Un dimanche avant Noël, salon de la poupée de Flassans.

Classé dans : 365 petits riens | 6

Hier dimanche, le salon de la poupée de Flassans, organisé par l’association Ma Mie Poupée, hier c’était une journée hors du temps, je voulais vendre quelques poupées, j’en ai donné, et je suis revenue avec plus de poupées que j’en avais en arrivant, cherchez l’erreur ;-).

J’ai oublié de prendre en photo la poupée Pauline, poupée 18ème, un jour c’est sûr j’en aurai une ;-).

 

Tu viens avec moi, on va visiter le salon ?

Un samedi comme un autre

Classé dans : 365 petits riens | 1

Découvrir la campagne toute blanche, répondre aux questions incessantes des poules (mais tu ne vois pas que c’est gelé, et c’est quand que tu nous fais cuire des céréales, nous on a rempli le contrat, deux oeufs pour la journée, et arrête de prendre des photos, j’ai les pattes gelées …. ) découvrir dans le potager des radis des tropiques, mieux que Jack et le haricot géant ;-) faire du pain perdu pour le goûter, comme un enfant regarder les lumières du jardin s’éclairer dans la nuit , sur les tout-petits et les grands arbres et puis se remettre un peu à broder, avec un chat qui a décidé que tes narines étaient son nouveau terrain de jeu…  et qui passe et repasse devant ton ouvrage, un samedi normal tout  simplement.

Belle Etoile ou les chemins du passé

Classé dans : 365 petits riens | 3


Avant, je dis bien avant, le Hameau de Belle Etoile, était enchassé au coeur des terres, posé comme une pierre précieuse, protégé par le Luberon, c’était notre chemin pour rentrer chez nous, c’était notre chemin pour partir travailler, pour aller au lycée, à l’école ou à l’épicerie.

C’était notre chemin. De mes souvenirs les plus anciens, je me souviens d’une discussion avec Jean Claude Rey, érudit et conteur du Luberon, il m’avait expliqué, que Belle Etoile était en fait un lieu très particulier, un brin ésotérique, qu’il suffisait de tracer une ligne sur une carte de tous les symboles de l’étoile en Provence, pour en comprendre le sens, j’ai oublié … parce que quand on est jeune on oublie, il avait parlé de l’ordre des chevaliers de l’Etoile de 1351, du massif de l’Etoile, de la  chaîne de l’Etoile, de l’Etoile de Moustiers, du défilé et du char de la Belle Etoile à Pertuis, et bien d’autres lieux encore qui se sont perdus dans ma mémoire.

Cette protection millénaire est ainsi faite qu’une légende raconte que c’est le lieu qui choisit ses habitants, que le hameau fait partir ceux qui ne lui conviennent pas, car ils ne méritent pas sa protection,  que le géant assoupi qu’est le Luberon est là pour nous je l’aime bien cette légende. Et l’urbanisation forcenée utile ou inutile qui va déposer un trottoir de 800 mètres et 60 places de parking en face de Langesse et de ce lieu sacré qu’est le cimetière, ainsi qu’un beau cyprès synthétique de 15 m de haut, j’avoue, je m’en fous, c’est ridicule, moche, totalement absurde, et anti-écologique,  on se souviendra de certains et certaines  comme « des madones des parkings » mais je m’en fous, je m’en fous car quoi qu’il arrive au travers de l’espace temps, les cerisiers continueront de fleurir, les charrettes et les chevaux de circuler sur le chemin, Mademoiselle Roman ramassera toujours son petit bois  et tous les anciens qui nous regardent se diront en souriant que la nouvelle génération sont tous des imbéciles, de gros imbéciles parce que c’est vilain, ça coûte un argent fou et ce n’est pas bon pour la terre et que nous nous endettons.

Bonne journée à toi lecteur, au fait hier je n’ai pas fait de petits riens, non à cause de la grève, ou plûtot oui … j’ai fait chauffeur.

 

La Sainte Barbe

Classé dans : 365 petits riens | 0
« Quand lou Blad vèn bèn, tout vèn bèn »
 En Provence, on sème  le 4 décembre, le blé de la Sainte Barbe , lou blad de Santo Barbo, ou des lentilles, ou des pois chiches même, dans des soucoupes, c’est une tradition millénaire et calendale, qui remonte à l’époque de l’antiquité grecque et romaine. (Mon professeur de provençal au Lyçée racontait même que c’était un rite égyptien datant des pharaons). Elle représente les prémices de la moisson sous forme de blé en herbe. La légende dit que si la germination se fait bien et si le blé est bien vert, la prochaine moisson sera abondante, et que la prospérité sera sur les vôtres et sur votre maison.
Ce rite quasi païen représente la fécondité de notre terre, ou tout à l’air de sommeiller en ce moment, mais où tout en souterrain vit et se prépare à l’éclosion du printemps. Symbole fort d’une renaissance, ancré dans nos mémoires depuis la nuit des temps. Nos ancêtres avaient si peur que la terre ne se rèveille pas après l’hiver, ils l’honorait de cette manière. Peut être devrions nous nous aussi avoir peur.
Les provençaux ne peuvent s’empêcher de faire ce geste, chaque 4 décembre, un peu comme si semer ces quelques grains de blé perpétuait à jamais l’esprit et la mémoire de nos anciens.
Il vous faudra trois sietoun (petites assiettes) comme la trinité, pour planter votre blé et vos lentilles, un petit peu de coton humidifié chaque jour, et un endroit chaud. Un joli ruban rouge sera  de rigueur pour tenir vos blés, lorsqu’ils seront bien hauts.
Lors du gros souper, on disposera les trois coupelles sur la table, table recouverte de trois nappes blanches, qui représenteront la Trinité,
et c’est le départ de la longue attente et des joyeux préparatifs,  20 jours avant l’arrivée du Niston. On l’attends de pied ferme, le petit.
Et puis Sainte Barbe c’est également la patronne, des mineurs, des artilleurs et des pompiers, c’est la grande fête ce jour là, je me souviens de cérémonies et de repas mémorables, lorsque j’étais en poste chez les marins pompiers, l’aumônier bénissant d’eau bénite les camions rouge. Je vois les laïcards forcenés grincer des dents, une tradition est une tradition, que l’on soit croyant ou pas, et les métiers sont si dangereux que tout est bon à prendre pour les protéger, que l’on soit mécréant ou pas.
Alors Sainte Barbe, protège nos pompiers,  en Provence, entre les inondations et les feux de forêts, nous ne pouvons vivre sans eux.

 

Une fée dans mon café

Classé dans : 365 petits riens | 2

Je viens de retrouver une de mes tasses  « fées » du café, en ce moment je stagne, pas par manque d’inspiration, mais par trop d’inspiration, je ne sais pas par où commencer, trop tard pour Noël, trop tôt pour le printemps, je suis prise au piège par les 100 millions d’idées qui m’assaillent, c’est épuisant, mes cahiers se remplissent à vue d’oeil, et je ne fais rien, si ce n’est dessiner. c’est terriblement frustrant.

J’aime mes tasses à café, enfin ma tasse à café, je n’en ai plus qu’une, l’autre a du se casser ou a disparu dans les cartons qui sont encore entassés dans la deuxième partie de l’atelier.

Mes oreilles d’Eléphant on repris vigueur, et j’en suis heureuse, j’avais très peur que le changement de place les pertubent, j’adore cette plante qui prend une place phénoménale, mais qui me semble protectrice des elfes des forêts tropicales, et qui de temps à temps se met à pleurer, je l’avais trouvé dans une poubelle, ses feuilles dépassant du container, curieuse je m’étais arrêtée, intriguée par leur forme, et je l’avais ramenée, les gens l’avaient jeté avec son pot trop étroit, rempotage, taillage, voilà deux ans qu’elle prospère.

J’ai retrouvé également de vieilles perles, dans les couleurs de Noël, alors pourquoi pas ?

Belle journée à vous, je file, des tâches bassement matérielles m’attendent, la création ça sera pour cet après midi.

 

Après la pluie, le brouillard

Classé dans : 365 petits riens | 3

Tout doucement, la Provence panse ses plaies, et pleure ses disparus, un peu hébétée par le silence soudain, on a repris nos véhicules et notre train train d’un lundi matin.  C’est impressionnant de se dire que hier c’était la fin du monde, et aujourd’hui, tout est calme est paisible, le brouillard s’est levé, nous enveloppant d’un ouate grisâtre. La terre a bu l’excédent d’eau, il y avait 15 cm d’eau dans les champs et là plus rien, je marche précautionneusement dans le sol spongieux, les végétaux ont fait leur travail d’éponge. Les animaux heureux de mettre le nez dehors, les tourterelles sont venues grignoter, et les petits oiseaux également, il est tombé hier autant de pluie qu’en deux mois, et je suis fascinée par la nature, une toile d’araignée a tenue bon et se pare de perles d’eau,  nous sommes bien peu de choses devant les éléments. Je suis désolée pour les photos un peu floues, je n’avais que mon téléphone.

Un dimanche

Classé dans : 365 petits riens | 4

C’est effrayant, partout des inondations, chez nous le jardin  ressemble à une rizière, de l’eau, de l’eau, et toujours de l’eau,  il n’arrête pas de pleuvoir, la terre ne boit plus grand chose. Plusieurs maisons ont été évacués dans les villages voisins, la rivière de l’Eze a cassé une digue, Pertuis, la Tour d’Aigues, Grambois sont sous les eaux, on est là dans un état anxiogène, on prends des nouvelles des amis, et pour conjurer le mauvais sort, pour ne pas sombrer dans l’inquiétude tenace, avec ma fille, nous avons fait des bricolages pour Noël. Nous ne sommes pas à plaindre, nous sommes au chaud, à l’abri, tous nos  animaux sont à l’abri.

Quelques vieux cônes de fils vides, des mini guirlandes électriques, de la laine mèche, et des étoiles de bois, on a essayé de mettre de la magie dans notre dimanche. Parce que là vraiment ce n’était pas très gai. On oscille entre sécheresse et inondations, bientôt nous n’aurons plus que la saison sèche et la saison des pluies et qu’on ne me dise pas que le climat ne change pas.

Demain sera un autre jour, nous verrons si les routes sont praticables, si on n’a pas besoin de nous,  j’ai quelquefois envie de prier ou de crier, je ne sais plus au juste.

 

Saint Martin de la Brasque, le plus joli marché de Noël de toute la vallée

Classé dans : 365 petits riens | 4

J’y suis allée pour l’installation, déjà l’année dernière, j’avais été charmée, et cette année c’est encore mieux, l’association « Les enfants d’abord en Sud Luberon » s’est dépassée. Je suis objective, et même très objective,  même si c’est mon village et que j’adore Noël, tu n’y trouveras pas de made in China, pas de vente de n’importe quoi, en un mot j’adore, parce qu’il y a un je ne sais quoi plein d’amour et non commercial qui te donne envie de consommer. Les décorations faites avec beaucoup de goût, l’ambiance, la musique, je ne sais pas mais on s’y sent bien, il a une âme, tout est chargé de  poésie peut être.  Nous avons même craqué sur le stand des BD, magasin qui se trouve voisin à Marseille, de mon fournisseur officiel de petits riens O’Local, comme quoi, le monde est tout petit et j’aime ça.

 

Ce n’est pas que je ne t’aime pas lecteur, mais bon, j’y retourne, c’est jusqu’à ce soir 18h00, vient leur rendre visite. C’est sur la place du marché. Si tu vois un bonne femme, un peu ronde, un téléphone à la main qui continue à prendre des photos, ben c’est moi.

A tout à l’heure alors, il est clair que tu ne peux rater cette évènement, je t’attends, le père Noël va venir.

 

PS / J’ai vu le père Noël.