Emporter un peu d’Afrique au creux de son cahier

dsc_0036

 

dsc_0050

Ils se connaissent depuis la nuit des temps, et je les connais sans avoir fait vraiment le rapprochement, elle depuis la nuit des temps également, lui depuis peu, le temps d’un déjeuner, tout oublier et rire du monde et du temps, merci Charly, merci Henriette .. merci pour ce moment passé avec vous, ce moment au coeur de l’histoire, de la mienne,  mon vendredi midi n’a pas été solitaire. J’ai emporté au creux de mon cahier, un peu de votre Afrique de celle que vous avez quittée il y a en tant d’années, merci à vous, pour ces coups de crayons qui sont immenses pour moi. C’est bon de vous voir dessiner la liberté, même si elle a un sacré prix.

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez vous, Paul Eluard

 

dsc_0045 dsc_0046 dsc_0047 dsc_0049

Café crême

C’est vendredi, le jasmin tient bien.
Un café crême pour au moins deux personnes que je connais, le coeur s’est créé tout seul, aucune volonté de ma part, et j’aime ça …

Une dentelle from France, de ma collection personnelle ;-) je crois que c’est un col, et toujours pas eu le courage de la découper ..

En agrandissant un peu la photo vous verrez peut être l’envers du décor …

Tiens je suis en pyjama …. et mon reflet se répète ..

 Il est bien joli je trouve, ce coeur café du vendredi …
Et le jasmin dont je me lasse pas.
C’est jour de repos ici, jour de la prière, joli temps pour quitter peut être l’hôpital, joli temps pour écrire un livre, joli temps pour aller voir une expo, joli temps pour prendre le temps, joli temps pour méditer, joli temps pour se construire des souvenirs … joli temps pour lutter, car tout ça ca vaut la peine.
j’aimerai tellement pouvoir vous dire que rien ne va jamais finir, que l’horloge peut se retenir, jaimerais tellement pouvoir écrire que rien n’arrêtera les rires; que notre vie est une source qui ne saurait tarir mais rien ne sert de mentir j’aimerais au moins vous prévenir que c’est en les vivant qu’ on construit les souvenirs, qu’à trop vouloir courir c’est nos vies que l’on finit par fuir« 
 
Mike d’Inca (Sinsemilia)

Samedi matin

Je n’arrive pas à m’habituer à la mégapole, tout me semble étranger, j’ai l’impression de vivre dans un livre de science fiction et pourtant j’ai pris le temps ce matin en sortant le chien car il fait moins chaud.

Le chat des poubelles vu d’en bas dans la lumière du soleil déjà haut à 6h30

et les poubelles vues d’en haut …. pas la même odeur, je vous en conjure.
A l’angle de ma rue ……… la rue, c’est samedi, c’est un peu plus calme que les autres jours de la semaine.

et vue d’en haut ….

Le soleil qui jouent dans le chantier, et s’amuse à faire des dessins sur la route.

Les cars blancs des ouvriers du bâtiment, sans climatiseur, qui déversent le flot de main d’oeuvre sur les chantiers …

Attente des cars avant l’embauche.
Et moi dans tout ça, je cherche un peu d’histoire, un pot de fleur sur un un trottoir, un peu shabby chic, un peu rococco, totalement anachronique ici …

Il me rappelle l’Europe et les brocantes que j’aime tant.

Et j’essaye dans mon désarroi , malgré le fait que j’aime vivre ici, et que l’adaptation au retour est toujours très longue et difficile, j’essaye dans mon désarroi de créer un semblant de campagne, le matin au réveil …
C’est là que je vis entre ciel et terre, dans un tour de verre, qui me rassure, car j’ai l’impression de vivre dehors.

Shabbychiquer rapidement ….. un petit coin du jardin

Simple …. mais pas très joli ….

Un dessus de lit au crochet, une chaise qui n’en peut plus … qui attend un coup de pinceau comme la table depuis quelques années

On dépoussière le service dont on ne se sert jamais, parce que rien qu’un coup de dent en buvant son thé on casse la tasse.
la confiture de figues de l’autre jour, finalement quelques uns de mes vieux pots ont servi, faut jamais dire jamais … un verre un peu lourd et country de jus d’orange, enfin je crois, ou de nectar d’abricot, j’ai pris ce qui était ouvert dans le fridge.
Un bon livre, aujourd’hui Contes et Légendes de basse Bretagne pour l’inspiration
(je suis en période, fées, sirène et Marie Morgan, alors je note, je crayonne, et j’oublie)

un pique fleur transformé en pique crayon pour noter les idées du livre

le passe thé de grand mère Thérèse, sur une théière trouvée à la poubelle
(si si je vous le jure, dans la poubelle en jetant les miennes)

et une petite cuillère à astiquer, petit clin d’oeil aux pauvres parisiennes ;-)

On se bouche les oreilles, on fait rentrer les chats,

p’tain j’y crois pas ,
c’est l’ouverture de la chasse aujourd’hui …. j’aime po,

on se croirait sur le champ de tir du Cannier.

Pascale j’essaye de recréer la légende, mais chasse le naturel … il revient au galop ;-)

Confiture de l’arbre aux fées confectionnée par deux lutins

C’est Mamie Simone qui avait donné la recette …. elles ont tanné leur grand mère, jusqu’à qu’elle fasse avec elles de la confiture de sureau … et mes deux lutins pendant les jours de pluie de la semaine dernière ont envahi la cuisine et ont fait sortir à Mamy sa bassine en cuivre.

Ca sent trop bon les vacances à la campagne

Alors un petit café à partager parce que Papa est loin, et que c’est samedi pour lui

L’année sur l’étiquette n’est pas vraiment indispensable … trois pots qui ne tiendront pas des mois.
Mais la matière première est encore prête pour la cueillette

Un des gros oiseaux nous appelle ….

Maman cherche le thermomètre …
pas pour la confiture et là la recette si vous avez envie de vous mettre

J’aurais pu, si j’avais pris 5 minutes ….

Vous faire coucou de l’aéroport de Frankfort …

Vous dire avoir déjeuné avec le pire Mc Dal du monde, des hamburgers à la saucisse … et un omelette insipide.

j’aurais pu vous offrir un George allemand … et quelques heures après …

Vous invitez à skier … à luger …. à bosleigher …. à surfer

Mais ici voici à quoi ressemble un col roulé ….

et une paire de bottes de soirée

Mais j’ai pris 5 minutes pour vous offrir le coucher de soleil sur la plus haute tour du monde, et vous envoyez la chaleur qui vous manque tant, ici il fait tellement chaud que le ciel en est immuablement opaque.

Pour mon marin ….

et tous ceux qui ont l’âme vagabonde …


Il y a trois sortes d’êtres : les vivants, les morts et les marins.

Anacharsis

Cabinet de curiosité, je garde

une vieille chrysalide poussiéreuse mais précieuse comme un talisman,

un manuel ancien de recettes chimiques pour savoir concocter le rouge d’Andrinople

des petits flacons à potions magiques dans un coffre de nacre incrustée qui n’ont de magique que leurs étoiles dorées …

un microscope myope comme une taupe âgée ….

Il faudrait que j’arrête de garder ces petits riens inutiles …,

En attendant le grand ménage,

c’est samedi, voulez vous un café dans mon cabinet de curiosité,

et je vous souhaite aujourd’hui, d’avoir le temps de courir après les cigales égarées …