Pour vivre heureux vivons cachés

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Il y a des moments dans la vie, où tu décides de te mettre à travailler sur un projet et ton nouveau voisin en a décidé autrement. Il a d’abord abattu un plaqueminier, puis un tilleul de presque 50 ans d’âge, puis il a déraciné tous les cyprès aussi âgés du bord de la route, le mur de soutènement qui était là depuis des siècles a pris un belle claque,  tant que la route reste à sa place c’est tout ce qu’on demande, puis tous les arbres qui longeaient ta clôture. Les oiseaux sont venus se réfugier chez nous. C’est non sans un pincement au coeur, que tu as les a vu tomber, les larmes aux yeux, parce que tu as connu le moment de leur plantation, du haut de tes 8 ans quand il n’y avait pas de clôture, puisque c’était la maison de tes cousins et tu vivais avec eux pendant que vos pères respectifs construisaient les maisons, les deux maisons communiquaient sans arrêt, ils espéraient tous deux y finir leurs vieux jours.

Hélas, la vie se charge quelquefois de changer les cours de choses.

Donc nous nous sommes retrouvés avec un voisin un peu trop présent visuellement à notre goût. On espérait qu’il allait construire un mur, mais non il va mettre des brises vues, on n’ose imaginer, alors on a mis les nôtres.

Investissement et travail, trois semaines déjà pour mon mari, à tailler les arbres de notre clôture et à installer des panneaux brises vues derrière les arbres. Il y a en déjà 14, il en manque une dizaine pour aller jusqu’au bout, plus tard dans l’hiver. Parce maintenant je verrais les narines du voisin (pour ne pas dire ses poils du cul)  quand il sera dans sa piscine, sa terrasse, sa chambre ou sa cuisine ;-), je n’ai pas osé lui dire que nous nous baignons tous tout nu …. il s’en apercevra bien assez tôt ;-)

 

Il y a des gens qui aiment qu’on les voit, ils aiment se montrer, ils aiment étaler ou bien détestent-ils tant jardiner que ça ?

 

Plus qu’à planter des nouveaux arbres de clôture le long de nos brises vues.

 

 

Du côté de la rue… et du sien

 

Du nôtre c’est déjà mieux.

5 Responses

  1. Monique Bonaval Jacquard

    Bonjour Nathalie,
    Je comprends ta tristesse. Je déteste voir des arbres abattus volontairement uniquement pour un petit confort personnel. Dans ma précédente maison j’avais planté 4 lilas superbes, deux pieds de vigne qui donnaient beaucoup de fruits, et un arbre à fleurs roses un vegelia…… avec l’autorisation du propriétaire bien sûr. Lorsqu’il m’a demandé de déménager pour y mettre son fils, il m’a interdit de prendre les plus petits arbres. Six mois après je repasse devant cette maison- Il à tout abattu, absolument tout, même détruit la jolie pelouse pour y mettre du béton, encore du béton afin d’y construire deux garages à camping cars et pour son gros énorme 4×4. J’en ai pleuré. Je te souhaite beaucoup de belle verdure et de fleurs dans ton domaine »

  2. Carole

    Ca me fait mal au cœur lorsque je vous de gens couper des arbres, je peux comprendre ta tristesse, j’ai déjà tout fait ce qui était en mon pouvoir pour protéger des pin gris d’un carnage….. et j’ai pas réussi à les protéger Vous faite bien de protéger vos arbres et d’en ajouter. Chez moi c’est semblables avec mes voisins….. par chance j’ai des voisins sur seulement un côté, l’autre côté mon voisin c’est la rivière et on s’entent a merveille qu’ils seraient heureux ces charment voisins s’ils pouvaient contrôler mon environnement…… Mes arbres, mes plantes sont chez moi et tu viendra pas y toucher….. pourquoi il y a beaucoup des gens qui ne voient l’importance de tout ces arbres et plantes pour l’environnement….. Bon assez mon chialage …… vous faite bien de vous faire un belle environnement, pour vous et tout la nature qui aime y vivre

  3. lamichbrod

    Oh « belle âme » je suis triste pour vous tous, j’aime les arbres, les oiseaux, je hais ces personnes qui détruisent tout pourquoi? leur confort, leur peut d’envie de travailler la terre, alors qu’ils restent en ville. Notre belle terre soufre dejà assez depuis qques années point n’est besoin d’en rajouter. bises de franchecomté

  4. Mamillon

    Ho il n’a pas coupé l’Olivier , il va peut être survivre encore quelque temps….c’était si bien quand nous nous trouvions derrière la haie de cyprès, et nos arbres en plus de chez nous…. il fait ce qu’il veut, soit , c’est vrai, mais chez nous dans le Luberon , on a l’habitude de rester caché, …. mais tout repoussera… heureusement que derrière chez nous , c’est chez toi, et c’est les prés et la campagne … .. a part de l’étage que nous avons une belle vue plongeante eux, ça leur plaît c’est bien

  5. Brigitte Julia

    Coucou,
    Je comprends que tu ais pleuré pour les arbres coupés. Un abruti a rasé une haies de cyprès qui avait plus de cent ans, pour avoir plus de soleil sur ma mer de plastique à lui (on se croirait au sud de l’Espagne !) … J’étais désespérée, j’ai pensé à tous les écureuils roux qui y vivent toute l’année, à tous les oiseaux … J’étais verte … Seul Philippe a pu ( ou a dû ) entendre mes cris d’orfraie … Cela me défrise vraiment ce genre d’action, je ne comprends pas que les vieilles haies ne soient pas protégées entre les champs … Dans le bocage, on s’est aperçu de l’absolue nécessité de ces haies et on replante … Et chez nous on se permet de raser de vieux arbres ! Bref, deux coups de gueule valent mieux qu’un !
    Bises.

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