Où s’attarde mon regard

Classé dans : 365 petits riens | 2

Au milieu des giboulées de septembre, mon regard s’attarde, il se promène, et s’interroge. Des dorures des Eglises à l’austérité des Temples, de cette fabrique abandonnée au bord du ruisseau où j’aimerai tant entrer, découvrir comment les plantes ont poussé, telle une serre improvisée.

Des orgues d’antan aux girouette folles, des toits de tuiles vernissées, aux balcons fleuris il s’arrête, l’espace d’une seconde pour regarder ce que d’autres ignorent. Dans un automne précoce que les fleurs ont du mal à repousser, je rêve et j’enregistre le temps. Et c’est sous un lustre au bronze ancien, que j’écoute l’Histoire. Bien avant de découvrir les oeuvres qui durant quatre jours m’ont émerveillées. On se donne rendez vous demain ?

 

Les rencontres

Classé dans : 365 petits riens | 0

Pendant le Carrefour Européen du Patchwork, il y a de belles rencontres ….

 

 

Et des photos ratées pour moi ;-) DH je ne te remercie pas ….

 

1er jour – Carrefour Européen du Patchwork

Classé dans : 365 petits riens | 3

 

 

 

 

 

S’enthousiasmer

Rêver

S’émerveiller

S’inspirer

Etre dubitatif

Etre scotché

Ne pas être réceptif

Etre réceptif

Ne pas être surpris

Etre surpris

S’exclamer

Adorer

Penser que certains sont perturbés et que d’autres des génies

Se dire aussi qu’il existe des génies perturbés et des perturbés sans génie

Sourire des inspirants, et des inspirés …

 

 

Mais ne jamais rester insensible, l

 

C’est ça magie du Carrefour Européen du patchwork

Quatre jours de bonheur total

 

La suite demain …

 

 

 

 

 

Réveil alsacien

Classé dans : 365 petits riens | 3

Matin magique, durant trois jours, au coeur de Vosges, juste un petit col pour se retrouver en Alsace pour le Carrefour Européen du patchwork, on a joué au chat et à la souris avec le soleil et la pluie, et les lumières étaient merveilleuses.

Pour ne pas que j’ai trop la nostalgie, des forêts et de l’herbe verte, le temps s’est mis au gris en Provence également, pour ne pas que je regrette mon petit chalet douillet, mes jeux dans les choux géants et mes rêveries au bord du ruisseau.

Ce matin, il va falloir affronter la réalité, travailler, puis les rendez vous à l’hôpital, demain je vous offrirai les photos des oeuvres textiles qui ont enchantées mon séjour.

 

Le guerrier Maori

Classé dans : 365 petits riens | 4

 

Pour l’instant il est sur ce mur, demain il ira rejoindre un tronc d’arbre, et devenir le protecteur de ma maison, il en sera le gardien. J’ai ressorti mon coin de Pacifique, dans le jardin.. .. bénitiers, coquilles, totems … parce que quelquefois on a besoin de rêves, de mer turquoise et de guerriers qui dansent une haka, d’un collier de Tiaré et de l’odeur du Niaouli. Et je regarde son visage qui sommeille,  chaque tatouage est une histoire, une histoire d’amour comme le raconte la légende, et je pense à mes petits mélanésiens et polynésiens, revenant chaque fois de leurs tribus lointaines, un peu plus tatoués, car ils étaient devenus des hommes, des guerriers, et au fond de moi, tout au fond de mon coeur, c’est une pierre sacrée de Lifou et un coquillage de Wallis qui dorment en silence, et l’Océanie est mon monde, et j’y suis bien.

 

 

Dessin d’un chef māori par Parkinson suite au premier voyage du Capitaine James Cook en Nouvelle-Zélande 1784.

12° Rencontres autour du Boutis par lei roucas dou Bàrri à Pierrefeu

Classé dans : 365 petits riens | 8

 

Vous avez raté les rencontres autour du boutis de Pierrefeu, que c’est dommage, je vous emmène avec moi à la découverte de l’association Lei roucas dou Bàrri  (ok il faut un accent sur O de dou, mais je ne sais pas le faire). Elles nous y accueillent en costumes provençaux vêtues, le bonheur de regarder sous leur jupon et découvrir des rêves de boutis.  Les sous vêtements d’antan ainsi à la vue de tous, feraient rougir nos grands mères. Le boutis est pour moi un miracle, jamais je n’ai pu en faire, j’ai essayé il y a 20 ans environ .. et j’ai laissé tomber, tant de rigueur, tant de régularité me fascinent. Non, il ne faut pas que j’abandonne,  il faut vraiment que je m’y mette j’ai un jupon de Bastidane à coudre …. J’y ai croisé Dominique Fave, et ses boutis contemporains, et Kumiko notre plus provençale des japonaises, qui met un mois pour piquer un jupon de ses petits points minuscules et minutieux, alors que toi tu as l’impression que tu mettras 10 ans à le faire. Je me suis aperçue en discutant avec tout le monde que j’étais bien varoise dans mon coeur, le Var est le département dans lequel j’ai le plus vécu dans ma vie, et de papoter des quartiers de Toulon, des plages de Sanary ou des corniches de la Seyne c’était un joli moment. J’ai levé ma tête sous les bulles de boutis, éclatantes de pureté, et j’ai flâné sur les stands esbaudie par tant de beauté.

Chacun explique, chacun raconte,  chacun transmet, chacun parle du passé et cet art résolument moderne qui attire tant les hommes par la pureté des lignes, oui beaucoup d’hommes font du boutis, j’apprends à chaque moment, je découvre, je détaille, j’ai eu du mal à partir, surtout en découvrant mon taureau blanc réinterprété, et qui sera l’objet d’une suprise dans la prochaine revue de France Boutis.

En rentrant la lune rousse m’a fait de l’oeil dans le chemin des huguenots, un peu rebelle, un peu sorcière, elle a rajouté de la magie à la journée. Tant que des humains seront animés par une passion si belle, le monde n’ira pas si mal que ça, il ne fera que vaciller, il ne tombera pas. Merci Henriette de m’avoir invitée à vous rendre visite.

 

 

« C’est elle qui dans l’hiver du monde, préparera le fruit » Albert Camus

Classé dans : 365 petits riens | 2

 

 

C’est du fruit de l’amandier, qu’elles naissent les cornes de gazelle. J’imagine les mains de femmes orientales ou méditerranéennes qui les confectionnent. De Marseille, à Abu Dhabi, elles sont ancrées dans ma mémoire comme la Madeleine de Monsieur Proust. Celles que ma tante confectionnait pour les fêtes, celles que la maman de mon amie d’enfance cuisinait et celles que je choisissais scrupuleusement dans un souk de 5ème district.

Elles font rêver les cornes de gazelles, de Tataouine à Alger, de Rabat à Al Ain … et moi je les mange en fermant les yeux,  je voyage immobile dans mon salon et je pense aux douceurs de l’Orient et à ce texte de Camus sur les amandiers.

« Notre tâche d’homme est de trouver les quelques formules qui apaiseront l’angoisse infinie des âmes libres. Nous avons à recoudre ce qui est déchiré, à rendre la justice imaginable dans un monde si évidemment injuste, le bonheur significatif pour des peuples empoisonnés par le malheur du siècle. Naturel­lement, c’est une tâche surhumaine. Mais on appelle surhumaines les tâches que les hommes mettent longtemps à accomplir, voilà tout.
Sachons donc ce que nous voulons, restons fermes sur l’esprit, même si la force prend pour nous séduire le visage d’une idée ou du confort. La première chose est de ne pas désespérer […] Quand j’habitais Alger, je patientais toujours dans l’hiver parce que je savais qu’en une nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvri­raient de fleurs blanches. Je m’émerveillais de voir ensuite cette neige fragile résister à toutes les pluies et au vent de la mer. Chaque année, pourtant, elle persistait, juste ce qu’il fallait pour préparer le fruit.
Ce n’est pas là un symbole. Nous ne gagne­rons pas notre bonheur avec des symboles. Il y faut plus de sérieux. Je veux dire seulement que parfois, quand le poids de la vie devient trop lourd dans cette Europe encore toute pleine de son malheur, je me retourne vers ces pays écla­tants où tant de forces sont encore intactes. Je les connais trop pour ne pas savoir qu’ils sont la terre d’élection où la contemplation et le cou­rage peuvent s’équilibrer. La méditation de leur exemple m’enseigne alors que si l’on veut sau­ver l’esprit, il faut ignorer ses vertus gémissantes et exalter sa force et ses prestiges. Ce monde est empoisonné de malheurs et semble s’y com­plaire. Il est tout entier livré à ce mal que Nietzsche appelait l’esprit de lourdeur. N’y prê­tons pas la main. Il est vain de pleurer sur l’es­prit, il suffit de travailler pour lui.
Mais où sont les vertus conquérantes de l’es­prit ?
Nietzsche les a énumérées comme les ennemis mortels de l’esprit de lour­deur. Pour lui, ce sont la force de caractère, le goût, le «monde », le bonheur classique, la dure fierté, la froide frugalité du sage. Ces vertus, plus que jamais, sont nécessaires et chacun peut choi­sir celle qui lui convient.

Devant l’énormité de la partie engagée, qu’on n’oublie pas en tout cas la force de caractère. Je ne parle pas de celle qui s’accompagne sur les estrades électorales de froncements de sourcils et de menaces. Mais de celle qui résiste à tous les vents de la mer par la vertu de la blancheur et de la sève.
C’est elle qui, dans l’hiver du monde, préparera le fruit. »

Albert Camus  – « L’été » (1940)

 

Japan Expo Sud

Classé dans : 365 petits riens | 2



Toujours aussi surprenant, toujours aussi génial, toujours aussi inspirant, une grande fête que je ne manquerai pour rien au monde, l’année prochaine, costume, pardon Cosplay …. et on va s’y mettre à l’avance, enfin surtout mes filles, pas moi … quoique le costume de Princesse Fiona … ;-) Rattrapage de petits riens, ma mère m’a dit qu’elle en avait ras le bol de voir les remparts du Château de la Tour d’Aigues. Belle Journée à vous, je rattrape, je rattrape c’est promis.


1 2 3 4 14