Morteza Rafii ou ou l’indestructible harmonie du cosmos et du vivant

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Morteza Rafii est un artiste peintre iranien vivant à Paris depuis les années 70, j’ai découvert le catalogue d’une exposition que j’avais vue en 1993 à Paris, et je crois que j’avais un peu oublié … je regardais les prix des tableaux à l’époque sur mon document, je crois que j’avais du simplement rêver à ces miniatures, bien plus qu’un mois de salaire de cette époque.

J’aime retrouver des papiers  dans mes archives et retrouver en un instant la magie d’un moment passé.

François Fabiani a écrit

« les tableaux de Morteza Rafii réussissent un synthèse entre la miniature persane, qu’il pratiqua longtemps et cette fraîcheur qui caractérise, aux limites de l’art naïf et d’une bonne dose de réalisme, une démarche éloignée des modes et des écoles. Il en résulte une étrange impression de « présence lointaine », comme ces illustrations qui figuraient dans les grands livres de contes de notre enfance et que le souvenir a méles à jamais aux couloirs calmes d’un palais où passents de clairs de lune et des jeunes filles transparentes. »

Que pouvais je écrire après cela ?

A visiter le site

 Morteza Rafii

merveilleuse source d’inspiration persanne
(j’aimerais temps apprendre auprès de lui)

Je dédis cet article à Cécile du blog Bleu de Perse.

Salon Créations et Savoir Faire

Prendre le temps de repérer tous les livres que je voudrais pour les commander, parce que me transporter des bouquins tout le long d’un salon, c’est horrible, surtout avec une béquille d’une main, un appareil photo de l’autre.

Prendre une option pour une sortie qui aura lieu en janvier, le livre « Crochet Bohème » de Cécile Balladino, il paraît qu’il me fera changer d’avis au sujet du crochet alors je l’attends avec beaucoup d’impatience (et j’en suis sûre :-))

Crochet bohème Cécile Balladino

 et voir un peu du Kaleïdoscope en vrai ….

Et puis en entier sur le Noël Bohème d’une Fée dans l’atelier

Prendre le temps de prendre un thé et un scone, installée dans le salon de thé de l’Oisivethé est un luxe que j’ai adoré …. en profiter pour embrasser Cécile et Aimée et surtout papoter ….

 

Respirer les laines aux douces couleurs …

Faire un tour vers les ateliers, regarder les dames travailler, embrasser Estelle Morin, le professeur es rubans, mon maître es patchwork traditionnel et broderie aux rubans de soie.

Sourire de voir les dames heureuses, d’apprendre chaque point dans les rêgles de l’art pour une dizaine d’euros, elle est comme ça Estelle.

Se promener parmi les expositions et craquer totalement pour le Noël Bohème

d’Odile Bailleul

Redevenir petite fille et croire au père Noël …

et être persuadée que c’est la machine à coudre de la mère Noël.

J’aurais bien laissé mes chaussons que je n’ai pas fini de tricoter ….

Partir en courant (enfin presque) sur le stand d’Odile pour faire sa connaissance et craquer pour mes filles pour les kits « premières coutures de petites filles », bientôt sur le blog, depuis ce matin elles me tannent pour les coudre.

Faire un grand coucou au renne de Truffaut, parce que lui aussi m’a  fait retomber en enfance.

Puis faire un petit tour vers le Noël feutré …. et continuer l’émerveillement …

Croiser au détour d’une allée une grande artiste Nathalie Dentzer, et ne prendre que son sac en photo, alors qu’elle est superbe, parce que je suis restée scotchée par tant de maitrise dans la broderie.

Et puis enfin découvrir la boite de Moulinette, faite de tissu Tilda ….

Une boite que toutes ont admiré et toutes ont voulu acheter ….

Et puis fondre comme tout le monde devant le petit monde de Tilda ….

C’était déjà Noël au salon Créations et Savoir Faire, Marie Claire idées … j’étais venue pour travailler, mais il y a avait de nombreux et très chouettes exposants tous aussi commerçants et gentils les uns que les autres …, j’ai craqué pour quelques anses de sacs, pour le fil Kibrille DMC, toutes le dames de mon atelier m’en avaient commandé … et quelques petites choses pour mes filles.

Mais j’ai fait quelques repérages pour commander ensuite … voilà j’espère que ma visite vous a plu, départ vendredi matin à 4h00 retour à 2h00 samedi, longue mais merveilleuse journée.

Bye bye Paris …

Exposition de dentelles et broderies marocaines.

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 « AIX AUX COULEURS D’OUJDA »

L’Association des Jumelages vous propose une Exposition de broderies marocaines exécutées à la main dans les années 1930 par les élèves musulmanes de la première école pour filles à Oujda (marquettes, chemisiers, napperons etc…) ainsi que des ouvrages en
« dentelle d’Oujda », dentelle spécifique à Oujda et créée dans les années 1950 au sein de ce même établissement scolaire

La manifestation « AIX aux couleurs d’OUJDA » a pour but de valoriser le patrimoine matériel et immatériel de la Ville d’Oujda (Maroc) et de la région de l’Oriental avec laquelle Aix-en-Provence est partenaire.

Et la dentelle sauva l’Irlande

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William Adolphe Bouguereau, la petite fille au crochet – 1905

La dentelle d’Irlande

La dentelle d’Irlande se joue du contraste entre les motifs en relief et épais et le filet fin sur lesquels ils sont crochetés.

Inspirée des dentelles italiennes et espagnoles à l’aiguille de la fin du XVII ème siècle, la dentelle d’Irlande se devait de faire concurrence (dans les années 1840) aux précieuses et coûteuses dentelles aux fuseaux.

Les motifs évoluèrent, et la pure imitation devint un art à part entière, reflétant une culture irlandaise, on retrouvera les roses et les trèfles, la rose à cinq pétales symbolisant les cinq plaies du Christ, le trèfle de Saint Patrick servant à illustrer le mystère de la Trinité.

Mademoiselle Riego de la Branchardière revendiqua l’honneur d’avoir personnellement inventé cette technique. Elle était née en Angleterre d’une mère irlandaise et d’un père français, famille émigrée en Angleterre depuis 1789. Elle publia entre 1848 et 1887, plus d’une centaine de brochures destinée aux travaux d’aiguille. Mademoiselle Riégo de la Branchardière avait surtout une immense connaissance des techniques anciennes, et s’était beaucoup inspiré des travaux anciens et ceux d’autres dames bien moins érudites qu’elle, et elle avait ce que beaucoup lui enviaient, l’intuition de savoir ce qui serait dans l’air du temps

Pendant la grande famine (1845-1850) – je ne vais pas vous refaire l’histoire de l’Irlande, quand même ….- . La dentelle au crochet sauva l’Irlande, et la vie de nombreuses personnes. Elle permis à grand nombre d’entre eux de pouvoir émigrer, et de nourrir leur famille.

Les religieuses lancèrent une immense opération, aidées par les dames de classes aisées. Elles enseignèrent le crochet aux familles les plus démunies (hommes, femmes,enfants …) et trouvèrent des commanditaires, fournissant le coton et les crochets, et écoulant les ouvrages. Outres les religieuses, les dames de la bonne société s’organisèrent, remplissant granges et maisons bourgeoises d’élèves apprenant le crochet, parmi elles, Suzanne Meredith fondatrice à Cork de l’école « Adélaïde« , ou Madame Hands développant ainsi dans le Nord de l’Irlandeune importante industrie.

Bon marché, facilement lavable, le crochet et le coton envahirent toutes les maisons, même les pires masures, les travaux étaient de toutes beautés. Les gens crochetaient devant leur maison assis sur un talus ou un muret. Les personnes se spécialisaient dans un motif et donnaient les autres motifs à crocheter à d’autres.

Le succès fut immense, de 1880 jusqu’en 1910, la dentelle d’Irlande fut exportée partout dans le monde, le grand couturier parisien Paquin utilisa la dentelle d’Irlande dans ses modèles, l’Art Nouveau s’y prêtant fortement à la luxuriance des motifs.

La production gagna l’Autriche, l’Allemagne, l’Est de la France, et même l’Italie d’où elle s’était inspirée.

Le déclin eut lieu dans les années 20, la concurrence de la dentelle mécanique, l’essor des métiers industriels devint trop forte.

 

Sources :

Fait main 1989
Irish Lace Museum
Collection de textile ancien ICI et ICI, à voir absolument, des merveilles.

Ceci est un article que j’ai écris en novembre 2008, sur le blog communautaire « histoires de boites à couture ».

Les photos sont issues du Metropolitan Museum of Art

Yarn bombing

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Je ne suis pas une véritable adepte du yarn bombing, je n’ai pas une passion immodérée pour les arbres tricotés et les poteaux habillés, mais un jour, ma cousine alors en déplacement en Espagne m’a envoyé cette photo de Saragosse, en m’écrivant, je t’ai photographié un petit rien qui va te plaire.

(photo Hélène Terral)

C’était pendant la semaine Sainte, et j’ai aimé, j’ai trouvé ce mur très émouvant, un peu comme un mur de prière, et j’ai cherché les artistes qui avaient oeuvré dans cette rue.

C’est Urban Knitting Zarogoza ….  qui créent disent ils pour apporter un sourire aux gens  et mettre de la couleur dans les rues …. je vous laisse découvrir parce que cette photo est la face visible de l’iceberg. Et j’ai adoré.

Trucks Art of Pakistan

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J’ai eu la chance de voir de ces camions décorés sans oser les prendre en photos …. je les aime, et j’ai une passion pour eux.

 Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien, moi la fille sans couleur, je rêve devant les truck pakis …. en France on les appelle les camions afghans, depuis l’époque des baba cool qui sillonnaient les routes dans les années 70, des merveilles d’art populaire, d’art tout court. Et je rêve … de ce pays oublié de tous … et je rêve d’un jour où moi femme, je pourrais y aller sans risque … et je me souviens de mon papy paki dans un souk aux tissus d’Abu Dhabi en train de m’apprendre mes premiers mots de Patchoun, ciseaux, aiguilles, fil, … il me manque.

 Un truck vaut bien une roulotte dans ce monde virtuel, où chacun rêve de vivre un rêve nomade, de saltimbanques sans contrainte. Les miens se sont les camions pakistanais.

 

 

En savoir plus

en anglais

en français

les photos sont issues de la page Facebook  Truck Art of Pakistan et ICI

 

Je vous parlerais bientôt des brodeurs pakistanais dès que j’aurais remis la main sur mes livres. Promis.

 

« Ce que tu donnes est à toi pour toujours, ce que tu gardes est perdu à jamais »

 Proverbe Soufi

A découvrir aussi un artiste pakistanais qui applique le truck art aux objets quotidiens

Haider Ali