Promenade méridienne …. au coeur de la Renaissance

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Trois jeunes filles par William Larkin

Dans mes rues, en allant chercher ma voiture au parking, je croise des chats, je lève ma tête, je regarde le bleu du ciel, et le soleil qui commence à caresser les pierres,  j’imagine les siècles qui se sont écoulés. Je regarde les encadrements de porte et de fenêtres, je suis dans la vieille ville, un petit détour pour voir la Maison de la Reine Jeanne,  1590, le 16 ème siècle, inachevée dans le temps, je rêve d’une autre dimension, où elle serait terminée, sa cours intérieure, un doux jardin, où de gentes dames discuteraient de littérature, d’arts, de poésie et d’amour au coeur de ce qui fût la Renaissance  dans les rires et le bruissement des soies … j’imagine des petites filles courir après leur chien dans un chantier sans fin, un poupée en bois à la main,  et je me demande si dans 500 ans, ma maison sera-t-elle encore debout ? Et je flâne, et je retarde le moment d’aller déjeuner, parce que le printemps est enfin de retour et je voyage dans le temps.

 

 

 

 

Le guerrier Maori

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Pour l’instant il est sur ce mur, demain il ira rejoindre un tronc d’arbre, et devenir le protecteur de ma maison, il en sera le gardien. J’ai ressorti mon coin de Pacifique, dans le jardin.. .. bénitiers, coquilles, totems … parce que quelquefois on a besoin de rêves, de mer turquoise et de guerriers qui dansent une haka, d’un collier de Tiaré et de l’odeur du Niaouli. Et je regarde son visage qui sommeille,  chaque tatouage est une histoire, une histoire d’amour comme le raconte la légende, et je pense à mes petits mélanésiens et polynésiens, revenant chaque fois de leurs tribus lointaines, un peu plus tatoués, car ils étaient devenus des hommes, des guerriers, et au fond de moi, tout au fond de mon coeur, c’est une pierre sacrée de Lifou et un coquillage de Wallis qui dorment en silence, et l’Océanie est mon monde, et j’y suis bien.

 

 

Dessin d’un chef māori par Parkinson suite au premier voyage du Capitaine James Cook en Nouvelle-Zélande 1784.

Dimanche matin

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Trouvez un nid de leurre pour poules et un chandelier so tendance pour quelques euros .. et se dire qu’on a de la chance d’avoir déniché ça … s’apercevoir que le Bank a fleuri dans la nuit … hésiter à jeter les vieilles fleurs sèches d’Hortensia, et sourire en voyant sa fille cuisiner des pancakes et prendre son vélo pour en porter à sa grand mère pour le petit déjeuner, j’aime les dimanches cotonneux, le ciel s’éclaircit, la pluie s’est arrêté, le soleil essaye de se rêveiller et j’ai passé la nuit à broder parce que j’en avais envie.

Dans le gris d’un 1er avril ….

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Surexposer pour que la lumière soit, et elle est …. car c’est comme ça que je vois le monde ce matin, surexposé et clair,

tandis que les oiseaux s’interpellent, dans des cris épouvantables … vivement le soleil, ils ont dit Lundi.

La Bastidane de Belombre, Pauline de Simiane

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C’est lors d’une longue réunion et dans le bleu du ciel de Simiane Collongue et dans le château de Simiane, que j’ai découvert Pauline de Simiane, la petite fille de Madame de Sévigné,

la fille de Madame de Grignan.

Celle qui signait ses lettres la Bastidane de Belombre, du nom de sa bastide dans le quartier de Saint Giniez à Marseille.

Espistolière française…. et qu’elle n’eut pas une vie facile. Et c’est cette statue de Léon Masson, qui m’a donné envie de relire les lettres de sa grand mère et les siennes.

 

 

12° Rencontres autour du Boutis par lei roucas dou Bàrri à Pierrefeu

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Vous avez raté les rencontres autour du boutis de Pierrefeu, que c’est dommage, je vous emmène avec moi à la découverte de l’association Lei roucas dou Bàrri  (ok il faut un accent sur O de dou, mais je ne sais pas le faire). Elles nous y accueillent en costumes provençaux vêtues, le bonheur de regarder sous leur jupon et découvrir des rêves de boutis.  Les sous vêtements d’antan ainsi à la vue de tous, feraient rougir nos grands mères. Le boutis est pour moi un miracle, jamais je n’ai pu en faire, j’ai essayé il y a 20 ans environ .. et j’ai laissé tomber, tant de rigueur, tant de régularité me fascinent. Non, il ne faut pas que j’abandonne,  il faut vraiment que je m’y mette j’ai un jupon de Bastidane à coudre …. J’y ai croisé Dominique Fave, et ses boutis contemporains, et Kumiko notre plus provençale des japonaises, qui met un mois pour piquer un jupon de ses petits points minuscules et minutieux, alors que toi tu as l’impression que tu mettras 10 ans à le faire. Je me suis aperçue en discutant avec tout le monde que j’étais bien varoise dans mon coeur, le Var est le département dans lequel j’ai le plus vécu dans ma vie, et de papoter des quartiers de Toulon, des plages de Sanary ou des corniches de la Seyne c’était un joli moment. J’ai levé ma tête sous les bulles de boutis, éclatantes de pureté, et j’ai flâné sur les stands esbaudie par tant de beauté.

Chacun explique, chacun raconte,  chacun transmet, chacun parle du passé et cet art résolument moderne qui attire tant les hommes par la pureté des lignes, oui beaucoup d’hommes font du boutis, j’apprends à chaque moment, je découvre, je détaille, j’ai eu du mal à partir, surtout en découvrant mon taureau blanc réinterprété, et qui sera l’objet d’une suprise dans la prochaine revue de France Boutis.

En rentrant la lune rousse m’a fait de l’oeil dans le chemin des huguenots, un peu rebelle, un peu sorcière, elle a rajouté de la magie à la journée. Tant que des humains seront animés par une passion si belle, le monde n’ira pas si mal que ça, il ne fera que vaciller, il ne tombera pas. Merci Henriette de m’avoir invitée à vous rendre visite.

 

 

Le marché de Pertuis vu du ciel (enfin presque)

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Je ne l’avais jamais regardé sous cet angle, et c’est un paysage naïf digne des plus grands peintres d’Europe de l’Est qui s’offre à moi, quelques dames voilées d’un joli foulard ou chapeautées induisent en ce sens mon regard … les touristes n’ont pas encore envahi la ville, c’est beau le marché vu d’en haut, au printemps, c’est superbe et différent en même temps, les fruits et les légumes qui viennent du bout du monde ont une toute autre saveur, le seul endroit où l’on peut trouver des taros, des ignames, du manioc et des combos, ils s’étirent doucement sous mon objectif. Il fait beau, les chatons des platanes commencent à pointer, bientôt je ne verrai plus rien.

Les cagettes de salades, d’agrumes, de tomates et de bananes ressemblent à s’y méprendre à une palette d’aquarelle,

Je voudrais y plonger mes pinceaux.

Et en fronçant les sourcils, en scrutant la place du 4 septembre, devant la graineterie de Monsieur Volpe ou près du Café Thomas, je crois discerner les ombres de mon père et de ses copains qui dissertent sur le prix des salades et celles des balles de foin pour l’éternité et j’entends tout au fond de ma mémoire les mots provençaux qu’ils prononcent, c’était hier, c’était avant, c’était un autre temps.

 

Violettes et Muscaris

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Le premier muscari a pointé son bout de nez bleuté à quelques mètres des violettes.  Hier c’était la rencontre des brodeuses de l’atelier, juste oublié de prendre des photos tellement nous étions bien à papoter ensemble.

Mais est ce bien grave de ne pas prendre de photo ? Quelquefois les souvenirs sont plus puissants quand on n’a pas d’image.

La vie s’écoule et le beau temps éteint nos angoisses de l’hiver. Mon bout de terre est en désolation, il va falloir s’y mettre. Je vis hors du temps et hors du monde, je ne sais pas comment je peux appeler ça, j’observe tout simplement, et peut être que je pourrais reprendre mes crayons un peu plus tard, quand j’aurais le temps, comme avant en 2014

Et je me demande quand la tortue va se réveiller de son hibernation, et j’attends l’explosion du bank

 

 

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