Souvenirs calendaux

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Le début des festivités a commencé, la ville peu à peu se pare de lumières, comme une gamine, je déambule dans les rues, il y a si longtemps que je n’avais flâné dans cette rue avant Noël, les souvenirs m’assaillent, cette rue marchande où je regardais les vitrines, avant les fêtes, quand ma mère préparait activement Noël pour une famille des plus nombreuses, c’était hier, c’était dans une autre vie, peu de voitures, et cette ambiance si particulière, l’odeur du froid et les effluves chargées d’Orient de la porte entrouverte de la parfumerie et la chaleur des lumières, les gens affairés à acheter leurs derniers cadeaux, tous ces gens que l’on connaissait, chacun y allait de ses voeux, ces dernières recettes et des traditions apprises des anciens.  J’adorais y aller le 24 décembre, quand il manquait toujours un petit présent pour un invité surprise, encore un dernier livre, encore un dernier roman. Qu’est ce qu’il y a de changé ? Moi peut être ? Les soucis de grand qui m’assaillent, ou le monde qui a perdu ses illusions en perdant son pouvoir d’achat…. malgré mes années parisiennes, malgré les vitrines des grands magasins, magiques, grandiloquentes et ostentatoires des grandes avenues de la capitaile,  elles n’ont jamais pu rivaliser avec les vitrines de la rue Colbert. Certains magasins ne sont plus, d’autres perdurent, des nouveaux pointent leur nez et je me souviens que la Zone n’existait pas et que Super U, s’appelait Genty, c’était hier, c’était dans une autre vie, et je continue à emprisonner les lumières tant bien que mal dans mon objectif, exercice difficile, me souvenant de cette nuit du 24, si extraordinaire qu’il neigea.

 

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Pas envie de parler ce matin

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Pas envie d’écrire, pas envie d’aligner les mots, comme on aligne les grains d’un chapelet, pas envie, ni de prier, ni d’accuser et pourtant …

Juste savoir tout au fond de moi que le défaitisme, le désarroi, la peur ne servent à rien, juste savoir au fond de moi que les seules valeurs laïques ou religieuses qui existent sont le respect des autres et de la vie.

De ces lieux consacrés, de ces lieux qui n’ont été bafoués dans l’histoire que par des dégénérés exaltés par une idéologie sanglante et hégémonique,  je veux garder en moi l’espoir, un espoir ténu mais indicible, celui qui est bien réel au fond de chacun d’entre nous, celui qui fait que nous résisterons parce que c’est ancré dans nos gènes.

 

« Le jour où nous n’allumerons plus de bougies,

nous serons devenus comme eux »
Antoine Leiris
(Le journaliste Antoine Leiris a perdu sa femme, le 13 novembre au Bataclan)

 


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1er avril

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En noir et blanc, je n’aime pas les farces du temps, je retourne sous ma couette …. on dirait qu’il va neiger, du coup je n’aime pas envie de vous dire des bétises …..

Mais c’est quand même beau, c’est incroyable, les cerisiers sont enfin en fleurs.

SI quelqu’un veut bien éclairer les lumières …..


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Je ne regarderai plus les pâquerettes comme avant

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Un ciel en colère hier soir … une grosse colère qui est aussi la mienne,

je ne regarderai plus jamais les pâquerettes comme avant …

 

Elle s’est endormie là, écrasée par un chauffard, un chauffard qui roule comme un dingue

sur cette petite route de campagne limitée à 50 km/h.

S’il était le seul ce serait une moindre peine,

mais ils sont si nombreux dans leur incivilité.

Ce n’est qu’un chat me direz vous, un jeune chat de quelques mois,

ce n’est pas une grande perte, il y en a tellement dans le coin.

Vous avez raison, ce n’est qu’un chat,  le mien, de cette espèce qui prolifère et envahie de leurs crottes vos jardins si  proprets (bordéliques en fait) .

Mais quand ce sera au tour d’un enfant de se faire écraser par un automobiliste inconscient, me direz vous la même chose ?

Je suis en colère de l’avoir trouvée morte dans un fossé, au milieu des pâquerettes.

Un chauffard qui ne prend même pas le temps de s’arrêter et de chercher le propriétaire ,

ou s’il s’arrête c’est pour jeter le chat dans un coin… j’ai cherché durant des jours.

Mes incantations les plus viles vont vers cet individu.

C’est une épidémie en ce moment, à moins que ça ne soit un jeu de poursuivre les chats en voiture.

Tuer un chat porte malheur, le savent ils ces êtres sans repentir ?

C’est vrai, je ne regarderai plus jamais les pâquerettes comme avant.

Je les regarderai comme le symbole de la connerie de l’homme,

le plus grand destructeur de la planète,

le seul être malfaisant et arrogant qui existe sur celle ci.

L’homme le seul animal avec soi disant une intelligence,

prédateur nuisible et dangereux, pourri jusqu’à la moelle par son ego, exterminateur de lui même.

 

et j’ai fait un bouquet …

juste pour oublier un instant la peine de mes enfants qui ont perdu leur animal.

Elle repose avec mes autres chats, les chats qui ont fait parti de ma vie, sous les pâquerettes.

Le paradis n’existe pas, si je ne dois y être accueillie par mes chats.

 

 

L’incivilité n’est pas un vice de l’âme, elle est l’effet de plusieurs vices, de la sotte vanité, de l’ignorance de ses devoirs, de la paresse, de la distraction, du mépris des autres, de la jalousie.

(Jean de LA BRUYÈRE, XI)

Il ne rentrera plus …

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Il a croisé une voiture, c’est sa faute, il passait sa vie sur la route, si loin de la maison, il allait chasser dans le champs en face …

Titouan me manque déjà, tout juste 18 mois c’est court pour une vie de chat.

Titou, les chats de ma vie t’accueilleront au paradis des chats …

 

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Déjeuner en paix

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DSC_0149 L’homme est un animal ….

DSC_0152 DSC_0158 DSC_0159un café et

    

Juste déjeuner en paix et réfléchir ….

Ma bulle

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DSC_0615 Se réveiller dans le flou d’une station de  radio qui m’assène d’horreurs sans nom ….

DSC_0614 Se souvenir de ma bulle, le temps de me remettre des nouvelles de ce  monde qui devient fou,  de ce monde tourmenté de haine, d’ignorance et de peur. Me souvenir que j’ai repris mes aiguilles … pour broder du noir … pourquoi du noir, le noir de l’âme des hommes ? Le noir d’un nuit qui s’achève ?

DSC_0611 DSC_0608 et dans ce moment de calme, au soleil levant ….. j’essaye de broder la lumière, de broder les étoiles… non pour oublier mais pour me protéger …. de mon impuissance à cette violence. Que puis je faire à part prier, moi qui ne croit plus en grand chose, prier et faire de ma vie des petits riens de calme et de douceur.

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J’ai pleuré

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DSC_0891Datcha du Jas – 1991 – 2014

Le paradis n’existe pas si je ne dois y être accueillie par mes chevaux.

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