Elles reviennent

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Elles sont passées dans l’autre sens, il y a trois mois, là elles reviennent et c’est toujours un spectacle fascinant et émouvant, dans une cacophonie incroyable elles crient sur nos têtes et c’est magique, criailleries, cacardements, elles s’engueulent, cherchent qui sera le chef de groupe, un ballet aérien fantastique, elles n’arrêtent pas une seconde, c’est bon de les voir, dans ce monde où le respect de la nature est un combat permanent.

Il parait que bientôt mon appareil photo sera réparé, j’espère qu’elles repasseront encore pour faire de meilleures photos.

Le brunch du dimanche

Classé dans : 365 petits riens | 2

Le dimanche midi on se retrouve de temps en temps seules, la moitié de la famille, courant les épreuves sportives … alors on teste les recettes facebook, j’aime facebook pour ça les partages de belles choses …. les oeufs cocote. Ce qu’il y a de chouette avec le brunch, une habitude prise lorsqu’on vivait à Abu Dhabi, c’est que le dimanche après midi semble super long et on ne perds pas de temps inutile en déjeuner interminable, et on peut faire des tas de choses sans se dire que les heures passent trop vite, on rallonge l’après midi de plus d’une heure. Donc on a testé pour vous les oeufs cocotte dans des bocaux.

 

 

des bocaux, des oeufs, de la crème fraiche, des lardons (la prochaine fois on prendra des dés de jambons, ce sera meilleurs ou du saumon fumé) de l’emmenthal, du poivre. La simplicité assurée.

Penser à faire cuire un peu plus longtemps la prochaine fois, 7 ou 8 minutes seront parfaites. Le bonheur de trempouiller les frites dedans c’est trop chouette, et le tout sans huile (frites et oeufs). Penser à ressortir les cuillères à mazagran que plus personnes n’utilisent …

Il ne reste plus qu’à regarder une super série sur Netflix, oui,oui Umbrella Academy pour ne pas la citer, les dimanches c’est aussi fait pour ça.

 

 

Reprendre le cours de sa vie

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Reprendre tout doucement le cours de sa vie, oublier enfin les difficultés professionnelles, la misère du monde, se reconstruire petit à petit, se dire qu’aujourd’hui par la force du destin,  la liberté n’a pas de prix, retourner à l’atelier du jeudi, voir avec ravissement, les ouvrages des dames, les écouter rire, pleurer, aimer, feuilleter des revues et peut être tout doucement reprendre mon ouvrage où je l’avais laissé en septembre 2016.

Envoyer mon appareil photo en réparation, et penser qu’il est temps de redécouvrir le monde, de regarder les petits riens, de réapprendre à les regarder, à les chasser pour mieux les capturer.

J’avais un peu oublié que le monde était beau malgré toute la pesanteur d’un monde qui vacille.  Comment avais pu oublier tout ça ?  Je me sens différente tout à coup, comme si par la magie de l’instant, j’étais redevenue moi.

Ce soir sera un dimanche soir sans stress, demain, je n’irai pas travailler … pas comme on l’entends, j’ai tant de choses à faire, à créer, à redécouvrir.

 

Ketty Michèle  Clo

Février 2011 – Les pieds dans le sable

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Au hasard de mes disques durs, ce matin,  je suis tombée sur le désert, sur des photos de février 2011 …  dans cet hiver qui n’en finit pas je me suis surprise à vouloir courir dans le sable.  A faire couler doucement les grains entre mes doigts. Je me suis surprise à chercher la lune sur un minaret et j’ai imaginé cette vie intense qui grouille dans les moindres recoins, silencieusement et discrète.

Antoine de Saint Exupéry disait « J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence »

J’ai la chance d’habiter un endroit magnifique, mais de temps en temps le désert me manque. Ce rayonnement me manque.  Il me manque comme un ami qui s’est absenté trop longtemps.

C’est le début de la semaine, une semaine à écrire, une semaine à rêver, une semaine à combattre, une semaine à se taire, une semaine à vivre. Belle journée à vous.

 

I’am back avec un petit rien

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Je vous avais un peu abandonné  et j’en suis désolée, les fidèles auront vu que j’avais préparé la bannière 2019 des petits riens, depuis le 1er janvier, mais sans rien depuis.  Je reviens, je reviens pour vous souhaiter une bonne année, je la souhaite quand je veux et ce n’est pas le mois de février qui va me contredire, et puis dans quelques jours c’est la fête du Têt, alors c’est un début d’année.  Je vous avais abandonné parce que j’ai un peu détruit mon appareil photo (mauvaise excuse elle a son téléphone) parce que j’avais énormément de travail (oui il y a Aiguilles en Luberon qui arrive à grand pas) et parce que je ne trouvais plus à cause de mon travail, de la beauté dans le quotidien, je voyais un peu trop la vie en morose, alors moi la princesse des petits riens, il fallait que je réagisse, … je reviens, la vie est belle et pleine de douceurs, et de petits riens qui ne coûtent rien ou presque.

Hier j’ai trouvé un canevas fini, vous me direz qu’un canevas fini tout le monde en trouve … oui c’est vrai, mais celui là m’a fait traverser le temps, je me suis retrouvé dans le salon de mes grands parents tous deux décédés en 1981. Bientôt 40 ans qu’ils sont partis, ce canevas est important, parce que devant la cheminée, mon grand père brodait le même, je le vois choisir ses fils, je le vois enrouler sa toile sur le métier qu’il avait construit, et je le vois faire point par point, les chevaux de Camargue qu’il affectionnait tant, je le vois me parler de son enfance à Bellegarde, pas très loin de Arles . Mon grand père brodait et ce n’était pas un homme raffiné, il était plombier et jardinier, il bricolait dans sa remise, mais le soir au coin du feu, il sortait son ouvrage. C’est un image qui me reste, sa silhouette imposante, sa chevelure de neige, ces lunettes noires et carrées, il brodait sagement, sans dire un mot, ou si peu.

Je suis heureuse d’avoir trouvé ce canevas, au hasard d’une recyclerie. Les petits riens d’enfance sont les plus doux, et je vois mon Papé, mon Papé Jean et son canevas.

Au Moulin

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Je me la pète un peu parce qu’on n’a qu’un olivier, et je n’ai même pas ramassé les olives, mais je suis allée au moulin à huile, avec ma petite cagette d’olives. On a attendu, notre tour, pour la pesée, et bien il y en avait assez pour une bouteille. C’est un endroit de rêve des oliviers à perte de vue et le Luberon derrière, c’est un lieu féérique et magique hors du temps, et je suis repartie toute fière avec ma bouteille, ben oui, cet arbre que ma soeur avait planté il y a presque quarante ans a donné pour la première fois de sa vie une bouteille d’huile (parce qu’avant personne ne les ramassait, pas les bouteilles, les olives) alors prévisions sur le calendrier des plantations, une douzaine d’oliviers.

Porter les olives

La ville s’illumine

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Mercredi 12 décembre vers 18h00, Mais où sont les gens ?

 

Givré

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Les petits sapins du Noël de l’année dernière sont tout blanc, il va falloir que j’aille les décorer. Cette année, il est un peu plus conséquent, il attends dans son pot sur la terrasse, le moment d’entrer dans la maison, quand j’aurai fait un peu,  beaucoup de ménage. Ensuite après les fêtes, il ira rejoindre les autres, c’est mon petit coin de montagne à côté de la cabane dans le jardin,  ce matin la campagne est blanche, il faisait -7 °C vers 7h30, on n’a pas l’habitude nous. Respirer le matin, l’air froid et se promener c’est comme aérer les neurones qui toute la semaine ont été encombrés de pensées négatives, d’égo surdimensionnés et de rage incontrolée, aujourd’hui c’est « béton » dès que l’eau aura dégelée, bâtir n’est pas de tout repos, mais l’essentiel c’est de le faire ensemble. Tiens il faut que j’aille nourrir les oiseaux du ciel, dégeler le bassin pour qu’ils puissent boire et les poissons respirer.