Vous avais-je dit que mon grand père était jardinier ?

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Toi lecteur, tu dois te dire, elle nous gonfle avec les fleurs de son jardin, de sa campagne, on a les même chez nous. Que nenni mon ami, ce lilas là est spécial, ce lilas là c’est … mon enfance, parce que ce lilas c’est mon grand père qui l’a planté. Tu vois tu ne peux pas dire la même chose, et je vois mon papé partir à son potager, de sa silhouette si pesante. Il porte des pantalons en bleu de chauffe, bleu de chine, délavés par le temps, je sais que sous le tissu, un énorme cicatrice   se propage le long de sa jambe, un accident de moto, il me raconte, les vis, les écrous et les plaques de fer, il porte de grosses chaussures de sécurité, il a un belle chemise écossaise dans des tons de gris et bleu, son tricot de peau blanc, il porte un grand tablier d’indigo, où il glisse ses graines et ses sécateurs, il a un grand panier d’osier au bout du bras, et sur ses cheveux mousseux et blancs, un grand chapeau de paille, il arrive de chez lui sur son solex … et me raconte des blagues qui me font sourire presque 40 après, des blagues pour enfants « le comble du jardinier, c’est de se mettre tout nu devant ses tomates pour les faire rougir », les blagues de l’almanach Vermot et j’aime ça, je tuteure les tournesols parce qu’un de mes cousins tout petit et balbutiant a voulu faire un bouquet à sa mère, alors on redresse leur tête à expliquant à bébé Michel, que les tournesols ont mal quand on les coupe, deux morceaux de cannes et un bout de tissu plus tard, le tournesol est soigné avec une attelle digne des plus grands chirurgiens urgentistes. Je cueille des haricots et la rangée me semble faire des kilomètres en retournant sur les lieux, je m’aperçois qu’elle n’était pas plus grande de quelques pas,  je regarde émerveillée les fleurs de courgettes si fragiles, qui deviendront des courgettes géantes. Et Pépé Jean, me raconte des histoires de fleurs, de plantes et de graines et de l’importance de la lune sur le jardin, un Rustica posé sur son fauteuil de camping, là où il s’assoit  et le feuillette quand le petit chemin qu’il a biné le long des rangées de plantations, se remplit d’eau, l’arrosage c’est le mardi, le mardi et ce droit inaliénable qu’on nous a aliéné, pour toujours nous faire payer plus, et j’ai gardé la plaque de fer qui permettait de détourner le ruisseau. On n’entend plus le ruisseau murmurer le long de la route, il est emprisonné dans de grands tuyaux. Et puis j’écoute à nouveau Papé ronchonner après les chats qui prennent le jardin pour leur litière préférée, je le vois regarder les fleurs violettes des artichauts, il les laisse monter parce que c’est beau.  Et mon grand père repart sur son solex, son panier attaché par quelque sandows pardon des standauves comme il dit, débordant de légumes et d’un bouquet de lilas qu’il a ramassé pour ma grand mère.

Voilà, vous voyez bien que mon lilas, n’est pas commun du tout, c’est mon lilas celui de mon jardin. Pas tout le monde n’a eu la chance d’avoir un grand père jardinier, plombier et brodeur, on ne nait pas tous égaux devant les souvenirs d’enfance, et c’est peut être pour cela que l’on devient une « Kratrice Rurale ».

Belle journée à vous.

 

Jaune

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Issu du croisement entre un chou et une navette, il existe sur notre terre depuis bientôt 4000 ans …. l’origine de cet hybride n’a jamais été élucidé.  Le croisement s’est certainement produit par hasard en pleine nature dans le pourtour du bassin méditerranéen …  le colza est née d’un amour vieux comme le monde, loin des laboratoires et des centres d’études et cet amour continue à illuminer la terre et nourrir les hommes et les bêtes.

Fil’Artmonie

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Les rejoindre après avoir traversé Marseille, à l’heure où blanchit la campagne,  passer mon dimanche avec elles, rêver de fleurs improbables de végétaux sublimes, créer, rire et se retrouver, faire des projets et surtout parler …. les ouvrages de Monique, Françoise ou Claudine et toutes les autres, me font rêver, vous pourrez les découvrir bientôt et … et c’est magique, j’aime me retrouver une fois par mois avec Elles, dans une bulle de création.

Fil’Artmonie 

sur le site d’Aigu’illes en Luberon

 

Premier déjeuner dans le jardin

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Dans l’immensité du ciel, regarder le bleu, prendre un chapeau de paille pour se protéger d’un soleil déjà bien gaillard, regarder les fraisiers fleurir doucement, les monnaies du pape, les lilas, le cerisier du japon, les futures griottes, regarder les papillons s’en donner à coeur joie, étendre doucement les jambes, près du bassin nettoyé, admirer le feuillage des oliviers se découpant dans le bleu.

Regarder les fleurs tout simplement, dans un Hanani provençal .. et déjeuner sous les arbres. Ils ont dit à la méteo que ça ne durera pas.

 

 

Mon coin de préhistoire

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Dans mon jardin, j’ai un petit coin de préhistoire … et j’aime ça …. tout simplement, c’est apaisant et doux, et elles vivent leur vie, bien moins au ralenti qu’on ne puisse le penser.

de 7h00 à 17h00 instantanés

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Dans le soleil naissant, puis à midi quand les derniers marchands lambinent un peu, et puis en allant déjeuner, et ce soir … finalement j’aime les couleurs de chez moi, j’aime quand les glycines et les banks explosent en même temps, et que la mode me convient dans ses teintes surannées et épicées …. juste des instants hors du temps pour oublier l’actualité …. et entre ces moments là, mon travail.

Les Coquelicots sont entrés dans la ville

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Ce matin en garant ma voiture, pour rejoindre mon bureau, j’ai vu du rouge  au loin sur le talus qui sépare la rivière de la route et au bord de l’ascenceur …… oui parce qu’au milieu de la ville  coule une rivière, l’Eze indocile, où les poules vont boire, j’aime les berges de la rivière.   Ils étaient là, alors que dans la campagne pas un seul ne se dresse fièrement au bord des chemins, même pas une petite larme rouge au milieu des champs, peut être parce qu’il fait plus chaud au coeur de la cité, plus à l’abri, je n’en sais rien, mais les coquelicots ont envahi la ville.  Ils m’ont attendu jusqu’à midi, et le ciel bleu aussi pour que je puisse les prendre à photo, un bourdon ici et là, un papillon blanc voletant et des oiseaux se disputant, on en oublie que l’on doit aller travailler, tout à notre envie, de suivre le sentier, et faire le bureau buissonnier …

C’est bon de voir la nature s’éveiller doucement. Je verrai ce matin, si la grêle du soir n’a pas eu raison de leur fragile pétale.

J’ai également vu de la Garance, le long des remparts mais c’est une autre histoire.

 

Diplotaxis erucoides

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Il existe des plantes que presque personne ne connaît, des plantes magiques, des plantes un peu sorcières, elles ont des noms imprononçables en latin, mais je préfère le nom que lui donnait ma grand tante les Marioules ….Elles tapissent de blanc, la Provence, des friches, aux vergers en passant par les vignes, juste avant que les coquelicots ne prennent leur place. Je me souviens de ce goût particulier quand tante Marie les cuisinait, ramassant les jeunes pousses dans les vignes, je la vois dans sa blouse fleurie parcourir les champs en jachère à la recherche des feuilles les plus tendres, c’était hier, c’était il y a un siècle.

On lui donne le nom de fausse roquette, elle est une plante qui soigne les sols, et protège les terres. Je ne vois pas l’utilité de la ramasser en ce moment,
mais je sais qu’elle existe au cas où … au cas où, j’aurais besoin d’elle.

Pour tout savoir sur la roquette des vignes c’est par ici …. et c’est magique de voir que la nature possède ses propres règles que les hommes ont trop vite oublié, et j’aime les connaître, car j’ai bien peur qu’un jour, nous ne soyons obligés de prendre en compte tout ses paramètres que nous négligeons trop souvent.

Diplotaxis érucoides

Belle journée à vous

 

 

 

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