Le 13 ème jour d’après – Il a 2000 ans d’histoire …

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« Un mouchoir qui tombe peut être pour le poète

le levier avec lequel il soulèvera tout un univers»

a écrit Apollinaire

J’ai ouvert la boite à mouchoirs, n’ayez crainte, ni enrhumée, ni triste, juste la boite aux merveilles. C’est le mouchoir qui a 2000 ans, depuis l’Antiquité, ces petits bouts de tissus précieux accompagnent l’aristocratie, comme un bien inestimable, un mouchoir c’était le symbole de la richesse, de la délicatesse, des classes aisées. D’une bourgeoisie raffinée, il est l’objet indispensable de l’art du paraître. Il est vrai que de nos jours, les petits mouchoirs sont de papier et jetables  pour éviter la contagion. Mais j’ai cette tendresse particulière pour les broderies d’antan, des broderies d’une telle finesse que jamais je n’arriverai à cette technicité là, vous imaginez une belle dame, perdre négligemment son mouchoir parfumé, afin de mettre en émoi ses soupirants ?

Je ne vais pas vous copier ici les nombreux articles que j’ai lu sur le mouchoir, articles écrits pas des chercheurs, des spécialistes, le plus détaillé est pour moi celui ci Histoire du Mouchoir,  après votre lecture, je vous promets que vous ne regarderez plus jamais vos vieux mouchoirs au fond de votre armoire de la même façon.

Alors pour essuyer les larmes de crocodiles d’un coeur d’artichaut, j’ai brodé un petit médaillon, un coeur transpercé car Cupidon n’est pas confiné.

 

Bonne journée à tous, restez chez vous, il faut que nos mouchoirs ne servent que de pièces de musée, je vous en conjure, restez confinés.

 

Ps : j’ai un petit faible pour celui où un papillon bleu s’est posé.


 

le 12ème jour d’après – Bleu

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Tout le jardin se prépare à exploser de bleu et de mauve, la nature sentirait elle que le blues m’a gagné.

Je ne sais même pas si c’est le blues, c’est juste une saussade qui me fais avoir la nostalgie d’un temps qui n’existera plus, plus jamais. Il s’en est allé.

C’est dimanche, je me surprends à me dire qu’il faudrait que j’aille à la messe, tu imagines moi, aller à la messe, alors que ça fait pratiquement 40 ans que je n’y mets les pieds que pour les cérémonies.

Peut être ai-je besoin de ce moment de recueillement, interdit par le monde étrange dans lequel nous vivons,  hier,  j’ai appris la mort de notre berger Gabriel Roux, on l’appelait Gaby, il est mort comme on dit de vieillesse, je n’aime pas cette expression, je ne l’aimerai jamais.  Il me manque déjà, jamais au grand jamais je ne ratais une occasion de m’arrêter pour discuter avec lui. Ses chèvres du Rove, ses brebis et ces chiens faisaient partie de mon quotidien, de ma vie.  Il m’apprenait le monde, il m’apprenait les plantes, il savait tout sur tout, sa sagesse était immense, sa lucidité sur le monde et les humains aussi. Il venait nous chercher quand nous étions enfants, pour voir une brebis mettre bas, c’était un miracle et nous apprenions ainsi les mystères de la vie. Il était la mémoire de nos terres, notre mémoire.

Il me manque, il me manquera toujours, j’aimais le rencontrer en grande discussion avec mon père et tous les autres sur le marché, j’aimais savoir qu’ils étaient tous là, immuables éternels, immortels, je voulais y croire.

Que la terre te soit légère, Gaby, mais elle est bien seule maintenant.

Le bleu et le violet sont la couleur du demi-deuil, peut être que le champ s’est paré pour moi de ces couleurs douces, qui tout doucement expriment ma peine.

J’ai retrouvé un vieux cahier où j’avais dessiné des muscaris. Je vais certainement en broder une toile, qui sait, une toile bleu, ou une toile beige comme les terres qui m’entourent qui sont bien vides maintenant.

 

 


Le 11ème jour d’après – Et si …

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Et si tout à coup, on ne devait vivre que comme ça ? Et si ce monde que nous avons tant décrié, n’existait plus ? J’ai franchi la clôture dans un acte rebelle, j’ai fait 5 mètres hors de chez moi, pour regarder les arbres d’en face. Le champs est brûlé par la neige, les vestiges de l’hiver s’éloignent à grand pas. Je marche dans le silence, un silence relatif, j’écoute les oiseaux. J’écoute le bruit du froissement de leurs ailes. Et puis, j’ai relevé la tête, stupéfaite, des cris étranges, je n’en avais jamais entendu de la sorte,  je n’ai pas pris de  photos, bouche bée de mon ravissement. Dans le grand chêne et le grand pin, il y a des … écureuils, je les pensais décimés par des années de chasse, mais ils sont là, comme les perdrix qui se dandinent sur la route. Des écureuils qui sautent d’un arbre à l’autre, non pas un seul, une famille, agile et furtive, ils sont roux comme dans les livres d’enfants.  Et je me suis dis que si je me faisais discrète, si moi l’humaine je m’excusais d’avoir pris autant de place sur terre, et si j’excusais également la voisine d’avoir coupé tous ses arbres, cause de leur déménagement, alors peut être accepteraient ils que je vive à leur côté, que je vive chez eux.

J’ai ramassé des gales du chêne, demain je vous en parlerai.

Belle journée à vous, et comme le dit cette citation qui n’est pas de Lewis Caroll,

« Mais alors, dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qu’est-ce qui nous empêche d’en inventer un ? »

Le confinement a été prolongé, peut être est il temps que je me mette à créer et d’inventer un autre monde.

 

Prends soin de toi. Je te laisse, ma grosse à faim.

10ème jour d’après – Vert espère

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J’ai fait le tour du jardin comme chaque matin, le temps est encore gris, 10ème jour de confinement, le jour charnière pour les sous mariniers, le jour où tout bascule où on perd ses repères, et toutes notions de la réalité si rien ne vous ramène les pieds dans le réel, pétage de plomb assuré.  Sur les bateaux c’est une peu plus long, la bascule se fait à deux mois, si mes souvenirs sont bons, on a peut être une chance de sortir du confinement à peu près en bonne santé mentale.

J’ai fait un tour sur les réseaux sociaux, c’est hallucinant la rage qui s’y promène, une rage à l’orthographe approximative et incertaine, certains sont experts en relations internationales ou en gestion de crise, et passeront certainement un de ces jours sur BFM pour parler de la révolution prochaine avec leur maillot de l’OM, d’autres ont terminé leurs études de médecine en 5ème aménagée et sont proches de recevoir un prix Nobel, mais certainement pas celui de la paix. Fake News, manipulations de toutes sortes fleurissent et sont partagées des millions de fois, c’est à frémir. Aucun ne doute, aucun ne mets en cause ces informations non sourcées, non vérifiées.  Quelquefois sous couvert d’humour, des petits dessins circulent avec de méchantes informations subliminales qui viennent d’extrémistes de tous bords dont le seul but et de détruire une république, notre République. Je ne comprends pas, cet engouement pour les complots et ce besoin totalement infantile d’avoir des héros. Le temps est à la solidarité,  cette crise est mondiale, il ne devrait plus exister de partis politiques, de religions, de couleurs, de tendances et de groupuscules parce que ce combat que mènent pour nous ceux qui ne sont pas confinés, ceux qui risquent leur vie à chaque instant est universel et immense, je ne saurais jamais comment les remercier. Et pendant ce temps, d’autres se complaisent dans l’immonde en des discours incohérents d’un autre temps, d’une autre époque. Je ne jugerai pas,  je ne suis pas à la place de ceux qui nous gouvernent et je ne voudrais pour rien au monde avoir à prendre des décisions en ce moment.

Je n’ai pas envie d’arrêter les réseaux sociaux, ça me permet d’être en relation avec mes amis, avec ma famille et également avec mes voisins. Cela me permet de récupérer les informations importantes que certains maires des villages alentours veulent bien partager et ainsi les répercuter. Cela me permet également de me dire que le monde est toujours là, même s’il va très très mal.

J’évite toujours et encore de penser à demain, chaque jour est un don du ciel, et je regarde le vert du jardin, parce que la nature sera là bien après nous.

Le vert de l’espoir qui ne doit s’amenuiser en aucun cas, est en chacun de nous, comme ces mousses, végétaux pionniers qui naissent de rien et perdurent depuis la nuit des temps, offrant un abri à une multitude de vies.

J’ai brodé la chouette d’Athéna la déesse de la sagesse, symbole de la connaissance et aussi de la science, également le symbole de la République dans l’antiquité, broder pour s’évader.

Bonne journée, prenez soin de vous, je souhaite que vous soyez tous là demain. Je vous embrasse de loin.


le 9ème jour d’après – La neige du 25 mars

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Il a neigé cette nuit sur le Luberon, les saisons se télescopent en un incroyable bordel,  c’est dérangeant, ça donne juste l’impression que la terre veut nous montrer qui est le maître, et c’est elle qui décide. Peut être est-il temps d’en prendre conscience ? Ce presque dizième jour de confinement, 9 ½ pour être plus précise, ne me pèse pas, ce qui me pèse c’est l’actualité, ce qui me pèse c’est cette faculté humaine de refuser de voir la réalité en face, ce qui me pèse ce sont les abrutis, chaque action, même la plus infime, amène à critique, les évèques de France font sonner les cloches des églises, ce que j’ai trouvé très émouvant alors que Dieu et moi, c’est une vieille histoire, il y en a toujours un pour dire,  « le Vatican ne peut-il pas ouvrir ses caisses, plutôt », le Président de la République essaye de rassurer, les enragés passent à l’offensive, j’avoue que je vois mal le Président chanter avec Annie Cordy de son balcon « Ca ira mieux demain », même l’action, la plus simple, l’attention la plus infime, offrir un modèle gratuit pour que les dames puissent broder, coudre ou tricoter, animer un groupe sur les réseaux sociaux, pour que les personnes seules se sentent moins seules, dans cette période effrayante amène du fiel dans les écrits d’une certaine frange de la population. Tu as une idiote qui dit « Encore une qui veut se faire de la pub », c’est quelque part totalement imbécile et surtout indécent. Alors de toi à moi, la nunuche, je te le dis,  se faire de la pub maintenant, c’est comme vouloir vendre des maillots de bain sur l’ile de Kerguelen, mettre une emplâtre sur une jambe de bois, ou installer un camp de nudiste dans un pays arabe, ca ne sert à rien, mais à rien, comme prévoir quoique se soit d’ailleurs.  Une vieil adage dit   « Comme on est, on croit les autres » et oui, il va falloir que tu te mettes dans le coco,  qu’il y a quand même autour de nous, des personnes formidables qui donnent de leur temps et de leur vie pour les autres. Parce que de toi à moi, demain, s’il y un demain, tu ne sais pas de quoi il sera fait, j’ai juste la sensation que demain ne sera fait que du nécessaire, si tu vois où je veux en venir, plus aucune place au superflu.

J’ai regardé la neige se cristalliser dans le jardin, le soleil est de retour, et j’élimine encore et toujours le négatif de ma vie, parce que c’est la seule solution pour survivre à ça.

Belle journée à vous et essayer de ne voir que le positif. Prenez soin de vous.




Le 8ème jour d’après – La Main de Bouddha

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Si tu ne peux pas aller à la montagne, la montagne viendra à toi. Oui je sais c’est l’inverse, mais dans cette période d’isolement un peu forcée, c’est l’Extrème Orient qui est venu à moi. Les bouddhas du jardin commencent à prendre des pauses au soleil, les érables du japon balancent leurs fines branches au vent. Les cannes s’entremêlent, les nénuphars pointent leur bout de nez, le sakura est prêt à exploser, les pivoines se préparent. Bientôt l’Asie entière viendra à moi.

C’est mon coin zen, et nous avons bien besoin de zénitude en ce moment. Je ne fais que regarder le positif dans la crise actuelle, je suis heureuse et émue de voir et d’apprendre toutes les actions de solidarité qui se mettent en place. C’est tellement beau que j’en ai quelquefois les larmes aux yeux. J’aime voir le positif dans chaque chose, celà me permet de respirer beaucoup mieux et de mieux dormir.

Alors j’ai brodé la main de bouddha, toujours dans mes médaillons de protection. Savez que l’image de la main de Bouddha tenant le joyau sacré Saptaratna illustre la libération de la peur. De cet Abhaya Mudra, geste de la main, Bouddha conseille : « N’aie pas peur ».

Alors surtout n’ayez pas peur, c’est ensemble à la maison que nous vaincrons cette saloperie. Je vous embrasse toujours de loin, et vous offre un peu de ma zen-attitude totalement inhabituelle

(ça t’épates hein, ben moi aussi, et mes proches également).

 

PS / Au fait il y a un petit cadeau pour toi, sur La Bastidane, et je te promets il y en aura d’autres.

 

Le 7ème jour d’après – Un premier pas dans l’atelier

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J’ai ouvert l’atelier, c’est un premier pas, c’est mon petit cabinet de curiosité où s’entremèlent coquillage, fleurs séchées, plantes,  fils, tissus et autres choses incroyablement inutiles que j’accumule depuis toujours, c’est simple quand on sait pas quoi faire d’un objet dans la maison, il y a toujours quelqu’un pour dire, « dans l’atelier, de ta mère, de maman, de Nathalie » rayer la mention inutile, pire même les copains s’y sont mis, les voisins, et quelquefois les presque inconnus.

Je regarde les objets d’un autre siècle, ils ont surmonté les années, et même pour certains la grippe espagnole. Alors ça me rassure quelque part.

J’ai sorti dentelle tissu et fil pour un futur projet, qui doit être terminé pour le mois de juillet, un projet important pour moi, un peu comme une oeuvre de maîtrise,  je suis peu encline à la création en ce moment, j’attends le déclic, et puis il y a les verres, les verres que j’avais préparé pour mes copines, ils  attendent leur visite dans l’atelier pour plus tard, nos jeudis broderie me manquent. Elles me manquent.  Il y a un vieil ex-voto brodé, des livres anciens immuables, des poupées à réparer qui reviennent, alors qu’elle était partie en promenade, et du papier d’Arménie pour purifier l’air.  C’est tout simplement mon refuge, mon refuge improbable.

Allez demain, je dessine et je sors mes aiguilles. Demain sera un autre jour, et puis j’ai un peu brodé des médaillons de protection, parce que les protections d’où qu’elles viennent ne peuvent pas faire de mal.

Il fait gris, il fait froid, du grésil tombe sur la Provence, le printemps s’éloignerait-il pour quelques jours ? Autour de moi tout est silencieux, la terre reprend ses droits, j’ai vu sur la route des perdrix se dandiner. Au milieu de ce chaos médiatique, au milieu de ce désastre sanitaire, au milieu de ce désarroi, j’attends comme vous tous que le besoin redevienne envie, ça commence à un peu trop durer d’ailleurs. Il va me falloir quelque coups de pied au cul virtuel.

Prenez soin de vous.


Le 6ème jour d’après – MamZelle JeSaisTout

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Seuls les gens qui ne m’aiment pas à l’heure actuelle m’appellent de la sorte, seuls ceux qui ne me connaissent pas le font,  ça me fait rire, parce que déjà à la maternelle, la maitresse m’appelait MamZelle JeSaisTout, parce que je savais déjà lire et écrire à 5 ans,  et que je faisais partie de ces enfants un peu particuliers que l’on appelle précoces aujourd’hui, et qui disent noir sur blanc les choses telles qu’elles sont.  Ce n’est hélas pas un don, car il faut du temps et beaucoup de patience pour se hisser à l’entendement de l’autre, qui réfléchit toujours avec un temps de retard et qui n’a que son nombril pour simple horizon.  Puis un jour, j’ai décidé que c’était comme ça et pas autrement, j’ai décidé de ne plus m’embêter avec toutes sortes de personnes qui polluent mon existence de leur mine renfrognée, de leur mécontentement perpétuel et de leurs envies systématiques de ce que les autres ont. Ce n’est pas l’heure d’écouter les jérémiades des uns et des autres, nous sommes dans une galère gigantesque à ramer les uns et les autres plus ou moins fort, plus ou moins facilement, même très très durement pour certains,  mais nous y sommes. La patience n’est pas une de mes premières vertus, mais je reste calme, et à ma grande surprise j’y arrive, j’arrive à évacuer le stress et l’angoisse qui devraient me faire me ratatiner sur mon canapé, et je suis très fière de moi.

J’aime les petits riens, et j’aime me promener seule dans mon jardin, j’aime la solitude et le bonheur qui en résulte, je n’ai aucun besoin de reconnaissance, ma reconnaissance je l’ai eu du temps où je travaillais. J’ai de la chance et je le sais, d’avoir un mari formidable,  des enfants géniaux et mes animaux. J’ai de la chance également de n’avoir besoin de personne pour me réaliser.

Les papillons et les abeilles commencent à  virevolter sur les premières fleurs, le matin, j’aime aller nourrir les poules et m’occuper des chevaux, c’est « une corvée » qui ne me pèse pas,  j’aime aller arroser les nouvelles plantations, en me disant que j’ai planté des arbres pour la postérité car ce n’est pas demain que je me mettrais à l’ombre de leur feuillage, j’aime caresser un des neuf chats qui partagent ma vie, il y en a toujours un quelque part. Le confinement pour l’instant ne me pèse pas, mais je pense très fort à ceux qui sont enfermés dans un appartement, sans possibilité de prendre l’air, sans aucun moyen de s’isoler, ce n’est pas facile, c’est même difficile, et je pense très fort à eux, même si notre imagination est formidable, il faut du talent pour s’évader, tout le monde n’a pas la force de résilience d’Anne Franck.

Comme dirait Enstein « L’imagination est plus importante que le savoir. Le savoir est limité alors que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution. » Nous allons en avoir besoin pour évoluer.

Grâce à Peggy, j’ai ressorti un vieux livre, le journal retrouvé d’Edith Holden, du bonheur à l’état pur, des petits riens à chaque ligne. Alors j’ai regardé chaque petite et grosse bête du jardin, j’ai ramassé les oeufs de Gersende et Adélaïde qui, c’est nouveau, viennent me chercher dans ma chambre quand elles ont fait leur oeuf, et je me suis enroulée dans un grand châle pour lire Edith Holden, il fait un peu frais en Provence en ce moment.

Je pense à vous, tenez bon, ce n’est facile pour personne, le monde ne sera jamais plus comme avant, certains le réaliseront plus tard, laissons leur le temps de s’y faire et d’évoluer.

Je vous embrasse de loin.