promis un nouveau petit rien pour le 51èmejour.

 

Le 49ème jour d’après – Se recentrer sur l’essentiel

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De la timide Eglantine au merveilleux Centifolia qui embaume tout le jardin, chaque fleur se prépare en jouant les coquettes, se recentrer sur l’essentiel, ce n’est pas être égoïste, c’est juste définir ce qui est important dans sa vie. Pour l’instant ma vie c’est ma famille et mon bout de terre. Les Iris sont majestuex, immenses, plantés il y deux ans, bulbes offerts par ma voisine, avec laquelle nous échangeons des plantes très souvent, ils ont grimpé plus haut que certains arbustes. Le Ronsard est en devenir, le Seringa exulte, les Fleurs de Sureau présagent un nouveau sirop, et celles d’Acacia de joyeux beignets.  Crapeau me tient compagnie en papotant allègrement, et les fleurs de Ciboulette et Camomille se dressent fièrement. Il y a toujours un chat plat qui écrase quelque part, ici il y a des chats ronds et des chats longs, un jour je vous en parlerai. J’ai terminé mes obligations, maintenant il est temps que je me mette au travail, je ne sais par où commencer.

Prenez soin de vous.



Le 48ème jour d’après – Sans commentaire

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Imaginer juste que des gens profitent du système pour vendre au marché noir, 6 masques de tissu, 40 euros, les prix peuvent aller jusqu’à 15 euros pièce, ça me dépasse, j’en ai presque envie de vomir, et pas de mots.  Alors je m’y suis mise, gratuitement avec l’aide de ma mère, à la demande de la paroisse,  elle coupe, je plie et je pique, l’opportunisme, je ne peux pas, c’est plus fort que moi. Le chat d’atelier se la joue dormiasse sur la table. On a choisi des tissus provençaux, lumineux pour que le moral soit haut, pas d’élastique en stocks mais des liens que j’avais acheté et entassé au cas où (en cas de guerre…)

Je retourne à ma machine, prenez soin de vous.

le 47 ème jour d’après, les oiseaux verts du jardin de grand mère (non de ma mère)

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Je vois souvent ma mère se promener avec ses boites en bois, s’intaller devant la tv, dans sa chambre sur son lit ou dans mon atelier ou dans le sien et inlassablement coudre des hexagones verts en tissu.

Ca fait des mois qu’elle fait ça, elle a entrepris un travail de titan, non pas un petit quilt vite fait, non une immense courtepointe,  si vous faites de recherches sur le blog, vous y découvrirez ses mains cousant des hexagones lors des rencontres avec les copines et je n’avais jamais osé lui demander ce qu’elle allait en faire, jusqu’à ce jour de début avril  où sur sa page Facebook, les Quilt de Rosy, je vois cette photo, et j’ai découvert avec ses followers, les oiseaux verts du jardin de grand mère, elle a brodé douze oiseaux en vert, des oiseaux magnifiques, modèles qu’elle avait acheté à Sitges, il y a quelques années. Aujourd’hui, elle est venue avec ses deux boites pour faire des essais dans l’atelier, et je n’ai pu m’empêcher de faire des photos. Les oiseaux verts sont pour moi, un si beau souvenir, les perruches de Nouméa qui caquètent dès 4 heure du matin dans les arbres, les quasi mêmes perruches qui se sont acclimatées dans les arbres marseillais, les perruches de ma grand tante, qui me faisaient tant de peine dans leur cage, et le perroquet libre d’une vieille cousine. En voyant les broderies de ma mère, je ne me suis aperçue que j’aimais les oiseaux verts et les jardins de grand-mère, qu’ils étaient une porte sur mes rêves,  vraiment hâte qu’elle le termine, d’abord parce que le vert est ma couleur préférée. Et puis juste pour m’installer dans le jardin, les soirs d’été, parce qu’on n’est jamais aussi bien que dans un quilt fait par sa mère, le jardin de ma mère aux oiseaux verts.

 

Le 46ème jour d’après – Laisser quelque chose derrière soi.

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« Chacun doit laisser quelque chose derrière soi à sa mort, disait mon grand-père. Un enfant, un livre, un tableau, une maison, un mur que l’on a construit ou une paire de chaussures que l’on s’est fabriquée. Ou un jardin que l’on a aménagé. Quelque chose que la main a touché d’une façon ou d’une autre pour que l’âme ait une endroit où aller après la mort ; comme ça, quand les gens regardent l’arbre ou la fleur que vous avez plantés, vous êtes là. Peu importe ce que tu fais, disait-il, tant que tu changes une chose en une autre, différente de ce qu’elle était avant que tu la touches, une chose qui te ressemble une fois que tu en as fini avec elle. La différence entre l’homme qui ne fait que tondre le gazon et un vrai jardinier réside dans le toucher, disait-il. L’homme qui tond pourrait tout aussi bien n’avoir jamais existé; le jardinier, lui, existera toute sa vie dans son oeuvre. »

Fahrenheit 451 – Ray Bradbury

Et puis  on n’est jamais seul quand on jardine, même le temps se joue de nous, soleil, pluie, vent. Et partout l’empreinte de mon père, de mon grand père, j’ai trouvé des plants d’artichauts.

Prenez soin de vous.