Le grenadier

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Il est l’arbre de la connaissance, symbole de la fécondité, de fertilité, de la richesse et de la puissance. La grenade a autant d’importance dans l’Islam que dans la Chrétienté, et pour Bouddha le fruit béni, dans le Judaïsme les graines représentent les 613 injoctions que Dieu transmis à Moïse,  en Perse, la grenade a des pouvoirs magiques, rendant invincibles les soldats.

Il est vieux de 4000 ans avant notre ère.

Je me gare chaque matin, sous un grenadier pour aller travailler. Je me demande si d’autres personnes que moi, s’y arrête, sachant qu’il est depuis l’âge de bronze le symbole de la vie.

 

 

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Soupières vous avez dit soupières

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Et pour fêter juillet, un joli coin dans le jardin ….



J’adore les soupières, que je chine dans les vide grenier, au point de les collectionner, mais la place me manque pour les stocker … et puis j’ai horreur de la soupe, la seule soupe que j’accepte en ce bas monde est la soupe au pistou … alors … et hop dans le jardin, elles deviendront cache pots, et comme je suis tenace, l’hiver prochain, DH, les percera à la Dremmel et je rempoterai mes Pilea et autres Peperonia qui vivent leur vie dans le jardin d’hiver chez ma mère, parce que ça sera plus joli .. Voilà c’est tout. au fait vous trouvez comment ?





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Le potager, silence, ne pas déranger, ça pousse.

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Bientôt les blettes et les herbettes, bientôt les aubergines et les courgettes, bientôt les tomates et les fraises, bientôt les prunelles et les coccinelles qui s’éclatent comme des bêtes à manger les pucerons …

Le potager s’étirent doucement sous le figuier tandis que le banc appelle à la méditation ou à surveiller les enfants dans la piscine.

Les semis de basilic ont tellement bien fonctionné que je crois que je vais en donner à tous le village.

 

 

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L’Occitane en Provence

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J’ai mis quarante ans à m’y rendre, enfin presque, je n’avais jamais trop le temps, et quand je l’avais, ce n’était pas le moment.

De cette Occitane qui me permettait de survivre lorsque le mal du pays de ma Provence me prenait dans n’importe quel endroit où je vivais, je n’entrevois que les souvenirs olfactifs.

Juste fermer les yeux, et entrer dans le Marina Mall d’Abu Dhabi.  J’entrais, les yeux fermées dans la boutique, juste pour me dire que j’étais un peu dans mon Luberon, que j’étais de retour à la maison, avec une crème pour les mains ou un savon, je faisais le voyage dans l’instant même, j’étais à Vinon.

De Paris à Dubaï, tant de villes ont leur Occitane, tant d’Occitane m’ont aidé à combattre la saudade.

25 kilomètres me séparent de l’usine. Et je n’y avais jamais mis les pieds. En ai je vraiment besoin quand je suis en Provence ?

Les belles heures de la fin des années 70 et du début des années 80 , les bouchons de bois m’ont fait faire un voyage dans le temps, je m’en suis souvenue en les voyant aujourd’hui en visitant le musée, puis plus tard en redécouvrant les bouteilles en alu. Qu’est ce que j’ai pu  tanner ma mère sur le marché de Forcalquier parce que j’en voulais, je les voulais et tout de suite,  et ce parfum Orange Canelle qui sent encore pour moi l’hôpital où j’ai séjourné de longues semaines et qui me rappelle tant de bons souvenirs, parce que les hôpitaux ce n’est pas toujours triste, j’étais vivante et je sentais la magie des parfums.

Ce parfum mimosa de l’Eau d’Azur qui n’existe plus et qui me manque encore aujourd’hui, il est synonyme pour moi de maternité, d’une petite fille solaire.

Il  y a des entreprises comme cela qui font partie de ma vie, de nos vies, parce qu’elles ont sillonné de leurs fragances à nos côtés, l’Occitane fait partie de ma vie, même si Fleurs de Cerisiers me rappellent la réanimation et si le parfum Verveine était le préféré de mon cousin suisse qui s’octroyait une halte à la petite boutique de la Tour d’Aigues chaque fois qu’il venait en France, ce ne sont jamais de souvenirs tristes.

J’ai visité l’usine aussi aseptisée qu’un laboratoire, j’ai humé les senteurs, j’ai baladé dans le jardin, et j’en suis revenue, comme à chaque fois, avec un cadeau, c’est ça aussi l’Occitane, c’est ce besoin d’offrir aux autres.

Je vous remercie pour tout monsieur Olivier Baussan.

Merci à vous pour ce voyage extraordinaire.

Il y a des jours comme ça où j’adore être au travail.

 

Les fleurs de César

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De retour chez moi, Paris est si loin, je suis aussi vaseuse que la mare aux grenouilles et aussi souple qu’un robot. Le soleil pointe son bout de nez, après un nuit et une soirée terribles d’orages et de tempêtes dont seule la Provence peut prétendre en connaître … les derniers 70 kilomètres dans la nuit et sur les petits chemin furent dignes d’un roman d’épouvante, filoches de brume, pluies battantes, routes invisibles … enfin la maison …

Ce matin les trombes d’eau de la nuit sont oubliées, les dernières roses sèchent leurs robes froissées… je file chercher des cigarettes …. le bar tabac du village est serein, calme et tranquille.  César prends son café, une fleur à son chapeau, chaque jour de l’année, César a un nouvelle fleur à son chapeau, une fleur de son jardin, été comme hiver. Il a sorti son chapeau d’automne. J’aime surtout la période du mimosa, là c’est une Célosie qu’il abhorre fièrement. Je m’approche de lui, pour lui serrer la main, il boit son café et lit le journal comme chaque jour, chaque jour, il prend sa voiture et vient dans son café. Je le regarde, lui demande un peu fort comment il va …. il est un peu sourd César. Il me répond dans son accent inimitable qui fleure les montagnes italiennes, « Je vais très bien, si on se plaint, on ne vit pas longtemps » …. Je souris, lui dit, vous êtes mon modèle César. … Je suis rentrée chez moi, chacun de mes muscles me faisant souffrir, après les 1600 km avalés en trois jours.  J’ai pris un Efferalgan, un café,  j’ai serré les dents, et puis j’ai allumé une cigarette, et j’ai souri seule dans le jardin et j’ai pensé à César …. il a 92 ans.

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Graines

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Parce que de chaque minuscule graine, peut naître une pensée, de chaque pensée peut naitre une révolution …. les fleurs comme les idées ne meurent jamais.

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le retour des Chrysomèles

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Je comptais en être débarrassée ce printemps,  ayant l’année dernière effectué une migration massive de leurs ainés (juste déposées dans un joli bocal, et rejetées dans la nature à deux kilomètres de la menthe) non ça ne leur a pas suffit, elles sont revenues brouter la menthe …. c’est vrai qu’elles sont diablement jolies, les chryso-machins, on aurait envie de les dessiner, de les broder, leur couleur métallisée les fait briller au soleil comme des multitudes de petits miroirs …  Aller aujourd’hui cueillette de Chrysomèles et vaporisation au savon noir …. Ohhh c’est ma menthe là, les bestioles, allez brouter chez le voisin.

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Dans la série des simples, marjolaine pour la pizza et basilic pour …. ben pour tout le temps, je ne peux pas vivre sans basilic ….

(quoi vous pensiez que je faisais des philtres d’amour avec mes plantes, que nenni mon ami, je les mange comme les chrysomèles massacrent ma menthe.

Si j’avais le courage, mais je ne peux rien tuer, je les ferais sécher pour les broder comme c’était en vogue à la fin du 19ème siècle et début du 20ème de broder les ailes de hannetons dorés … mais berkkkkk quelle horreur ….  arracher ses ailes à une bestiole, et porter son cadavre sur soi … j’avoue, je ne peux pas, même si c’est une belle curiosité et une prouesse technique en broderie …

A voir ICI

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Ils sont là

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Ils sont incontrôlables, ils arrivent où on s’y attend le moins, chaque année est une quête, où vont ils décider de croître ?

Je les ai découverts par hasard au détour d’un chemin de terre.

Fragiles et forts à la fois, leurs corolles translucides apprivoisent le soleil vespéral.

Ils sont légendes. Ils parsèment de grenat l’immensité des terres, inexorablement, ils se dressent, bravant le travail des hommes.

Ils signent en une fanfare silencieuse d’une armée éteinte, l’arrivée du printemps,  narguant le froid et le gel inhabituel d’une saison balbutiante, de leur robe froissée

Ils s’inscrivent chaque année dans l’histoire de nos montagnes, comme un rêve renouvelé en un instant de solennité

Je fête leur arrivée en un rite païen, m’immolant dans l’écarlate de leur lumière, au coeur d’une vallée sacrée dont bien peu  connaissent l’importance.

Debout dans leur embrasement, les bras écartés en une prière sans dieu, une ode à la terre, au coeur du vent, je suis le seigneur de ma montagne.

Au loin le château veille sur l’histoire du temps. Les bastides sommeillent et le moulin renait dans le Mistral déclinant.

Les coquelicots symbole de renaissance et de fertilité sont là.

Lundi 2 mai, 19h15 – Entre Ansouis et Sannes …

 

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