L’étang

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Il fût créé par le seigneur Fouquet d’Algoult, baron de Sault, chambellan du roi René d’Anjou, comte de Provence, pour irriguer la Vallée, la source de Mirail l’alimente.  Quelquefois lorsque le conditions le permettent, et qu’une brèche se faufile dans l’espace temps, il n’est pas rare y découvrir des ombres du passé, la nuit quelquefois les étoiles viennent s’y baigner. Il se dit chez les anciens, qu’un étranger, lors d’un hiver particulièrement froid arriva au village et raconta avoir traversé une immense terre plate, les villageois comprirent qu’il avait traversé l’étang figé dans la glace, quand à moi j’aime croire que l’on peut apercevoir de temps en temps, un dragon aquatique ou une tortue d’eau  protégeant de leur présence le monde qui les entoure…. mais ceci n’engage que moi bien sûr.

 

Belle journée à vous.

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Pauline à la ferme

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Parce que c’est l’arche de Noé et que chaque animal a son prénom, ils sont là pour le bonheur, un peu comme dans un livre d’enfant, un livre d’enfant que l’on vivrait en vrai.

Aucun ne sera mangé, aucun n’est maltraité, tous sont aimé,  j’aime aller chez elle, juste pour ce moment, ce tout petit moment, où l’on redevient petite fille, quand on découvre les bébés qui viennent de naître.

Et ma fille ne voulait plus partir qui la blâmerait.

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Sous le figuier

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Quand les pauses de fin de semaine, ressemblent à des vacances, le ciel bleu, les cigales, un flanc de courgettes aux trois basilics et son coulis de tomates fraiches, les grillades, les agapantes qui se dressent fièrement.

Ne pas avoir de vacances parce qu’on a commencé un nouveau contrat cette année, c’est beaucoup plus facile quand on habite en Provence.

Bon début de semaine à vous.

Sur ma route

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La route de la création textile a repris ses allures de calme, des milliers de personnes l’ont sillonnée ce week end par ma faute, ce fût quatre jours magiques. Au travers des vitres très sales et poussiéreuses de ma voiture, il traversait tranquillement la route, pour revenir sur ses pas et petit à petit me montrer le chemin, le mien.  Les coquelicots commencent à jalonner les prés. Le Luberon a retrouvé sa quiétude pour quelques jours encore, la saison touristique approche à grand pas, et petit à petit je retrouve ma vie, petit à petit, je cloisonne mon monde fait de joies, d’amour et de peine comme tout un chacun. Ainsi va la vie, ainsi va le temps, il fait beau. Chaque jour nous rapprochent un peu plus de l’été, il y a tant de choses à faire encore.

 

Pour toi ma soeur

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Bien peu de gens le savent, mais les petits riens sont rédigés d’abord pour toi … ce matin, je me suis levée, la boule à z, une de mes fantaisies capillaires d’hier, je pense qu’inconsciemment c’est un peu par solidarité avec toi, qui essaye depuis plus de 6 ans à lancer la mode bonze au sein de la Bretagne profonde, tu es le seul médecin, à pouvoir dire à tes patients, mais non voyons, regardez comment on peut être sexy le crane rasé.

(Il me reste du tissu orange si tu veux, et un bol tibétain, du temps de la période bouddhiste de ta mère … Ooom )

J’ai regardé le ciel, il fait beau. Je me demande quel temps pourrave tu dois avoir dans ton lit d’hôpital rennais. Ma dyscalculie refaisant surface, je ne suis pas arrivée à compter les années. La reine mère,  a fait un couscous pour ce jour particulier, tu sais ou tu ne te souviens pas que le couscous est une histoire de famille, nous ne sommes ni rapatriés, ni d’origine arabe, mais le couscous c’est sacré, à cause des vacances peut être dans l’hôtel restaurant de notre grand tante qui faisait le couscous le meilleur du monde, d’ailleurs je ne sais pas si tu t’en souviens, c’était pour mes 7 ans, je me souviens du gâteau. C’est en te courant après qu’un jour comme Obelix, je suis tombée dans la marmite, non pas de potion magique , non pas la marga, juste dans la graine … dans ces gigantesques marmites plus grandes que nous.

Pourquoi te dis je tout ça ? Oui parce que je voulais partager le jardin et cette journée avec toi. Les lilas sont toujours en fleurs, et l’arbre de Judée se pare de mauve, j’y placerai mon masque maori, on te prépare un poulailler dans la cabane, comme ça tu auras des oeufs frais chaque jour. Il parait que tu arrives bientôt.  Ton bout de chez toi se dessine dans le bleu du Mistral et l’olivier tangue devant. Le cyprès est toujours immense, on a découvert la piscine, il y a du boulot, quelques rainettes ont niché dedans durant l’hiver. Une des dernières lubies de ta mère, un fontaine genre petit Trianon, et puis un bourdon qui m’a fait rire se bourrant la gueule dans le marronnier. Au fait, les fleurs d’acacia sont presque ouvertes, juste à temps pour te faire des beignets.

J’ai servi deux verres de mojito j’en avais envie, il y en a un pour toi.. donc on t’attend tout simplement.

Et sus à la salope, on l’aura, non mais, on ne va pas s’embêter avec les petites mauvaises odeurs.

T’embrasse.

La Frangine, la vieille ….

PS / les kleenex sont à ta droite dans le tiroir de la table de nuit.

 

 

 

Fantasmagorie

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J’aime quand le matin, la nature se pare en fantasmagories poétiques, j’ai l’impression que ma route est devenue un conte de fée, c’est dans la brume que mon imagination prend son envol, et que des créatures surnaturelles et des histoires incroyables prennent forme dans mon cerveau, ces quelques minutes de chemin me permettent d’affronter la réalité. Lorsque ma voiture a bien voulu démarrer, lorsque je ne suis pas en retard, je scrute les amandiers, je sais que bientôt ils donneront le coup d’envoi du printemps en éclatant de milliers de fleurs, je ne veux pas rater ce moment.

 

Garder un peu de lumière

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Noël est passé, un peu de vague à l’âme, essayer de garder un peu en soi de cette lumière douce avant de repartir affronter la réalité

Les Corbeaux

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A fond dans les oiseaux en ce moment, mais je ne peux que m’émerveiller jour après jour … de regarder les oiseaux dans le soleil levant .. vous ne devez plus me supporter, je vous laisse Noël approche à grand pas, et je vous souhaite d’y voir les petits riens de la vie.

« Comme la neige serait monotone si Dieu n’avait créé les corbeaux »

Jules Renard.

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